Eveil et philosophie, blog de José Le Roy

20 janvier 2019

Garab Dorje et Jésus Christ

Il existe d'incroyables parallèles entre la vie de Garab Dorje, le fondateur du dzogchen tibétain, et la vie de Jésus Christ.

Garab Dorje est censé etre né 200 ans avant le Christ.

La mère de Garab Dorje était vierge. Elle avait reçu des signes annonçant que son fils serait un grand bouddha. A sept ans, Garab Dorje va débattre avec d'éminents érudits qu'il défait par sa science innée.

Il se retire du monde, puis revient enseigner. Il meurt en transformant son corps en corps de lumière.

Comment expliquer ces parallèles ? Reynolds dans The Golden Letters" dans la section "The Historical Existence of Garab Dorje" pense qu'il s'agit d'archétypes universels présents dans la psyche humaine, et qu'il n'est pas nécessaire d'imaginer des contacts directs :

"Il existe un parallèle intéressant avec la légende de Garab Dordjé, et la la vie de Jésus-Christ, c'est-à-dire la conception immaculée, la naissance d'une vierge, la désarroi des anciens au temple, son apprentissage précoce pendant leur enfance, le déroulement des différents miracles, la résurrection finale, la montée au ciel, et ainsi de suite. Jésus est appelé le Christ et le Fils de Dieu ; Garab Dorje est appelé le Nirmanakaya et l'émanation (Skt. nirmita) de Vajrasattva. Il existe de nombreux parallèles et liens historiques intéressants entre le gnosticisme et le bouddhisme mahayana, en particulier Dzogchen, et j'ai abordé ces questions ailleurs. Mais il n'est pas nécessaire de postuler des influences historiques directes dans un sens ou dans l'autre, car les figures historiques Rabbi Jésus de Nazareth et le maître Dzogchen Garab Dorje d'Uddiyana participent au même archétype transhistorique."

 

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Voici la vie de Garad Dorje dans le livre publié chez Almora, Le dzogchen, voie du bouddhisme tibétain (trad. Nathalie Koralik):

"Garab Dorjé (Prahevajra) naquit environ trois cents ou six cent soixante ans après le parinirvana du Bouddha Shakyamuni, bien que la date exacte de sa naissance ne soit pas connue et que l’opinion des spécialistes diverge à ce sujet. Il est considéré comme le premier Détenteur de Connaissance - Rigdzin en tibétain ou Vidyadhara en sanskrit - des enseignements dzogchen dans notre monde.

La naissance de Garab Dorjé fut miraculeuse. Sa mère était la princesse Sudharma, fille du roi Uparadja et de la reine Alokabhashvati d’Oddiyana. Elle avait une grande compassion et une immense vertu. C’était une nonne, qui vivait entourée de cinq cents autres nonnes et gardait parfaitement ses vœux. Un jour, elle eut une vision dans laquelle tous les Bouddhas envoyaient des rayons de lumière qui se transformaient en soleil et en lune et entraient en elle par le sommet de sa tête et par la plante de ses pieds. Le jour suivant, Vajrapani[1], le Seigneur des Secrets qui avait revêtu la forme d’un cygne, la toucha par trois fois au cœur avec son bec. Puis, sous la forme de la syllabe germe HUM qui représente l’esprit de tous les Bouddhas, il se fondit en elle. Bien qu’elle ne manifestât aucun signe de grossesse, neuf mois plus tard, « un étincelant vajra à neuf branches jaillit de son cœur. Il disparut ensuite, laissant à sa place un enfant doté des marques majeures et des signes mineurs de la bouddhéité, tenant dans la main droite un vajra et une baguette en matière précieuse dans la main gauche. Il récitait les vers [tirés de L’espace total de Vajrasattva] qui commençaient par: « Vajrasattva, vaste comme l’est le ciel... [i] »

Comme elle était vierge, la princesse Sudharma eut honte d’avoir enfanté. Craignant que son enfant soit un esprit maléfique, elle le cacha dans une fosse à cendres, mais des sons et des lumières émanaient de la fosse. Après trois jours, elle y retourna et trouva son enfant si rayonnant et radieux qu’elle fondit en larmes! Réalisant qu’il s’agissait certainement d’un être spécial puisqu’il était toujours en vie, elle le lava avec du lait et de l’eau et l’emmaillota dans un tissu de soie blanche. Puis elle l’amena publiquement au palais. Là, l’enfant fut attentivement examiné par un Brahmine qui déclara qu’il était « celui qui détiendrait les enseignements du véhicule suprême[ii] ».

Considéré comme une émanation de Vajrasattva, l’enfant fut nommé Garab Dorjé, ou « Vajra Joyeux » par son grand-père parce que tout le monde éprouvait une joie immense en sa présence. Comme il avait surgi d’un tas de cendres, il fut aussi appelé Ro lang Dewa, « le Joyeux Zombie ».

Vajrapani lui apparut plus tard en vision et lui conféra tous les tantras et instructions essentielles du dzogchen. Garab Dorjé les réalisa tous et en un seul instant, sans effort, actualisa la bouddhéité. Bien qu’il n’eût que sept ans, il supplia sa mère de le laisser partir pour débattre avec d’éminents érudits. Sa mère avait quelques doutes: « Fils, tu n’as même pas perdu tes dents de lait. Comment peux-tu débattre du Dharma?[iii] » Mais il persista dans son souhait, s’y rendit et battit avec facilité cinq cents éminents savants venus spécialement d’Inde pour le mettre en difficulté avec leur logique.

Garab Dorjé enseigna « le sens ultime des enseignements du Bouddha (...) centré sur la reconnaissance de la véritable nature de l’existence qui est au-delà du principe de cause et d’effet et ne peut être atteint que grâce au chemin sans effort, caractéristique du dzogchen Atiyoga[iv] ». Après avoir réalisé tous les tantras racine du dzogchen, il se mit à enseigner le dzogchen à un petit nombre de disciples. Puis, après avoir passé trente-deux ans en retraite solitaire, il transmit les enseignements du dzogchen à un grand nombre de dakinis et de disciples humains dans le cimetière de Shitavana, et se manifesta de toutes sortes de manières miraculeuses par la lumière. Son principal disciple fut Manjushrimitra, à qui il enseigna pendant soixante-quinze ans.

Garab Dorjé mourut en dissolvant son corps en un grand nuage d’éclatante lumière arc-en-ciel, accompagné de tremblements de terre et de sons miraculeux. De désespoir, Manjushrimitra appela son maître bien-aimé: « Si la lumière qu’est notre maître est éteinte, qui donc dissipera les ténèbres de ce monde?[v] » À cet instant, la main droite de Garab Dorjé apparut, tenant un coffret d’or qui émettait des sons terrifiants et qui fit trois fois le tour de Manjushrimitra avant d’atterrir dans la paume de sa main droite. Ce coffret contenait « un sceau pressé de lapis lazuli liquide sur une conque-trompette aux cinq joyaux qui marquait le rythme[vi] » de l’importance du testament de Garab Dorjé, Frapper l’essence en trois mots (Tsig sum ned dag), que l’on considère comme l’essence des enseignements dzogchen. Voyant cela, Manjushrimitra atteignit immédiatement une réalisation identique à celle de Garab Dorjé, son esprit se fondant complètement dans l’esprit de sagesse de son maître.



[1] Vajrapani (tib. Chana Dorjé, phyag na rdo rje), l’une des trois déités principales du Kriya tantra et l’un des huit principaux Bodhisattvas, se manifeste sous une forme paisible ou sous une forme courroucée. Compilateur principal des enseignements du Vajrayana, il est aussi connu comme le Seigneur des Secrets. La transmission du Mahamoudra passe par Vajrapani.



[i] Patrul Rinpoché, The Words of My Perfect Teacher: Kunzang Lama’i Shelung, HarperCollins Publishers, 1997, p. 338. Version française: Le chemin de la Grande Perfection, Éditions Padmakara, 1987, p. 346

[ii] Ibid., p. 339. Édition française, p. 348.

[iii] Tulku Tsewang, Jamyang & I. Tashi, Longchenpa’s Great History of the Innermost Essence of dzogchen, vol. IX du Nyingthig Yazhi, New Delhi, 1971, trad. Dr Jim Valby, pp. 84-165

[iv] Chögyal Namkhai Norbu et Adriano Clemente, The Supreme Source, Snow Lion Publications, 1999, pp. 26-27

[v] S.S. le Dalai Lama, dzogchen, Snow Lion Publications, 2000, p. 42

[vi] Tsewang, Jamyang & Tashi, op. cit.

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Le vieux seau

Voici une histoire zen que j'aime beaucoup :

 

La nonne Chiyono étudiait le Zen depuis longtemps sous la conduite de Bukka d’Engaku, mais elle se révélait incapable d’atteindre les fruits de la méditation.

Une nuit où la lune brillait, elle transportait de l’eau dans un vieux seau rafistolé avec du bambou tressé. Le bambou se rompit, le fond du seau céda — et à cet instant précis Chiyono se sentit libre.

En souvenir de cet instant, elle écrivit ce poème :

"J’avais essayé de réparer le vieux seau

mais la tresse de bambou était fragile et près de se rompre,

en sorte que le fond du seau tomba.

Il n’y eut plus d’eau dans le seau

ni de lune dans l’eau !"

 

seau

 

 

Chiyono s'est éveillée quand l'eau s'est écoulée par le trou dans le seau, pourquoi?

Que signifie que le fond du seau tombe ?

Sans doute y a-t-il plusieurs interprétations.

Comme le fait remarquer Patrice dans un commentaire, le reflet de la lune dans le seau symbolise le "moi" illusoire. Si on le cherche, on ne le trouve pas. Tel est l'éveil.

Voici mon interprétation

 

Au-dessus de vos épaules, il y a un grand trou par où le monde s'écoule.

Si le fond de votre moi-visage cède, vous voilà libre. Instantanément.

Alors il n'y a plus "je".

Mais un vaste étonnement éveillé.

Une ouverture infiniment profonde.

Prenez un miroir.

Regardez votre reflet dans la glace.

Et voyez que de votre coté, vous découvrez la vacuité.

Le fond du seau est ouvert - de votre coté -, et l'a toujours été.

 

jlr

 

 

 

 

 

repost

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19 janvier 2019

L'acceptation

 

Une explication par le psychiatre Christophe André de ce qu'est l'acceptation.

 

 

 

La video contient beaucoup de choses très justes.

Mais je me demande s'il ne faut pas distinguer entre le "petit moi" qui veut accepter ce qui arrive, et l'espace de la conscience pure, la vacuité, qui accueille tout ce qui arrive de toutes façons, puisque c'est déjà là.

C'est seulement en ayant trouvé l'espace ouvert de la conscience, en s'appuyant sur la Présence vide et pleine du Soi, qu'on peut vraiment accepter tout ce qui arrive; car cet espace est inclusif, pas le petit moi, forcément exclusif, construit sur les paires d'opposés "j'aime/je n'aime pas".

Il ne faut pas compter seulement sur les  forces du moi pour accepter le Réel, car c'est précisément le moi qui empêche cette acceptation. L'Ouvert de notre vraie nature est une ressource puissante pour embrasser le réel. 

jlr

 

 

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18 janvier 2019

Les pensées passent

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Non-dualité

Nous rééditons aux éditions Almora, en poche, un excellent livre de Véronique Loiseleur.

A l'âge de 21 ans, désireuse d'entamer une démarche de connaissance de soi, l'auteur rencontre Arnaud Desjardins (1925-2011), qui a lui-même suivi une ascèse poussée auprès d'un maître indien, Swâmi Prajnânpad. Elle devient son élève en 1973, puis sa collaboratrice et son épouse en 1996.

 

 

loiseleur

Le livre est une anthologie de textes magnifiques sur la non-dualité.

De ce livre Arnaud Desjardins écrivait (dans la préface):

"On m’a demandé souvent lequel de mes livres il fallait lire en premier ou encore : « Si je ne peux lire qu’un seul de vos livres, lequel me conseillez-vous ? » Maintenant je sais quoi répondre : « Lisez l’Anthologie de la non-dualité composée par Véronique Loiseleur. »

Il s'agit d'un ensemble de citations de sages, de philosophes, de mystiques d'orient et d'occident qui pointent vers la non-dualité. Voici le sommaire.

 

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loiseleur2

LA NON-DUALITÉ


Dans le tch’an


Ne vous attachez pas aux vues duelles ;
évitez soigneusement de les suivre.
Si l’esprit demeure en paix dans l’Un,
ces vues duelles disparaissent d’elles-mêmes.
Toutes les oppositions
sont fruits de nos réflexions.
Dans la non-dualité, toutes choses sont
identiques,
il n’est rien qui ne soit contenu en elle.
Toutes choses ne sont qu’une chose.
L’esprit de foi est non duel.


SENG-TS’AN


Ne savez-vous pas que vous êtes un temple
de Dieu, et que l’Esprit de Dieu habite en vous ?
Ne reconnaissez-vous pas que Jésus-Christ est en vous ?


SAINT PAUL


On ne doit pas saisir ni considérer Dieu comme en dehors de soi, mais comme son bien propre et comme ce qui est en soi-même.

Bien des personnes simples s’imaginent qu’elles doivent considérer Dieu comme
étant là-bas et elles ici. Il n’en est pas ainsi.

Dieu et moi nous sommes un.
Dieu est plus proche de l’âme qu’elle ne l’est d’elle-même.

La proximité entre Dieu et l’âme ne connaît pas de distinction, en vérité.
MAÎTRE ECKHART


Où veux-tu donc aller chercher Dieu ?
Ne le cherche que dans ton âme.
JACOB BOEHME


Je ne suis pas en dehors de Dieu
Et Dieu n’est pas en dehors de moi.
ANGELUS SILESIUS

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17 janvier 2019

L'éveil : rendez-vous sur internet

Je vous invite à partager un rendez-vous sur internet

Objet de l'échange :

 

L'éveil, l'éveil, l'éveil

 

jeudi 17 janvier

 

à 20h30 (pendant une heure)

gratuit

(il faut télécharger le logiciel ZOOM et ensuite me demander un lien)

 

renseignements pour l'adresse et le lien : joseleroy29@gmail.com

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Face à espace

 

 

Une nouvelle video

 

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16 janvier 2019

Evident comme un collier

Le soi est évident, mais nous ne le voyons pas du fait de notre distraction.

Ainsi, il peut arriver que nous cherchions partout dans la pièce le collier qu'on a pourtant à son propre cou.

Cela m'est arrivé l'autre jour pour mes lunettes: je les cherchais dans tout l'appartement, or elles étaient sur mon nez ! Quel choc !

De même pour notre vraie nature: elle est évidente, mais nous regardons ailleurs. Elle nous crève les yeux, comme on dit.

Voilà pourquoi il faut parfois que quelqu'un nous dise où regarder :

inversez la flèche de votre attentionde 180° et voyez l'espace au-dessus de vos épaules

vous y êtes !

Voici un texte du philosophe Shankara (Inde 8eme siècle) qui nous le rappelle.

 

jlr

Origin-of-Naga-Sadhus

 

41
Il n'a pas de distinction entre le connaisseur, la connaissance et le connu dans le Soi suprême.
En raison de sa forme unique de conscience et de béatitude, cela brille de lui-même

42
Ainsi lorsqu'est fait constamment le frottement de la méditation dans le bois du Soi,
La compréhension jaillit ; sa flamme brûlera tout le bois de l'ignorance.

43
Lorsque l'illusion est emportée par la connaissance, comme les ténèbres par l'aurore,
alors le Soi apparaitra de lui-même comme le soleil.

44
Mais le Soi, bien que constamment présent, semble absent du fait de l'ignorance;
quand l'ignorance disparait, le Soi apparaît comme présent, tout comme le collier à son cou."


âtmâ tu satatam prâpto'py aprâptavad avidayâ

tan nâsho prâpavad bhâti svakanthabharanam yathâ

 

Atmabodha (traduction du sanskrit jlr)

 

 

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15 janvier 2019

Salut à Josette Duc

Ce soir j'ai le coeur gros car une chère et tendre amie vient de nous quitter.

Josette Duc a quitté son corps lundi 14 janvier vers 18h30.

Je sais que la majorité des lecteurs de ce blog ne la connaissaient pas, mais j'ai envie de lui rendre hommage.

Elle avait 91 ans. C'est sans doute un bel âge pour partir mais elle me manque déjà.

Josette Duc était une grande amie de Douglas Harding. Elle l'avait rencontré en 1979 à Marsanne chez Emile Gillabert, qui avait invité Douglas pour faire une conférence sur l'evangile de Thomas.

Elle a suivi Douglas ensuite.

Je l'ai rencontré en Ardèche en 1993 lors d'un stage d'été sur la Vision Sans Tête ; Elle y venait tous les étés, comme moi.

Douglas et Catherine l'adoraient.

Tout le monde l'adorait.

C'est elle qui organisait les fêtes de la semaine d'été et qui enchainait blague sur blague.

Elle a eu par ailleurs une vie extraordinaire ; elle fut par exemple l'amante de l'anarchiste Alexandre Jacob (qui inspira Maurice Leblanc pour Arsène Lupin).

(voir ici)

 

josette duc

Josette, avec Douglas Harding, lors d'un de ses ateliers à Paris

 

 

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Avec Catherine et Douglas

 

 

C'était aussi une très grande amie de Paul Vervish, le traducteur de Nisargadatta Maharaj.

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Avec Paul Vervisch

 

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Ici en ardèche, il y a deux ans lors d'un stage d'été animé par Catherine Harding et José

 

Je l'ai vu pour la dernière fois en juillet après le stage d'été où elle n'avait pas pu venir, car elle était déjà malade de son cancer.

Elle savait qu'elle allait mourir, et se débarassait de ses affaires.

Elle m'a donné des livres de Douglas : "Tiens, prends les ; tu les donneras à quelqu'un qui en a besoin"

Elle m'a aussi confié tous ses carnets où elle avait noté les enseignements de Douglas.

 

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"le lieu est le centre qui explose pour contenir le monde.

Dieu est dans notre Centre. Avancer par la vision, non par la foi"

"Le rien explose en tout"

Douglas Harding

 

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"Dieu a crée les sens tournés vers l'extérieur, ainsi l'homme regarde-t-il vers l'extérieur, et non vers l'intérieur de lui-même.

De temps à autre, une âme audacieuse en quête d'immortalité a tourné son regard vers l'intérieur et s'est trouvée elle-même.

Celui qui connait la réalité silencieuse, inodore, sans saveur, intangible, sans forme, impérissable, qui n'a ni commencement ni fin,et qui est immuable, celui-là échappe aux griffes de la mort."

Katha Upanishad

 

Je sais que Josette avait trouvé en elle ce qui ne meurt pas ; je sais qu'elle faisait partie de ses âmes audacieuses qui ont regardé vers l'intérieur et qui se sont trouvées elle-même.

 

Josette était déjà au-delà de la naissance et de la mort.

 

jlr

 

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Voilà la dernière photo qu'elle m'a donnée d'elle, en juillet dernier.

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14 janvier 2019

votre visage inconcevable

rpr

 

"Lorsque vous suivez le miroir des instructions essentielles, vous contemplez votre visage inconcevable. Ce n'est pas positif, ce n'est pas négatif. Ce n'est pas le samsara, ce n'est pas le nirvana. C'est au-delà de tout extrême. C'est la base. C'est la voie. C'est le résultat. 

 

Dzogchen Ranyak Patrul (renseignements)

 

Vu sur http://khordong.blogspot.com/

 

et aussi cet enseignement de Mipham (renseignements)

 

"A l'instar du doigt qui, pointé en direction de la lune nous y conduit, Il nous est d'abord présenté à l'aide de mots et de raisonnements.
Toutefois la nature des choses est un état naturel spontané et non un objet de spéculation pour l'esprit :
Tournons nous vers l'intérieur pour voir véritablement! "

 

Mipham

 

 

Merci à Patrice !

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