Eveil et philosophie, blog de José Le Roy

27 septembre 2016

Le franchissement de la porte

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 Une conférence de Douglas Harding, magnifique.

 

 

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La saveur d'être

ChristianeSinger

 

"Désormais tout est changé.
J'ai goûté - comme par mégarde - à la saveur d'être,
et tout est changé.

Quelque chose, en moi, n'est pas né avec moi
et ne mourra pas avec moi.
Par cette certitude, tout est changé.

Il n'y a plus personne à qui reprocher quoi que ce soit
- plus personne, non plus, à convaincre de quoi que ce soit...

A l'instant où cesse en moi toute représentation
- toute idée "sur" les choses,
les voilà qui apparaissent dans leur évidence impérieuse,
leur vide lumineux."

Christiane Singer.
Histoire d'âme.



Merci à Philippe

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26 septembre 2016

Almora sera au salon zen

Almora sera au salon zen le week-end prochain à Paris.

J'y passerai vendredi après-midi et dimanche après-midi.

Au plaisir de vous y rencontrer.

jlr

http://www.salon-zen.fr/

salonzen

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la chose la plus facile et la plus gratuite

Master Hsu Yun (1840-1959)

«L'esprit est notre propre nature, il est conscience et il est Bouddha, il n'a ni forme ni localisation, et demeure introuvable. Il est immaculé et pur par nature, il pénètre partout dans le Dharmadhatu, il n'entre ni ne sort, ne va ni ne vient, il est  le soi fondamentalement évident par lui-même, le Bouddha Dharmakaya.

"Voyez clairement que l'esprit est Bouddha et il n'y aura rien à rajouter. Cela est évident par soi-même et tous les discours sur la  pratique et la réalisation sont des paroles du démon.

Bodhidharma, qui est venu en Chine pour "pointer directement vers l'esprit de l'homme pour qu'il obtienne la perception de sa propre nature qui conduit à la réalisation de la bouddhéité ", a clairement indiqué que tous les êtres vivants sur la terre étaient des bouddhas. La connaissance pure et simple de cette nature propre, pure et immaculée,  l'harmonie complète avec elle, sans la contamination de l'attachement (à quoi que ce soit) et sans la moindre différenciation mentale, que ce soit en marchant, en étant debout, assis, couché, que ce soit de jour ou de nuit, cela n'est rien d'autre que la bouddhéité évidente par elle-même.

Cela ne nécessite aucun travail de l'esprit ni aucun effort. C'est pourquoi il est dit que la réalisation de la bouddhéité est la chose la plus facile et la plus gratuite, et qui ne repose qu'en soi-même et ne dépend de personne d'autre. "

 

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Master Hsu Yun (1840-1959)

 

"Mind is self-nature, is awareness and is Buddha, having neither form nor location, and being undiscoverable. It is clean and pure by nature, penetrates everywhere in the Dharmadhatu, does not enter or leave, neither comes nor goes, and is fundamentally the self-evident pure Dharmakaya Buddha."

Just see clearly that mind is Buddha and there will be no more ado. This is self-evident and all talks of practice and realization are the demon’s words. Bodhidharma, who came to the East to “directly point at man’s mind for the perception of self-nature leading to the attainment of Buddha hood”, clearly indicated that all living beings on earth were Buddhas. The outright cognizance of this pure and clean self-nature together with complete harmony with it, without contamination from attachment (to anything) and without the least mental differentiation, while walking, standing, sitting and lying by day or night is nothing but the self-evident Buddha (hood). It does not require any application of mind or use of effort. Moreover, there is no place for either action or deed, and no use for words, speech and thought. For this reason, it is said that the attainment of Buddhahood is the most free and easy thing which relies only on oneself and does not depend on others."

 

http://hsuyun.budismo.net/en/dharma/chan_sessions1.html

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25 septembre 2016

Le retour du spirituel pour le meilleur et pour le pire

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"Le retour du spirituel pour le meilleur et pour le pire,

par Abdennour Bidar

 

Nous y voilà. Après deux siècles de reflux, la mer du spirituel remonte. Pour le meilleur et pour le pire. Le pire de pulsions obscurantistes dont les religions n'ont pas réussi à se débarrasser : intolérance et superstitions ; empire de la soumission de la créature à Dieu, de l'individu au groupe, du fidèle au clerc, et trop souvent de la femme à l'homme. Et une radicalité de tous les intégrismes où s'exprime le désarroi d'agonie de systèmes saisis par la terreur de se voir inexorablement mourir.

Mais le spirituel revient également pour le meilleur. Parfois même du côté de la religion, lorsqu'elle ne s'érige pas en maître de vérité. De plus en plus d'héritiers - de l'islam, du christianisme, du judaïsme, etc. - vont puiser à ces sources des perles d'inspiration. On ne va plus vers les textes pour obéir mais pour méditer. Trouver son chemin de vie personnel. On relit la Bible, le Coran, la Bhagavad-Gita, etc. pour y ressentir le mystère de l'univers et de notre condition humaine.

Chacun tente de s'ouvrir aussi aux grands textes des autres et la nouvelle quête de sens fait exploser tous les cadres. Elle déborde les murs et les frontières du religieux qui n'a plus le monopole de rien. Le chercheur de sagesse est aujourd'hui un nomade spirituel, un explorateur, un omnivore qui cherche partout de la nourriture pour son âme, partout une expérience initiatique, y compris dans les domaines les plus profanes de sa vie : ses amours, ses réseaux, son job, ses engagements...

A tout, il demande la valeur ajoutée du sens, de l'authenticité, de la simplicité, de la beauté, de l'intensité, de la qualité plutôt que de la quantité. Cette soif est "spirituelle", car elle vient s'étancher aux mille et une sources de l'existence où jaillit quelque chose qui peut nous faire grandir en humanité. N'est-ce pas là l'aurore d'une spiritualité enfin partageable entre nous tous, athées, agnostiques, croyants de toutes confessions ?

Voyez à quel point les générations qui arrivent sont mues par cette immense espérance d'une respiritualisation du monde. Leurs aînées sécularisées se battaient pour une société qui soit la plus juste. A ce combat pour le progrès politique, ces nouvelles générations veulent ajouter le progrès d'être et de conscience. Elles perçoivent que les deux sont inséparables, que la transformation personnelle sera demain la condition - l'énergie - de la transformation sociale. Elles refusent le monde d'hier, qui ne donnait plus guère de droit de cité au spirituel. Qui mesurait la valeur d'une vie en termes de réussite matérielle, de plaisirs sensibles.

En rupture avec ce modèle, notre jeunesse veut éprouver la joie bien plus exaltante de se sentir vivante. De sentir couler en soi la sève des grands liens nourriciers qui dilatent l'esprit et le coeur jusqu'à l'infini : le lien physique de fraternité avec tous les autres, sans limite de couleur ou de croyance ; le lien physique de communion profonde avec la nature ; le lien physique avec les palpitations de sa propre âme... cette sublime source lumineuse décrite par toutes les traditions de sagesse d'Orient et d'Occident.

J'insiste sur le mot "physique" parce que la vie spirituelle qui émerge ne tend plus vers un au-delà. Elle veut se trouver ici et maintenant, dans tout geste, tout acte, tout engagement. La vie spirituelle cherche à devenir la vie tout court. Tel est selon moi l'événement de ce début de XXIe siècle."

Abdennour Bidar

L'Obs

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24 septembre 2016

Dingue

Asile avec des enseignants de la non-dualité; j'en ai reconnu certains !

 

 

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Merci à Cliff d'empecher qu'on se prenne au sérieux.

Eh les gars...il n'y a vraiment personne...

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L'état du jnani, le sage

 Ramana Maharshi, ce grand sage indien du XXème siècle a dit :

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Au lieu de demander aux gens de s'éveiller, demandons-leur de s'endormir.

Endormons-nous; retrouvons la paix du sommeil profond au coeur de la vigilance de l'éveil le plus aigu.

Dormir, tout en étant éveillé ; reposer dans la paix de la nuit, tout en vivant la vie de tous les jours : tel est le paradoxe que rend possible la vie à partir du silence.

C'est ce que nous connaissons tous les matins en nous réveillant, avant d'endosser le costume pesant de notre ego, dans cet entre-deux, dans cet intervalle de liberté.

Endormons-nous maintenant tout en demeurant éveillé.

Comment faire ? En constatant que le silence éveillé est déjà établi, de toute éternité, en amont de nos pensées,de nos perceptions  et nos soucis.

Jlr

 

 

Extrait de Moments e silence avec Ramana Maharshi, ALTESS, 2008

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23 septembre 2016

Rentrez simplement Chez Vous

Merci à Jean-Charles pour la citation

 

"Ne laissez pas la vie vous surprendre décentré, à côté de vous-même.

Rentrez simplement Chez Vous,

soyez simplement la non-chose que vous êtes de toute façon,

et tous les problèmes seront résolus. (...)

Prendre conscience de votre état de non-chose quand tout va bien est un bon entrainement.

Mais le faire quand tout va mal est encore mieux.

Alors, le fait de rentrer chez vous laisse une impression encore plus profonde

et la vie ne pourra plus vous surprendre en état de distraction ou de demi-sommeil".

 

Douglas Harding, Vivre sans stress

 

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Dieu par la face Nord

Sur le conseils de Serge Durand, je suis en train de lire le livre d'Hervé Clerc, Dieu par la face nord, et effectivement, le livre est intéressant ;

C'est un beau livre, et remarquablement écrit : un coup de coeur !

voici ce que dit la 4eme de couverture :

« Le mot dieu est ambivalent. Il a un adret et un ubac. Une face sud et une face nord.
Quand Nietzsche annonce : « Dieu est mort », il fait référence au dieu personnel, bon, jaloux ou miséricordieux, que le croyant prie dans les églises, mosquées et synagogues. C’est la face sud.
La face nord, il n’en souffle mot. Elle est abrupte, lisse, vertigineuse, sans filet, sans contour, sans fond, nocturne.
C’est elle que nous voyons aujourd’hui pointer à l’horizon. Cela pourrait être le sens, encore caché, de notre modernité. »

 

 

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Hervé Clerc, né le 25 mars 1952 à Lausanne, est diplômé de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris et titulaire d’une maîtrise de Philosophie à Paris II Sorbonne. Il a exercé pendant trente ans le métier de de journaliste au sein de l’Agence France-Presse, notamment en Espagne, Pakistan, Afghanistan et Pays-Bas. Il est l’auteur d’un essai sur le bouddhisme, Les Choses comme elles sont (Folio, essais, 2011).

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Voici une interview de Hervé Clerc par dans le journal Le temps en avril 2016

Le Temps: Pouvez-vous présenter ce Dieu qui n’a pas de nom, cette divinité beaucoup plus englobante qui selon vous est appelée à supplanter le Dieu des religions révélées?

Hervé Clerc: C’est un Dieu dans lequel la dualité s’efface: il n’y a plus de distinction entre celui qui observe et celui qui est observé. C’est un état que les religions orientales appellent «le réel». Et effectivement j’ai le sentiment que notre époque arrive à la fin de cette représentation anthropomorphe, humaine de Dieu. Les églises se vident, les gens semblent prier de moins en moins. En revanche, la méditation est en plein essor.

- Au fond, il y aurait un dénominateur commun, une vérité universelle qui relie l’humanité par-delà les religions?

- On peut l’appeler vérité universelle, sachant que ce n’est pas une vérité qui est démontrable. Elle s’expérimente. On avance à tâtons et soudain on se trouve happé, comme dans un rapt. Tout à coup, quelque chose se produit et l’on entre dans une autre dimension, qui est le cœur du réel.

Faut-il en déduire que tout est illusion, que le monde dans lequel nous pensons vivre n’existe pas?

- Non, notre vie n’est pas une illusion du point de vue humain. Si je me casse un bras, la douleur que je ressens existe bel et bien, tout comme les joies et les peines vécues au cours de notre vie. Mais selon les Hindous, l’illusion (appelée «Mâyâ») réside dans le caractère impermanent et toujours mouvant de la réalité empirique. On ne peut pas la saisir ou l’arrêter: c’est un peu comme si l’on essayait de prendre de l’eau qui coule. Cette illusion se retrouve dans le mythe de la caverne de Platon.

Vous citez aussi la fable des aveugles et de l’éléphant, qui illustre à quel point ce «réel» est insaisissable dans sa totalité. Pourquoi nous échappe-t-il ainsi?

- Il nous échappe à nous mais il n’a pas échappé à tout le monde. Il est au cœur de l’hindouisme, du soufisme et de la mystique occidentale. Comment y parvenir? Les approches sont diverses. Un mystique chrétien dira que c’est par la prière. Beaucoup de gens pensent que c’est par la méditation ou le yoga que l’on peut parvenir à atteindre cet état de fusion avec l’infini.

- C’est dans l’hindouisme et dans l’islam que vous puisez principalement vos sources. Qu’ont-elles en commun, ces deux religions?

- Elles communient par la cime, bien qu’elles soient très différentes dans leurs rites, leur vision du monde et leur perception des choses. Quand un musulman arrive au terme de sa recherche, il atteint le «al-Haqq», mot qui désigne à la fois la vérité et la réalité. Quant à l’hindou, il parvient à la «Satya»: les voilà réunis au sommet puisque ces deux notions désignent rigoureusement la même chose. C’est ce que le philosophe suisse Frithjof Schuon a appelé «l’unité transcendantale des religions».

- Vous vous appuyez en majeure partie sur les mystiques ou sur des poètes inspirés qui ont vécu en marge de la religion officielle, voire ont été persécutés par les gardiens du temple. Les religions ont-elles failli, sont-elles dans l’erreur… par nature?

- C’est difficile à dire. Elles durent depuis des millénaires, comment juger? J’ai l’impression que maintenant, les religions monothéistes arrivent à un état de faillite. En Occident, nous cherchons à tâtons quelque chose d’autre qui pourrait nous correspondre, ce qui entraîne un très grand désarroi.

Alors que l’islam est en pleine crise, traversé par des courants fanatiques, vous avouez une tendresse à son égard…

- Il y a de nombreuses années, je ressentais une attirance pour l’islam au point que j’ai failli me convertir. Malgré son dogmatisme, son Dieu très présent et directif, le Coran recèle une influence lumineuse et subtile, qui reste imperceptible si l’on reste en retrait. Comme le dit un ancien hadith, ce livre a un dos et un ventre, et nous autres Occidentaux ne voyons que le dos hostile et rugueux. «Le Coran est capable de se montrer sous n’importe quel jour», disait Rûmî. N’oublions pas cela, surtout aujourd’hui!

- Vous pensez que le Dieu des monothéismes s’estompe au même rythme que grandit cet absolu dont nous parlons. «Le désert croît», écrivez-vous. Et ce serait une bonne nouvelle?

- Pour Nietzsche, dont j’ai repris les mots, ce désert est la désolation, l’absurdité du monde. Moi, je le prends dans un autre sens: cette face désertique de Dieu qui grandit en ce moment dans notre Europe désenchantée me semble porteur d’une félicité inouïe! Cela dit, entre le Dieu impersonnel et le Dieu des religions, les liens existent. Dans son poème «La Nuit obscure», Saint-Jean de la Croix est conduit par un Dieu humain et amical vers l’abîme de l’éternité. Il est en quelque sorte un intermédiaire.

- «La petite parole est verbeuse, la grande parole est éclatante», disait le sage chinois Tchouang-Tseu. Pour atteindre le réel, faut-il être simple et sans malice?

- C’est vrai, la parole éclatante n’est pas pour les petits malins! Il y en a une dans les Upanishads où un père, surpris de ce que son fils ait si peu appris des choses essentielles pendant ses études brahmaniques, lui fait décortiquer une figue, jusqu’à l’intérieur d’un pépin, où il n’y a plus rien. Il lui dit ensuite au creux de l’oreille: «Tu es cela» («Tat twam asi»). Cela, ce rien infiniment ouvert, c’est la réalité totale, l’unité du réel.

- Et «cela» lui apparaît soudainement…

- Certains bouddhistes disent qu’on peut l’atteindre «soudain dans un éternuement». Ma nièce Philippa, que je cite dans mon livre, a eu dans sa vie quatre crises de folie qui lui sont tombées dessus comme des gouttes de plomb en fusion. Les approches de la folie peuvent être des percées dans le réel. Platon, dans Phèdre, avait vu ces rapports intimes entre la folie et la sagesse.

- Dans votre recherche vous vous revendiquez aussi l’héritage de la pensée critique. Est-elle compatible avec les traditions orientales que vous évoquez tout au long du livre?

- Naturellement! Je pense que nous pouvons renoncer aux dogmes religieux qui sans doute ont fait du mal à l’Occident, mais en aucun cas à la pensée critique, qui constitue le meilleur de notre héritage. Nous prenons des mots, nous les interrogeons, les décortiquons: c’est une excellente chose. Pour ma part, j’ai abordé l’étude de ces grandes religions de l’Orient sans perdre de vue notre maison commune, la Grèce, ou toutes choses trouvent place et mesure.


Hervé Clerc, Dieu par la face nord, Albin Michel, 314 p

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22 septembre 2016

comme une sphère de cristal immaculée

"La sagesse auto-surgissante est Rigpa qui est vide, claire et libre de toute élaboration conceptuelle, comme une sphère de cristal immaculée..Elle n'analyse pas les objets...En reconnaissant simplement cette Rigpa non-conceptuelle, immaculée, nue, vous réalisez qu'il n'y a rien d'autre que sa nature...C'est la sagesse non-duelle autosurgissante.

 Comme un reflet dans un miroir, lorsque les objets et les perceptions se manifestent à Rigpa , cette prise de conscience vierge et nue qui ne prolifère pas en pensées est appelée la "puissance intérieure" (tsal), la capacité qui est la base (gzhi) pour l'ensemble du surgissement des choses . . .

 Pour un yogi qui réalise la signification nue de Dzogpachenpo, Rigpa est fraîche, pure et nue, et les objets peuvent se manifester et apparaître à l'intérieur de Rigpa , mais lui, le yogi, ne se perd pas extérieurement dans ces objets. "

 

Longchenpa, maitre tibétain, du 14ème

 

 

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"Self-arising wisdom is rigpa that is empty, clear and free from all elaboration, like an immaculate sphere of crystal . . . it does not analyze objects . . . By simply identifying that non-conceptual, pristine, naked rigpa, you realize there is nothing other than this nature. . . This is non-dual self-arising wisdom. . . Like a reflection in a mirror (melôn), when objects and perceptions manifest to rigpa, that pristine and naked awareness which does not proliferate into thought is called the ‘inner power (tsal), the responsiveness that is the ground (gzhi) for all the arising of things’. . . For a yogin who realizes the naked meaning of Dzogpachenpo, rigpa is fresh, pure and naked, and objects may manifest and appear within rigpa, but it does not lose itself externally to those objects."

- Longchen Rabjam, The Treasury of the Dharmadhatu, (Commentary), Adzom Chögar edition, quoted in H.H. The Dalai Lama, Dzogchen

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