De retour des Cévennes, de la solitude et de la nature sauvage, je retrouve Paris et internet !

Il est vrai qu'on peut voir sa vraie nature partout, à Paris dans le métro, dans un supermarché...

Mais il est vrai aussi que les paysages larges, vastes, beaux, comme ceux que je viens de voir sur le Mont Lozère, par exemple, ont le pouvoir de nous élargir avec eux, de nous espacifier.

Quel bonheur d'accueillir dans l'Ouvert que je suis, cette farouche et immense beauté enneigée.

Henri Michaux - sous prise de drogue - avait expérimenté de tels élargissements de la conscience.

Sans aucune drogue et en étant parfaitement lucide, je peux laisser entrer dans mon absence de tête tout ce paysage, qui devient alors mon visage.

jlr

 

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"Je recevais le ciel et le ciel me recevait.

Simultanément, j’étais dans une expansion extra-ordinaire.

L’espace m’espacifiait...

De quantité d’autres façons encore, il me venait.

L’espace était partout.

La tête renversée en arrière pour être face à plus de ciel, j’en sentais la vision, tant elle pénétrait loin et fort en moi, m’entrait “ jusqu’aux oreilles, jusqu’à l’occiput ”

La tête à nouveau perdue dans la gueule de l’espace immensément béant

qui m’avalait,

m’avalait plus avant.(...)"

Henri Michaux

 

 

 

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