Eveil et philosophie, blog de José Le Roy

07 août 2019

Atelier méditation avec Lorène Le Roy

Lorène, mon épouse, commence des activités de méditation pour les enfants, les adolescents et les adultes à Paris.

Voici le site: www.atelierpresence.com

Ses activités commenceront en septembre 2019.

presence lorene le roy

 

 

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01 août 2019

Voyons-nous la réalité telle qu'elle est ?

Voyons-nous la réalité telle qu'elle est ?

une conférence de Donald Hoffman

 

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31 juillet 2019

Avoir le sentiment que les gens marchent à travers moi

IL y a deux séminaires d'été consacrés à la Voie Sans Tête de Douglas Harding :

-l'un à Salisbury en Angleterre dirigée par Richard Lang et

-l'autre en France animé par Catherine Harding et José Le Roy.

Ces séminaires ont commencé en 1991, animés alors par Douglas Harding, et ils continuent chaque année depuis son décès.

 

Voici un témoignage d'un participant à l'atelier anglais de juillet 2019.

 

Japan-Trip-120

"Certaines personnes avec qui j'ai assisté à la récente retraite de Salisbury m'ont suggéré de poster quelques commentaires sur la façon dont j'ai découvert La Vision Sans Tête. J'en ai parlé lors de l'atelier, mais je vais vous en parler un peu ici aussi.

D'aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours été un "chercheur". Ce voyage m'a emmené dans l'Himalaya, dans la jungle amazonienne et chez différents enseignants de traditions diverses à travers le monde. Toute cette histoire de non-dualité avait un sens pour moi et résonnait avec ma vision du monde. Pourtant, aussi significatif que cela ait pu paraître, cette approche demeurait largement théorique et conceptuelle. L'année dernière, j'ai vécu quelques expériences qui ont eu un impact réel sur mon cheminement.

Mais ce qui a vraiment fait toute la différence, c'est lorsque je suis allé dans l'une des gares les plus fréquentées de Tokyo (où 3 millions de personnes passent chaque jour par la gare). Tout à coup, j'ai eu le sentiment très étrange que toutes les personnes qui passaient devant moi étaient en fait absorbées en moi. Je me souviens m'être arrêté une minute ou deux et avoir ri de voir à quel point tout cela me semblait bizarre. Quoi qu'il en soit, quand je suis arrivé à mon bureau, je suis allé directement sur Google et j'ai fait une recherche avec les mots-clefs suivants :


"Avoir le sentiment que les gens marchent à travers moi"

J'ai appuyé sur Rechercher et le 3e ou 4e résultat était une référence à Douglas Harding, quelqu'un dont je n'avais jamais entendu parler. J'ai vérifié sur Internet et j'ai vu qu'il y avait un gars qui s'appelait Richard Lang et qui s'occupait du travail de Douglas. J'ai commandé le livre de Richard "Celebrate Who You Are" et dès son arrivée, j'ai commencé à faire des expériences. Merde de merde ! J'ai tout de suite été ébloui par la toute première expérience de pointage du doigt. Cela m'a secoué au plus profond de moi et je me souviens d'avoir presque sauté de joie en voyant à quel point tout cela était évident et comment j'avais passé tant d'années à courir après ce qui était toujours là devant (ou derrière ?) moi. De là, j'ai décidé de voir s'il y avait des groupes ou des ateliers où je pourrais explorer cette histoire d'absence de tête plus profondément. J'ai appris l'existence de la retraite de Salisbury et je me suis rapidement inscrite et le reste, comme on dit, c'est de l'histoire ancienne.

C'est si merveilleux de contempler le mystère de la façon dont les choses se déroulent. J'ai le sentiment constant d'être en train de vivre, d'être guidé tout au long de ce voyage de la vie. Je suis si reconnaissant d'avoir trouvé la Voie Sans Tête, d'avoir constaté que je n'ai pas de visage 'ici' et d'avoir rencontré tant de beaux visages 'là-bas' à la retraite de Salisbury."

Robin Doenicke

traduction de l'anglais (rapide) JLR

 

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27 juillet 2019

Interview de Jacques Back

Interview de Jacques Back

Jacques a rencontré Douglas Harding, et plusieurs enseignants de l'advaita vedanta comme Jean Klein, Wolter Kerrs, Douwe Tiemersma.

Il nous parle ici de son chemin spirituel.

 

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22 juillet 2019

Interview de Tim

 

Une interview de mon ami Tim

par José

en juillet 2019

à Terreaulumière, en Ardèche

 

 

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14 juillet 2019

La conscience et le jardin

Une petite vidéo, comme un haiku visuel.

Être un avec le monde.

Par José Le Roy

 

 

 

 

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12 juillet 2019

Cela ne pourrait pas être plus profond.

 

Je me réjouis d'animer avec Catherine Harding, Bill Garside, Lorène, Serge Durand, Jacques Back et d'autres amis, la semaine en Ardèche à Terreaulumière, près de Lamasstre.

Nous serons plus de 40 personnes pour exérimenter le Trésor de notre vraie nature grâce aux merveilleux outils de Douglas Harding.

Quel bonheur !

jlr

 

terrea

 

Interview de Douglas Harding de 1983

 

"Richard Lang : Est-ce que tu trouves que dans ta propre vie tu as atteint un sentiment de paix profonde à travers cette conscience ?

 

Douglas Harding : Oui, en effet. Cela ne pourrait pas être plus profond.

Cela ne pourrait pas être plus disponible, et ça ne pourrait pas être plus naturel ou familier pour nous. C’est là depuis toujours, et ça ne peut jamais être  accompli, amélioré ou cultivé.

C’est simplement ici pour être contemplé.

Cette paix est notre véritable nature, ce n’est pas quelque chose que nous rencontrons.

C’est là où nous sommes, plus près que quoi que ce soit d’autre. 

Nous ne venons pas à elle, nous venons d’elle. Pour la trouver nous devons nous permettre de revenir à l’endroit que nous n’avons jamais quitté."

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07 juillet 2019

le grand, l’inconcevable, l’infini

Un extrait du plus grand roman de la littérature mondiale, Guerre et paix, dans lequel le héros, André, fait l'expérience de la vacuité et de l'infini.

Tolstoï fut par ailleurs un grand mystique, un amoureux du Christ.

jlr

 

tolstoï

 

« Qu'est-ce qui se passe ? Je tombe ? Mes jambes se dérobent », se demanda-t-il et il tomba sur le dos. Il ouvrit les yeux, voulant savoir comment s'était terminée la lutte des Français et des artilleurs, si le rouquin avait été tué ou non, si les canons avaient été pris ou sauvés. Mais il ne vit rien. Au-dessus de lui il n'y avait que le ciel, un ciel haut, légèrement voilé et cependant infiniment haut, sur lequel glissaient lentement des nuages gris.

"Quel silence, quelle paix et quelle majesté ! songea le prince André. Ce n'est plus du tout comme lorsque je courais, plus du tout comme lorsque nous courions, criions et nous battions, plus du tout comme lorsque le Français et l'artilleur, le visage convulsé de terreur et de rage, s'arrachaient le refouloir. Ce n'est pas du tout ainsi que glissent les nuages dans ce ciel infiniment haut. Comment se fait-il que je ne voyais pas auparavant ce ciel infini ? Et quelle joie de le connaître enfin ! Oui, tout est vanité, tout est mensonge à part ce ciel. Rien, rien n'existe que lui... mais cela aussi n'existe pas. Il n'y a rien, il n'y a que le silence, le repos... Et Dieu en soit loué !"

… Autrefois, il ne savait voir en rien le grand, l’inconcevable, l’infini ; il pressentait seulement que cela devait exister quelque part, et il le cherchait. Dans tout ce qui était proche et compréhensible, il ne voyait que l’aspect borné, mesquin, quotidien, absurde. Il s’armait d’une longue-vue mentale et regardait au loin, là où le quotidien, le mesquin voilé par la brume, lui apparaissait grand, infini uniquement parce qu’il était indistinct. (…)

Maintenant, il avait appris à voir la grandeur, l’éternité, l’infini en tout. Aussi était-il naturel que pour le voir, pour jouir de sa contemplation, il eût jeté sa longue-vue avec laquelle il avait regardé jusqu’alors par-dessus la tête des hommes, et qu’il contemplât joyeusement autour de lui la vie perpétuellement changeante, toujours grande, incompréhensible et infinie. Et plus il regardait de près, plus il était calme et heureux.»

Tolstoï, «Guerre et paix»

Guerre-et-paix

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06 juillet 2019

Conscience et absolu

Je viens de terminer la lecture de cet excellent livre de Siddharameshwar Maharaj dans la très bonne traduction de mon ami Pierre Bonnasse.

 

 

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Pour ceux qui le connaissent pas, Siddharameshwar Maharaj fut le maitre de Nisargadatta Maharaj.

 

 

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Siddharameshwar Maharaj

 

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Siddharameshwar Maharaj

 

Nisagardatta fut un des maitres les plus impressionnants du 20eme siècle et on comprend en lisant cet ouvrage que son maitre le fut tout autant.

Ce livre montre notamment que la différence que pointait Nisargadatta entre la conscience et l'absolu se trouvait déjà très clairement dans l'enseignement de son maitre.

C'est d'ailleurs là-dessus qu'insiste Pierre Bonnasse dans son excellente introduction (les notes et la bibliographie de Pierre sont très interessantes aussi par ailleurs).

 

Voici quelques extraits des paroles de Siddharameshwar Maharaj sur cette distinction absolu/conscience :

 

"Seul le Soi intérieur, sous la forme du principe de vie demeurant dans les bêtes, les oiseaux, les dieux, les démons et les humains, protège tout. S'Il n'est pas là, on est sans vie comme du bois sec. Toutes les célébrations ont lieu parce qu'Il est présent. À cause de Lui, toutes les affaires du monde et toutes les affaires spirituelles ont lieu. Dieu-homme, pureté-impureté sont là aussi longtemps qu'Il est là. Celui qui attribue la divinité aux dieux est seulement ce Soi intérieur. Tant qu'Il pense à des questions matérielles, il est une personne (jiva) ; s'Il se tourne vers la Connaissance, il est la Conscience universelle (Shiva) ; et lorsque l'identité de la personne et l'identité de la Conscience universelle ne sont plus, Il est l'Absolu (Parabrahman). Le même Soi, quand il accomplit des tâches modestes, est un ouvrier ; lorsqu'il juge, il est un juge ; et lorsqu'il prend sa retraite, il est dans l'état originel."

**********

"Dans les corps de tous les êtres, cette pulsation « Je suis, je suis, je suis », continue jour et nuit ! Celui qui est une personne (jiva) devient la Conscience universelle (Shiva), et lorsque les deux identités personne-Conscience (jiva-Shiva) disparaissent, l'Être absolu demeure. « Il est » tout le temps ; à aucun moment il ne fait l'expérience de « je ne suis pas».

En essayant de décrire l'Absolu (Parabrahman), même Sheshadevient sans voix. Après avoir écarté les corps grossier, subtil et causal, ce qui reste, est Shesha (signifie littéralement « reste ») - la Connaissance dans le corps supra-causal. Ce Seigneur Shesha (ou le corps supra­causal) se connaît Lui-même, mais sa connaissance ne fonctionne pas dans le royaume de l'Absolu. Ici, l'intelli­gence ou la compréhension du Seigneur Shesha s'efface. Connaissance et ignorance, les deux n'existent pas dans l'Absolu (Parabrahman)."

 

Donc si je comprends bien ces textes. Il y a deux étapes :

1-D'abord on s'établit dans la Conscience Universelle (Dieu). On ne se prend plus pour la personne.

2-puis la Conscience disparait au sein de l'Absolu. On ne se prend plus pour la Conscience (Je SUIS).

Autrement dit, on devient Dieu, puis on va au-delà de Dieu.

 

jlr

Voir d'autres articles à ce sujet ICI et LA

 

 

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04 juillet 2019

Dieu ou Rien ?

Très beau livre d'Hervé Collet :

Dieu ou Rien?

En fait c'est la même chose, nous dit l'auteur :

Dieu est le Rien, le sublime Rien,

la racine de toutes choses

à partir de laquelle le monde se déploie.

jlr

 

herve-collet-dieu-ou-rien

 

"Fondamentalement rien. Et dans ce Rien fondamental réside l'extraordinaire magie poétique du monde. Il est la source iné­puisable à partir de laquelle l'univers se déploie. Il est, dans le vocabulaire bouddhiste, le vide, plus précisément l'espace vide et infini, plein de toutes les potentialités d'être, prêtes à se condenser, le vide de notre propre graine autour duquel, peut-être, gravite l'univers."

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"Réaliser que fondamentalement il n'y a rien est une expé­rience éminemment libératrice. Elle donne à comprendre que, puisque tout échappe à notre désir de saisir et de retenir, il n'y a aucune vérité immuable à laquelle se raccrocher, rien à atteindre, rien à attendre. Il ne reste plus alors qu'à lâcher philo­sophiquement prise et à s'accorder au cours des choses. "La méthode authentique consiste à ne rien faire de spécial", nous confie Tao hsin (VII siècle), le quatrième patriarche du zen."

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"Le grand mystère est qu'originellement il n'y a aucun mystère. Tout est parfaitement simple et évident. Tout est Un. Fondamentalement Rien (étymologiquement "non-chose", c'est-à-dire non-distinction du tout en choses séparées). L’entropie du discours et, subséquemment, l'ésotérisme reli­gieux, philosophique et scientifique ont fini par obscurcir le message initial, celui des Anciens, si limpide, "tout est un et tu es cela", jusqu'à le rendre aujourd'hui illisible. Le mystère de la vie n'est au fond pas un problème à résoudre intellectuellement mais une réalité à expérimenter: l'unité du moi et du monde, la saisie poétique du moi-monde."

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"Le mot dieu cherche aussi à traduire une expérience : celle de l'illumination intérieure, quand la lumière irradie à partir de notre cœur et que tout devient parfaitement clair et lumi­neux. Quand le paysage ruisselle de sacralité. Cette expérience illuminante est enthousiasme (être "en dieu") et apothéose (être "parmi dieu"), quand nous découvrons que dieu n'est autre que nous-mêmes en habit de lumière. Se manifeste alors notre aura, c'est-à-dire notre halo d'or. Et se déploie notre charisme, c'est-à-dire notre grâce."

 

Hervé Collet

 

 

 

 

 

 

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