Eveil et philosophie, blog de José Le Roy

21 octobre 2018

vide/plein

 

vide matiere

Le vide, je le trouve au-dessus de mes épaules, et partout.

Et le plein du monde vient le remplir.

Pas de pleine conscience, sans conscience vide.

Pas de présence sans mon absence.

Vide et plein, ensemble, font l'harmonie.

jlr

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20 octobre 2018

La présence illimitée

Prendre conscience de la présence illimitée

une video de José Le Roy

 

 

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Eveil et zen

Conférence d'Antoni Dumè à la librairie Almora ce soir, samedi 19 h

 

zen

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19 octobre 2018

Le bonheur est en soi

Mon ami Pierre Bonnasse vient d'éditer aux Deux Océans un livre de Shri Ganapatrao Maharaj.

Le bonheur est en soi :

Approche facile de la non-dualité

 

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Shri Ganapatrao Maharaj

 

Shri Ganapatrao Maharaj a été disciple de Shri Siddharameshwar Marahaj, le maitre de Ranjit et de Nisargadatta.

 

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Shri Siddharameshwar Marahaj

On retrouve dans le livre la voie directe vers l'éveil que Ganapatrao appelle la voie de l'oiseau (vihangam-marga) et qu'il distingue de la voie graduelle, appelée la voie de la fourmi. Son message est que l'accès à la non dualité est facile (su-labha).

et ici aussi comme chez Nisargadatta, il s'agit de réaliser que  nous sommes déjà le Soi.

 

Extraits :

 

"Il y a deux types de pratiques : traditionnel et direct. Le premier produit des résultats étape par étape, et le deuxième vous donne un résultat immédiat. Le premier type est aussi connu sous le nom de « voie de la fourmi» (pippilika-marg), et le deuxième est appelé « voie de l'oiseau» (vihangama-marg). Une fourmi grimpe lentement sur l'arbre, tombe de temps en temps, remonte sur le tronc, et met beaucoup de temps à avancer vers les fruits. Par ailleurs, l'oiseau, à l'instant même où il aperçoit un fruit, pointe et vole vers lui. De la même manière, la pratique spirituelle peut vous conduire directement au but."

 

"Ne pensez pas à tort qu'il n'y a pas de Soi, ou que vous ne pouvez pas en faire l'expérience. Vraiment, il y a seulement le Soi. Comprenez bien que, le Soi, c'est vous ; ayez-en la ferme conviction et laissez-la fermement s'enraciner dans l'esprit. Puis soyez convaincu que « je suis le Soi déjà libre».

Les partisans des différentes religions font tant d'efforts pour avoir la libération (moksha). Observez leurs efforts et regardez comment ils travaillent dur pour obtenir la libération. Avec la ferme conviction que vous êtes le Soi toujours libre, il n'y a pas besoin d'une grande lutte pour être libre. Un homme a été emprisonné et a besoin d'être libéré. Un autre n'a jamais été emprisonné, et comme ce dernier, vous êtes déjà libre."

 

"Réalisez qu'Il est déjà présent, qu'Il est accessible sans aucun effort de votre part. Nous disons toujours que nous devons faire ceci ou cela, que nous devons fournir de grands efforts pour réaliser le Soi Suprême (Paramatma) ! Mais le maître, le propriétaire de la réserve de la connaissance du Soi (atman), dire au disciple: « En réalité, vous êtes vous-même l'unique Réalité (para-vastu). Tournez simplement le regard vers l'intérieur, vers vous-même, et vous réaliserez que vous êtes le Seigneur de la félicité sublime ! »

 

 

"Vous êtes celui qui est la félicité absolue. Mais vous portez un masque pour faire semblant d'être autre chose. Maintenant, dites-moi de combien de temps et d'effort avez-vous besoin pour jeter le masque et être vous-même? Si vous voulez vous déguiser en tigre pour une manifestation, vous ferez l'effort de peindre votre corps en jaune et en noir, vous mettrez un masque du visage du tigre, et vous mettrez les griffes pour « devenir » un tigre, n'est-ce pas ? Mais une fois la manifestation terminée, vous jetterez le masque et les griffes, vous laverez la peinture, en un rien de temps, pour redevenir vous-même."

 

 

18 octobre 2018

rentrer chez Soi

 

"Certes, notre voie (– la vision sans tete - ) est nouvelle.
Mais pour innovatrice qu'elle soit, elle côtoie et rejoint même par endroits la Grande Voie largement ouverte depuis quelques trois mille ans grâce à laquelle d'innombrables voyageurs ont réussi à atteindre leur But qui était de rentrer Chez Eux pour s'apercevoir tout simplement qu'ils n'avaient jamais été ailleurs.


Au cœur de toutes les grandes religions : Hindouisme, Bouddhisme, Taoïsme, Judaïsme, Christianisme et Islam, il y a la certitude que tous les êtres humains et toutes les créatures sont des phénomènes régionaux, des apparences d'une Réalité Centrale Unique à laquelle on a attribué provisoirement toutes sortes de noms, entre autres : la Conscience, qui me semble tout aussi valable que n'importe lequel d'entre eux. Et toutes enseignent que le but de la vie est de retourner à cette Source, à ce Centre, de rentrer chez Soi pour redécouvrir son Essence, de tourner son regard vers l'intérieur pour découvrir Cela, pour être Cela qui est par définition indéfinissable, mystérieux au-delà de toute expression et pourtant accessible instantanément parce que c'est Ce Que nous sommes pour l'éternité.


Au cours des siècles, cette âme de la religion, la flamme qui l'anime, a été étouffée, édulcorée, méprisée, enterrée et apparemment écrasée à maintes et maintes reprises, mais en vain. Elle est toujours là, rayonnante, au Centre de toute expé­rience «mystique». Son efficacité dans la vie («pour vaincre le stress», selon notre langage) a résisté à l'épreuve du temps, elle est prouvée d'une façon plus éclatante que jamais, de même que l'est son accessibilité.
Elle mérite bien le nom de Philosophie Eternelle.


Cette voie (la vision sans tete) s'inspire de la tradition et la prolonge. Son but est de la débarrasser de ce qui n'est pas l'essentiel, des éléments pittoresques hors de propos, des complications et de la confusion semées par les prêtres, afin de ramener au grand jour l'Essence-même du message qui est plus sim­ple que tout ce qu'on peut imaginer. Si nos techniques sont aussi modernes, rationalisées, démythifiées que pos­sible, ce qui les sous-tend est aussi ancien et aussi riche que l'Humanité et le monde lui-même. Et de toutes les grandes intuitions humaines, c'est certainement celle qui a été la plus parfaitement vérifiée."

Douglas Harding,

Vivre Sans Stress, Ed. Accarias-originel

douglas Hardin

Douglas Harding, philosophe et mystique (1909-2007)

 

S'éveiller à sa vraie nature avec les outils de Douglas Harding

Rencontre internet avec José Le Roy

 

Jeudi 18 octobre

 

à 20h30

 

gratuit

 

renseignements : joseleroy29@gmail.com

 

 

 

Atelier avec José et Lorène Le Roy

 

à Paris

 

Vendredi 19 octobre

 

20h30 22h30

 

Gratuit

 

renseignements : joseleroy29@gmail.com

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17 octobre 2018

Blog en anglais

Je vais développer aussi un blog en anglais pour les amis qui ne lisent pas le français.

http://awakephilosophy.canalblog.com/

 

jlr

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16 octobre 2018

C'est là sans effort

 Peterson Jackson est un enseignant contemporain du  dzogchen.

 

 

paysage

 

"Voir, c'est expérimenter

Remarquez maintenant que vous êtes en train de voir.  En train de voir des couleurs, des formes, des ombres et des taches de lumière. Remarquez maintenant ce qui est réellement en train de "voir" ce qui est vu.  Est-ce que cette " vision " dépend d'études et de pratiques préalables ?  Est-ce que cette "vision" a une personnalité ou un moi perceptible ? Est-ce que cette "vision" a des problèmes de pensées ? Est-ce que la vision est entravée par des états émotionnels négatifs ? Est-ce que cette vision possède un karma ? Y a-t-il un effort pour voir une fois les paupières ouvertes ?  

La vision se produit tout simplement.  C'est là par défaut, sans effort.

De même, notre capacité à "expérimenter", ne nécessite aucun entrainement ou effort.  Il n'est pas nécessaire d'étudier l'"expérience" pour faire l'expérience.   Rien ne bloque l'expérience.  Vous n'avez pas besoin de pleine conscience ou de méditation pour pouvoir faire l'expérience.

Rigpa, comme Dharmakaya, est une simple "expérience".  Il n'y a pas de division dualiste entre le sujet et l'objet. L'expérience n'a ni personnalité, ni moi, ni identité.  Elle n'a aucune préférence. Elle n'a pas de karma. Elle ne dépend pas de concepts ou de pensées. Elle ne peut pas être perdue ou stabilisée.  Elle ne nécessite aucun entretien.  Elle ne peut pas être libérée.  Elle ne peut pas être emprisonnée. Elle ne peut pas être produite. C'est Rigpa qui fait "l'expérience"."


Jackson Peterson

 

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Entretiens sur la conscience

 

UN point des théories contemporaines sur la conscience

Michel Bitbol: Entretiens sur la conscience avec Assya Todorov en Février 2017

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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15 octobre 2018

La limpidité du voyant

Voici un beau passage du livre de Michel Bitbol: La conscience a-t-elle une origine? (ce livre est un très bon livre d'ailleurs !)

Il commente un texte de Merleau-Ponty pour qui le visible et le voyant s'entremèlent.

Voici le texte de Merleau-Ponty :

« Le visible autour de nous semble reposer en lui-même. C’est comme si notre vision se formait en son cœur […] Ce qu’il y a, donc, ce ne sont pas des choses identiques à elles-mêmes qui, par après, s’offriraient au voyant, et ce n’est pas un voyant, vide d’abord, qui, par après, s’ouvrirait à elles, mais […] des choses que nous ne saurions rêver de voir “toutes nues”, parce que le regard même les enveloppe, les habille de sa chair. »

Puis le commentaire de Michel Bitbol.

Bitbol remarque que le monde se donne dans l'absence d'un voyant, dans la disparition du crane. C'est exactement ce que je raconte sur ce blog depuis des années.

 

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"La vision se forme au cœur du visible. C’est l’expression de ce que nous vivons quotidiennement, dès que nous ouvrons les yeux et que nous consentons à nous laisser abasourdir par ce qui se présente alors : un vaste environnement fait de surfaces opaques ou opalescentes, qui se rapproche du regard en l’enserrant inexorablement par nos propres membres et notre propre thorax, puis qui s’ouvre brusquement en un cercle sans bords d’absolue transparence aux environs de nos orbites oculaires.

Comment l’opacité du visible s’est-elle convertie en la limpidité du voyant ?

Comment l’impénétrabilité de ces tissus biologiques s’est-elle laissé traverser jusqu’à sembler pour ainsi dire volatilisée en une certaine région de notre propre crâne ?

Il ne suffit pas, pour en rendre compte, d’invoquer les propriétés optiques de translucidité du cristallin et de l’humeur vitrée (qui, de toute manière, s’arrêtent à la rétine). Car la transparence dont il s’agit, loin de se réduire à l’énoncé de la présence détectable des photons en deçà et au-delà de la surface de la cornée, se manifeste par une véritable absence : absence de tout objet visible là où le voyant s’origine ; absence sur fond de laquelle se détachent les existences. Il n’y a rien là où s’ouvre la disposition à voir quelque chose ; et ce rien se promène en quelque sorte parmi les choses, absolument solidaire de l’une de ces choses qu’est le corps propre ; et ce rien, avant même de se promener et de distinguer la variété des choses, se tient immobile dans la pulpe-de-chose, et se découvre comme une étonnante diaphanéité dans la masse indifférenciée, dense et ténébreuse de ce qui se présente alentour.

Cela va de soi, et c’est pourquoi il faut le faire ressortir à partir de soi. Consentir à la stupéfaction du banal ; c’est ce que fait Merleau-Ponty comme tout vrai philosophe, et ce qui en ressort est un constat aux antipodes de la banalité : que le voyant est creusé dans la substance entière du monde visible. Le constat n’a rien d’intellectuellement choquant, à condition de ne pas conférer plus de sens au mot « monde » que ce qu’autorise le motif phénoménologique de sa désignation : non pas un grand objet exhaustif, sphérique et dur, mais simplement tout cela qui se montre. L’apparaître est excavé au milieu de l’apparition ; ni plus, ni moins."

Michel Bitbol

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14 octobre 2018

notre vie est déjà libre !

natural perfection

 

"La liberté accompagne la réalité :
libre au centre, tout effort est inutile ;
éternellement libre, aucune libération n'est nécessaire ;
libre en elle-même, aucun remède n'est possible ;
directement libre, libérée dans la vision ;
complètement libre, pure par nature ;
constamment libre, la familiarisation est vaine ;
et naturellement libre, la liberté ne peut être fabriquée.



Pourtant, la " liberté " n'est qu'une convention verbale,
et qui est " réalisé " et qui ne l'est pas ?
comment quelqu'un pourrait-il être "libéré" ?
Comment quelqu'un pourrait-il se perdre dans le samsara ?
la réalité est libre de toute délimitation !



la liberté est intemporelle, elle est toujours présente ;
la liberté est naturelle, elle est inconditionnelle ;
la liberté est directe, ainsi la vision pure se réalise ;
la liberté est illimitée, il n'y a donc pas d'identité possible ;
la liberté est unique,  la multiplicité y est absorbée.



La conduite ne change rien - notre vie est déjà libre !
la méditation ne sert à rien - notre esprit est déjà libre !
la vue ne produit rien - tout dogme est liberté !
la réalisation n'exige rien - nous sommes libres tels que nous sommes !"

Longchenpa

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