Eveil et philosophie, blog de José Le Roy

10 décembre 2016

La naissance spirituelle

Vendredi prochain, 16 décembre, le thème de l'atelier qui aura lieu à Paris sera

 

La naissance spirituelle

 

 Il sera animé par José Le Roy, Lorène et Serge Durand

Paris

vendredi 16 décembre

20h30

Gratuit

 

 

giotto

 

La proximité de Noël est une très bonne occasion de réaliser la signification profonde de la naissance du Christ , qui est un événement avant tout spirituel et intérieur.

Au XVIIe siècle, un grand mystique, Angelus Silesius, déclarait :

« Si le Christ ne naît pas de ton cœur, Il pourrait naître mille fois à Bethléem, cela ne sert à rien ».

Et Maitre Eckhart avant lui avait dit la même chose :

 

“ Que cette naissance se produise toujours, dit Saint Augustin, à quoi cela me sert-il si elle ne se produit pas en moi ? ” Qu'elle se produise en moi, c'est cela qui importe. »

 

Il écrivait aussi :

 

« A présent, observez cette naissance : où se produit-elle? Je dis que cette naissance éternelle se produit dans l'âme de l'exacte manière où elle se produit dans l'éternité : ni plus ni moins. Car c'est cette unique naissance, et elle se produit dans l'essence et dans le fond de l'âme. » Maitre Eckhart

Vendredi soir, grâce à la méditation et aux outils de Douglas Harding, nous verrons comment opère cette naissance dans l'âme, ici et maintenant.

Ici, nul besoin de croyances; nous allons vérifier de manière simple et concrète qu'en notre centre, la naissance a déjà eu lieu, et qu'une Présence vivante, sans limite et sans âge habite en nous :

on peut l'appeler le Christ, la lumière.

jlr

 

 

 réservations et renseignemenst : joseleroy29@gmail.com

Posté par josleroy à 18:45 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :


09 décembre 2016

à partir de ce néant, je vois

watts

 

"Je veux parler du rapport étrange de ma tête et de mes yeux. Tout se passe comme si mon oeil était confronté à tout un monde; mais derrière mon oeil ne se trouve aucun point noir, encore moins quelque chose de flou et de brumeux.

Il n'y a rien, rien du tout!

Je n'ai en effet nullement conscience de ma tête comme d'un point noir au milieu de toute cette expérience visuelle lumineuse.

Quant aux limites de mon champ de vision, elles ne sont elles-mêmes pas bien nettes : celui-ci affecte une forme ovale, mais derrière cet ovale visuel, il n'y a rien du tout. Bien entendu, si je me sers de mes doigts, c'est à dire du sens du toucher, je ressens bien qu'il y a quelque chose derrière mes yeux ; mais si je n'utilise que le seul sens de la vue, c'est le néant complet.

Et malgré tout, à partir de ce néant, je vois."


L'envers du néant, Alan Watts, Collection Médiations Denoel.

Posté par josleroy à 16:11 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
Tags : , , ,

08 décembre 2016

Les ânes

Dans un livre ancien (1997) et épuisé, j'ai trouvé cette histoire interessante.

Nous ne voyons pas ce qui est pourtant évident - notre vraie nature - qui est pourtant pile sous nos yeux. Il nous faut regarder différemment, dans une autre direction : vers la source du regard.

jlr

 

diamant

 

"La première difficulté tient à ce que la réalité recherch­ée (l’essence, ce que nous sommes, l’éveil) se présente sous une forme à laquelle on ne s'at­tend pas. Il arrive même que nous ne voyions qu'elle, mais sans réaliser qu'il s'agit de ce que nous recherchons.

Une petite histoire venue du Moyen-Orient illustre tout à fait ce point : Nasrudin est devenu contreban­dier. Tous les jours, on le voit traverser la frontière avec ses ânes chargés de marchandises. Et tous les jours, les douaniers fouillent avec acharnement tout son charge­ment, mais sans jamais rien trouver qui présente une quelconque valeur. Pourtant, ils savent bien que Nasrudin fait de la contrebande. Chaque fois, bredouilles et exaspérés, ils doivent le laisser passez, fait, ce que recherchent les douaniers, ils l'ont sous yeux : ce sont des ânes que Nasrudin passe en contrebande!

Il arrive aussi qu'il ne nous vienne pas à l'idée de regarder dans une certaine direction, car nous sommes habitués -conditionnés - à ne regarder que dans les directions familières. Cela s'applique également à l'essence. La perceptivité doit être approfondie et affinée. Mais même ainsi, l'es­sence peut ne pas être reconnue, la personne ignorant qu'il existe une telle chose ; ou bien on peut la confondre avec autre chose.

Notre vraie nature, l'essence, est comme les ânes de Nasrudin. Ceux qui ne savent pas recon­naître l'essence l'imaginent généralement comme une réalité ou force mystérieuse. Mais elle n'est mysté­rieuse que pour ceux à qui elle reste étrangère. Pour celui qui sait, c'est une présence très nette et très définie, tout comme la présence des ânes. Pour celui­-là, ce n'est même pas une présence subtile. Elle n'est subtile que pour ceux dont l'attention est ordinairement séduite et attirée par les types d'expérience usuels - pensées, émotions et sensations - ou par le mouvement physique dans le corps. L'esprit, dans son état ordinaire, est empli de toutes sortes de choses de nature grossière, si on les compare à l'essence. Lorsque l'esprit est vidé de son contenu habituel, nous pouvons voir que l'essence est une présence aussi nette et définie qu'une étoile qui brille dans le ciel par une belle nuit sans nuages.

Celui qui a réalisé l'essence ne la ressent pas une fois de temps en temps, comme quelque chose de spécial et d'unique. Cela, c'est ce qui se passe pour la personne ordinaire, dans les circonstances propices ; mais pour l'être réalisé, il n'en est ainsi qu'au début. Avec le temps, l'essence devient une présence permanente et immuable à laquelle il s’identifie peu à peu, y reconnaissant sa nature et son identité véritables. Elle devient l'ordinaire de cet être, à chaque minute de sa vie. La plénitude de l'essence est alors présente en permanence, et constitue le centre et la source de sa vie et de ses actes."

A.H. Almaas

mullahnasruddin

Posté par josleroy à 22:57 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

07 décembre 2016

La liberté de l'amour

Karin Visser, une amie hollandaise, a eu l'excellente idée de faire un livre (en anglais) sur la vie de Catherine Harding. En posant des questions à Catherine et en l'enregistrant pendant toute une semaine, Karin a réalisé un portrait magnifique de cette femme extra-ordinaire.

Née à Strasbourg en 1932, Catherine a connu la guerre, a du fuir sa ville natale devant l'avancée des allemands. Encore petite fille, elle vit un épisode terrible puisqu'elle perd son père adoré, qui était engagé dans la résistance ; il sera fusillé par les allemands.

Plus tard, elle épouse Driss Chraibi, l'écrivain marocain, dont elle aura 5 enfants; elle rencontre Kalou Rinpoche, va faire du yoga en Inde avec Iyengar. Puis elle rencontre Douglas Harding, dont elle sera la femme et avec qui elle animera des stages tout autour de la planète.

Ce qui est vraiment touchant dans ce livre c'est de voir comment Catherine a appliqué, incarné son expérience spirituelle dans la vie de tous les jours. Et chez elle, c'est l'amour qui rayonne de son union avec la lumière intérieure. Un amour qui touche tous ceux qui la rencontrent.

Je me souviens que Douglas disait parfois de Catherine, "c'est Sainte Catherine, non pas Sainte Catherine de Gênes, mais Sainte Catherine de Nacton."

 

jlr

 

 

 

 

IMG_0001

IMG_0002

 

extrait :

"L'art de vivre c'est réellement l'art de disparaitre. J'apprend constamment l'art de disparaitre. La paix et la joie et la sérénité appartiennent à l'endroit, où en tant que la petite personne, nous avons disparus. Je ne suis pas ici en tant que Catherine. En tant que Catherine, je dois disparaitre afin d'être le Grand, pour être amour inconditionnel, sérénité et éternité. Tout cela, je le deviens, quand je disparais en tant que la petite Catherine.

Quand je parle de l'art de disparaitre, c'est vraiment ce que je pratique. Chaque fois que je me trouve enfermé dans la prison de la petite Catherine, je sais qu'elle doit laisser la place. Alors, je pratique l'essence de la Vision : tourner mon attention de 180°, regarder à l'intérieur et voir qu'il n'y a ici aucune Catherine au-dessus de mes épaules. Ici, il n'y a rien, absolument rien.

Le monde existe, et je peux laisser le flot de l'amour se mouvoir en lui. (...) Vous ne pouvez avoir ce sentiment de l'unité qu'en disparaissant en tant que la petite personne. Alors, il y a la béatitude ; alors vous êtes libre. Libre d'être, libre d'aimer, et libre de tout accepter."

Catherine Harding

Posté par josleroy à 20:52 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Parcours vers l'éveil

Franck terreaux a eu la bonne idée de demander aux lecteurs de ce blog ce qui les avait le plus aidé sur le chemin vers l'éveil. Voici quelques unes des réponses qui ont été apportées ici. Ce serait très intéressant que d'autres lecteurs répondent également à la question (ma réponse ici):

Quel conseil vous a le plus aidé dans votre parcours vers l'éveil à vous-même ?

jlr

 

Image-Une-chouette-750x3941

 

 « Cela se traduisait chez moi par : que je le veuille ou non "c'est déjà en train de regarder" alors pourquoi rajouter un regardant, un observateur ?
Tout cela revient au même, certaines choses résonnent plus que d'autres selon l'individu qui le perçoit. L'important est de réaliser que le chercheur est totalement inutile il est donc inutile de se fatiguer. »

 Franck Terreaux

 

 
« Je ne sais rien dire de " l'éveil à moi-même" mais je viens de lire et voici ma réponse : Au plus fort des turbulences, ce qui m'a aidé est une petite phrase revenant en boucle : " La cause de tes difficultés n’est pas dans les choses, c’est toi-même dans les choses. C’est pourquoi regarde-toi d’abord et quitte-toi." Maître Eckhart. Je ne puis dire si la citation est exacte, si l'auteur est bien celui que je crois mais il est certain que la mise en oeuvre de cette injonction a été et reste décisive dans ma vie . 

 Juste ceci à ajouter : je ne le vis pas comme un conseil, mais un écho ou plutôt c'est d'abord un conseil, quelque chose qui ébranle, séduit et interpelle à la fois, puis la résonance s'installe. Personne ne l'installe, il y a juste constatation d'une fluidité.. Alors les mots disparaissent, avec leur auteur et le lecteur..
Reste un parfum.

 Lise

 

Voici le texte de Maitre Eckhart auquel Lise fait allusion :

 

«Entendons-nous bien : fuir ceci, aller vers cela, éviter ces gens, rechercher manière ou occupation n’est que ton agitation. La cause de tes difficultés n’est pas dans les choses, c’est toi-même dans les choses. C’est pourquoi regarde-toi d’abord et quitte-toi. En vérité, tant que tu ne te libères pas de ton vouloir, tu auras beau fuir, tu retrouveras partout obstacles et inquiétudes.
Chercher quoi que ce soit dans les choses extérieures, la paix, un lieu de retraite, la société des hommes, telle façon d’agir, les nobles œuvres, l’exil, la pauvreté ou l’abandon de tout, quelle qu’en soit la grandeur tout cela n’est rien, ne compte pour rien, ne donne rien — surtout pas la paix. Pareille quête ne mène nulle part : plus on cherche ainsi, moins on trouve. Ayant pris un chemin faux, on ne fait que s’éloigner davantage chaque jour.
Que faut-il donc faire ? D’abord, s’abandonner soi-même et, de la sorte, abandonner toute chose. En vérité, celui qui renonce à un royaume, au monde même, en se gardant soi-même, ne renonce à rien. Mais l’homme qui se renonce lui-même, quoi qu’il garde, richesse, honneur ou quoi que ce soit, a renoncé à tout. (…)
Regarde et, là où tu te trouves, renonce-toi. Voilà le plus haut.
Sache que jamais personne ne s’est assez quitté qu’il ne trouve à se quitter davantage. Commence donc par là, meurs à la tâche : c’est là que tu trouveras la paix véritable, et nulle part ailleurs.»

Maitre Eckhart

 

Ramesh Balsejkar-33 Balsekar

 

 « Après avoir "disparu" physiquement pendant quelques secondes, suivi d'une dé-pression jamais connue jusqu'alors, les livres de Ramesh Balsekar et plus tard de Werner Ablass (livres en allemand) m'ont beaucoup aidée avec ces questions : Qui voit, Qui décide et Qui agit ? Je suis revenue à "personne", début de mon expérience. Peu à peu s'est opérée une désidentification du personnage que je croyais être.
Le blog de José, ses livres ainsi que beaucoup d'autres (entre autres Frank Terreaux) contribuèrent à consolider `ce qui est la vraie nature du Soi. »

Elisabeth

 

 « S'il y a deux cherche la frontière, si tu ne la trouves pas cesse de l'imaginer.
Regarde depuis ce qui regarde et reste là. »

 Laurent

 

« Et une phrase de Douglas sur ton blog José (chaine youtube)
L'enregistrement a lieu en Ardèche...Douglas:"Celui qui parle de Cela...c'est trop loin......le livre qui parle de Cela...c'est trop loin."Et bing....... .retour au point Zéro.
(Une petite vidéo sympa:Mooji"tu n'es pas un concept") Merci et belle journée »

 Rien

 

 

 

 

« Bonjour,
ce qui m'a le plus aidé, indéniablement, ce sont les exercices pratiques de Douglas Harding et notamment le doigt qui pointe ! Je lisais depuis longtemps dans divers ouvrages de maîtres éveillés qu'il fallait retourner de 180° la flèche de l'attention, mais comment faire ? L'exercice du doigt qui pointe est celui qui ma permis enfin de comprendre comment retourner la flèche de mon attention et alors j'ai vu... D'accord pour dire avec vous qu'il n'y a rien ici, personne pour avoir vu et compris tout ça. Mais je ne suis qu'au début du chemin, car si j'ai compris et vu ma véritable nature, je suis toujours identifié au corps/mental. Il manque aussi la joie sans objet, la paix et la béatitude qui n'apparaissent qu'en présence du Soi, quand seul le Soi est présent (même si je sais que le Soi est présent en permanence puisqu'il n'y a que Lui). Mais lorsque c'est le cas, on sait d'expérience que là on est en présence de l'Etre suprême. Donc oui, les exercices de DH sont une aide formidable mais il faut continuer le chemin intérieur. »

 GLR

 

"L'auto-portrait de Ernst Mach a été le point d'arrêt de ma recherche. J'essayais toujours d'interpréter les textes que je lisais et je me perdais dans des considérations que je ne comprenais jamais complètement. Il faut dire que la notion de vacuité bouddhiste, selon laquelle les phénomènes sont dénués d'existence autonome et permanente, m'a beaucoup induit en erreur.
Grâce à ce dessin, j'ai instantanément perçu qu'il n'y a personne."

 Massimo

 

Ernst_Mach_Innenperspektive

 

"Sois ta propre autorité" et "Avant qu'Abraham fût, je suis". Ce n'a peut-être pas été temporellement ainsi, mais c'est ce qui reste le plus intensément présent.

Guillaume

 

Couv publication livre web

 

« Sur un chemin de plus de 30 ans, il y a eu de nombreux moments d'aides et d'ouverture.
Un des moments fort a été lors d'une conférence d'entendre Luis Ansa répondant à une question d'une participante : "Arrête de chercher, laisse toi trouver". Cette phrase anodine, dans ce moment-là a résonné très profondément pendant longtemps et a provoqué une ouverture à ce qui est là présent sans mental.

JPC

 

« Assieds toi et bois à la Source assoiffée d'être bue.  »

Anne

 

« Le retour de l'attention sur "mon oeil", bien sûr, a été central pour que je me rende compte de  ma vraie nature. Néanmoins Franck Terreaux a aussi été important.  Et aussi ce que dit Gilbert Schultz : « Quel que soit le concept qui apparaît à l'esprit, ce n'est pas ce que vous êtes. Vous êtes au sein de l'espace ouvert au-delà de tout ce qui survient dans l'esprit. Regardez à travers ces apparences. Continuez de chercher jusqu'à ce que tout soit dissous dans la transparence » Gilbert Schultz. (Voir son site ici ) »

Lin de Varga

 

 

"Pour moi c'est le "ne rien faire "de franck terreaux et après 25 ans de zazen....il y en a eu d'autres à d'autres moments mais celle là a été une révélation."

Philomène

 

"Quel conseil vous a le plus aidé dans votre parcours vers l'éveil à vous-même ?" Incontestablement (en 35 ans de recherche) l’inversion de l'attention de 180° (l'exp. du doigt qui pointe - avec sa mise en application régulière) et donc, ce qui en découle : personne n'est au centre, plus d'identification au personnage, (mental, imaginaire) l'espace d’accueil, l'ouvert, et la possibilité de le mettre en pratique à tous moments, et de comprendre ce qui est cité dans de nombreux textes sans dire vraiment, concrètement "comment faire". Pour finir : "voir", voir que tout est déjà là, là et accompli ... cette inversion de l'attention ma le plus aidé.
Et tout ceci grâce à la découverte de ce blogue et donc à l’immense et formidable travail de José Le Roy, Milles merci à toi !!!
"

Gepetto

 

"Spontanément et rapidement, je répondrai que c'est la pratique ( régulière ) de la méditation qui a été décisive et le reste . En effet, cet exercice infuse ( régulièrement ) à la fois attention et disponibilité intérieures. Il arrive que l'on se trouve étonné des changements de conscience qui se sont produits tant c'est naturel et sans grand effort (...qu'est-ce que cela donnerait avec effort? cela tombe bien ce n'est pas la question!).
Avec ce " travail", émergent de nombreux concours et occasions, dont votre blog n'est pas des moindres, qui engendrent amitié et gratitude.
Merci,"
Isabelle

80720020_o

 

 

 

 

 

 

Ce qui m'a aidé à comprendre c'est le retour sur soi avec le doigt pointé, à qui la faute ;-) !!...une grande découverte, un soulagement immense ...une frayeur parfois aussi.
Mais cette "prise de conscient" ou prise à la Conscience, ce lien une fois réalisé est d'une richesse merveilleuse. Plus de doute, des questions comme des nuages, le détachement, une attraction agissante entre l'être et le monde.
J'ai pendant un temps accroché un fil au poignet pour me rappeler où se trouvait la porte.
Savoir laisser de coté de temps en temps sa carcasse humaine est une médication qui sauve en effet.
Merci encore de partager cela avec tant de vivacité.

Lili

 

Shikantaza

 

Pour moi, après avoir rencontré le bouddhisme (zen) il y a déjà quelques années de cela et avoir goûté par la suite à d autres voies, ce n'est que très récemment que j ai découvert le sens profond du "shikantaza" le "juste s'asseoir". Cet acte de simplement ne rien faire comprend à lui seul tout le noble octuple sentier. Je tentais désespérément (embarrassé de concepts non duels) d'échapper à cette réalité en m'en cherchant une autre...ma véritable nature, l éveil, l espace que je suis et j en passe. Une simple illusion. Encore un concept...La question "qui suis Je?" ne m'a rien apporté. Bien au contraire. Je crois qu'elle mène à une impasse.Je préfère aujourd'hui les questions "qu'est ce que c est?" "Comment ca fonctionne". Je ne suis plus tenté d aller voir ailleurs et je reste avec ce qui est. L assise silencieuse dévoile toute sa splendeur. Pénétrer la réalité, la comprendre c est l éveil. Et l éveil ce n est pas une fois. C est une pratique constante. Éclairer toutes mes zones d'ombres est essentielle désormais pour moi. Tentez de "voir" ce que je suis est un complet hors sujet. Voilà ma révélation.

Nicolas

 

 

ug_abt_conflit_with_yourself

 

"Autant que je me souvienne j'ai toujours voulu la paix éternelle . Enfant, je ne comprenais pas tout ce cirque . Pourquoi l'école et tout ce bazar pour devenir quelqu'un .. je suis déjà ce que je suis . Ce que je suis n'est pas georges ( je suis la nature ) cela était très clair . Ensuite j'ai souffert car je me suis fait prendre au jeu social auquel je n'ai jamais vraiment adhéré. J'ai joué un rôle qui ne m'a jamais convenu . J'ai toujours eu la ferme conviction que je n'avais besoin de rien . La réalité telle qu'elle est m'a toujours convenu . Ainsi pourquoi ce bazar ... ? Il me fallait un remède . .. il y a eu les 2 krishnamurti . Mais je cherchais à reproduire ce qu'ils avaient vecu ( c'était ma pensee ) De fil en aiguille Ramana et Nisargadatta. Qui ont remis l'église au milieu du village ( je suis déjà la réalité que je recherche) mais les doutes subsistaient ( les raisonnements et le mental résistaient) encore très puissants . Enfin , il y a eu Karl Renz et Stephen Jourdain . Après des lectures passionnantes et passionnées, d un instant à l'autre . Un déclic s'est créé : j'ai tout vu tel un rêve que je maintenais , auquel je donnais vie par moi même et en moi même . Tout était un mensonge que je me racontais. D'un instant à l'autre, je me suis vu dans l'impossibilité de me perdre ou de me retrouver . Dans l'impossibilité de ne pas être ce que je suis . Cela a été accepté. Un rêve peut se déployer mais il est vu pour ce qu'il est : un rêve . Tout les concepts ou imaginations n'ont aucun pouvoir sur ce que je suis . Ainsi être est tout ce qui est et ce ne sera jamais différent . Dans le rêve tout peut se passer mais pour ce que je suis ... jamais car cela commence et se termine maintenant . C'est un peu la fin de l'aventure humaine intérieurement . Les prises de tête s'arrêtent mais c'est le début de la véritable aventure humaine celle du quotidien avec les autres et tout le reste . On est acteur à ce moment là ...

Georges

 

 

ultimatemedpic

Nisargadatta

C'est une phrase de Nisargadatta : "Observez ce que vous n'êtes pas, et vous vous en libérez "; et une phrase aussi, je ne sais plus de qui.... "il faut que je diminue et que tu croisse "
Bien entendu a mettre en pratique sans cesse !

Danielle

Posté par josleroy à 15:06 - Commentaires [7] - Permalien [#]
Tags :


06 décembre 2016

C'est la méditation

 

 

15390897_1612110152431698_5187014742118953154_n

 

Posté par josleroy à 20:52 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Dzogchen et enfance

James Low est un enseignant contemporain du Dzogchen Tibétain.

Il montre dans ce texte que le but de la pratique est de pointer vers l'ouverture innée de l'esprit. Cette ouverture est simplement celle qui était la nôtre quand nous étions enfant. Elle est toujours ici, mais nous l'avons oubliée.

Cette référence à l'enfance me rappelle ce qu'on lit dans l'Evangile de Thomas : Logion 4.

"Jésus a dit : L’homme vieux de jours n’hésitera pas à interroger un petit enfant de sept jours sur le lieu de la vie, et il vivra,  car beaucoup de premiers seront derniers, et ils deviendront un seul être."

jlr

 tumblr_m8oknpOcWN1qlsr3bo1_1280

"Au Tibet, il a été dit que le dzogchen était au Tibet avant que le bouddhisme arrive. Il était là avant la religion Bön aussi. Ce qui signifie que ce n’est pas un système inventé, mais quelque chose qui était, qui a toujours été là, et auquel les gens de tous les endroits, de tous les temps ont accès.

Très souvent, si vous passez un peu de temps avec des petits enfants, vous pouvez ressentir qu’ils vivent cette expérience. Bien sûr, quand les enfants sont petits ils ne font pas de commentaires sur ce qu’ils font, ce qui signifie que leur vie, leur expérience est ouverte et immédiate pour eux. C’est merveilleux de voir les gens quand ils rencontrent un petit bébé ; généralement,  quelque chose dans le cœur s’ouvre et le visage s’illumine, et les gens sont tendres et immédiatement connectés avec le bébé. C’est la véritable ouverture et la vulnérabilité du bébé qui invitent les personnes à entrer dans son  monde. Bien sûr, un bébé est plutôt démuni. Quand il grandit et apprend comment prendre soin de lui-même, il perd cette ouverture. Ceci est plutôt triste et cependant cela s’est produit pour chacun d’entre nous. Il y a eu un temps où nous étions juste nous-mêmes, et puis nous nous sommes « développés », ce qui était nécessaire pour s’adapter à la société, mais dans cette évolution nous nous sommes perdus. Nous sommes devenus tournés dans ou tournés vers le rythme du monde, les exigences nécessaires de l’existence.

Cependant, du point de vue du dzogchen, l’ouverture est toujours là et la tache de la méditation est d’intégrer notre capacité pour la complexité « d’être dans le monde avec les autres » avec la simplicité du fondement.

La base de la pratique est de s’éveiller à l’état qui est déjà ici, de lui être complètement ouvert, un état qui nous est caché par rien d’autre que notre propre activité.

Ce dernier point est très important puisqu’il signifie que tout ce dont vous avez besoin est déjà là avec vous ; il s’agit de savoir comment prêter attention à votre existence. »

Trouver son chemin vers chez soi : Une introduction au dzogchen,

Enseignements donnés par James Low, Espagne, juin 2010.

 

 

 

 

Posté par josleroy à 19:43 - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , ,

05 décembre 2016

Un conseil ?

 

"Question : Quel conseil t'a le plus aidé dans ton parcours vers l'éveil à toi-même ?"

 

Dans le livre de Nisargadatta Maharaj « Je Suis », j’ai trouvé une indication précieuse : il disait « Personne ne regarde en ce moment ». Cela m’a profondément aidé. J’ai retourné mon attention et j’ai cherché celui qui regardait, et…l’observateur s’est évanoui.

Douglas Harding m’a donné les outils que je cherchais pour stabiliser l’expérience et la partager avec autrui, en particulier avec Lorène mon épouse, ce qui fut une grande aide et une grande joie.

Ce qui m’a aidé et m’aide encore c’est ce simple retournement de l’attention : je prends simplement conscience que le monde est vu à partir d'une immense ouverture, sans limite et sans forme, et non à partir d'une tête.

C'est simple, simple, simple. Mais je crois que les gens veulent des chemins plus compliqués...Il y a même quelqu'un qui m' a dit un jour : "Si c'était aussi simple, cela se saurait." Ah ! Ah ! Eh bien précisément, cela se sait. Les textes ne cessent de le dire depuis deux mille ans. Et l'expérience le confirme.

jlr

tumblr_mhkmsv50WQ1qg7ex5o1_400

Posté par josleroy à 21:02 - Commentaires [16] - Permalien [#]

Miracles

Voici un poème de Walt Whitman que j'aime beaucoup.

Le poète américain a su saisir ici la beauté de chaque instant, le miracle de chaque moment. Car, quand tout est vu à partir de la pure conscience, tout jaillit à partir du Rien, sans raison, comme une grâce.

jlr

les-toits-de-new-york-1

MIRACLES

 

Eh quoi, vous faites si grand cas d'un miracle

Je ne connais, quant à moi, rien autre que des miracles,

Que je me promène dans les rues de Manhattan,

Ou darde ma vue par-dessus les toits des maisons vers le ciel,

Ou marche le long de la plage, baignant mes pieds nus dans la frange des vagues,

Ou me tienne sous les arbres dans les bois,

Ou cause le jour avec quelqu'un que j'aime ou dorme la nuit avec une personne que j'aime,

Ou sois à table assis avec d'autres dîneurs,

Ou regarde les étrangers qui sont en face de moi dans le tram,

Ou observe les abeilles s'activant un après-midi d'été autour de la ruche,

 

Ou les animaux qui paissent dans les champs,

Ou les oiseaux, ou le prodige des insectes dans l'air,

Ou le prodige du soleil couchant ou des étoiles brillant d'un éclat si tranquille,

Ou l'exquis croissant, délicat et mince, de la nouvelle lune au printemps ;

Toutes ces choses et les autres, sans en excepter une seule, sont pour moi des miracles,

Chacune se rapportant au tout, sans cesser d'être distincte et à sa place.

 

Pour moi chaque heure de la lumière et des ténèbres est un miracle,

Chaque centimètre cube de l'espace est un miracle,

Chaque mètre carré de la surface de la terre est parsemé de miracles,

Chaque pied de l'intérieur de la terre déborde de miracles.

Pour moi la mer est un perpétuel miracle,

Les poissons qui nagent — les rochers — le mouvement des vagues — les vaisseaux qui portent des hommes,

Où donc y a-t-il des miracles plus étranges ?

Walt Whitman

 

 

 

 

Why, who makes much of a miracle?
As to me I know of nothing else but miracles,
Whether I walk the streets of Manhattan,
Or dart my sight over the roofs of houses toward the sky,
Or wade with naked feet along the beach just in the edge of the
        water,
Or stand under trees in the woods,
Or talk by day with any one I love, or sleep in the bed at night
        with any one I love,
Or sit at table at dinner with the rest,
Or look at strangers opposite me riding in the car,
Or watch honey-bees busy around the hive of a summer
        forenoon,
Or animals feeding in the fields,
Or birds, or the wonderfulness of insects in the air,
Or the wonderfulness of the sundown, or of stars shining so
        quiet and bright,
Or the exquisite delicate thin curve of the new moon in spring;
These with the rest, one and all, are to me miracles,
The whole referring, yet each distinct and in its place.

To me every hour of the light and dark is a miracle,
Every cubic inch of space is a miracle,
Every square yard of the surface of the earth is spread with the
        same,
Every foot of the interior swarms with the same.

To me the sea is a continual miracle,
The fishes that swim—the rocks—the motion of the waves—the
        ships with men in them,
What stranger miracles are there?

Posté par josleroy à 20:24 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

L'aimé des dieux

15319179_1274311375941672_6377199906842354121_n

Gotlib, l'aimé des dieux, nous a quitté.

15391067_1274452789260864_6672319714638881214_n

Il avait accompagné ma jeunesse.

Sa dérision envers les religions est salutaire surtout aujourd'hui.

jesus1

jesus2

jesus3

Tous les dieux réunis

 

2663a910117781fbe8a412dfa81946d8

 

20141221_gotlib

 

 

Il y a même une scène où les dieux regardent une cassette video porno...mais celle-là je ne la mets pas...

Salut l'artiste

jlr

Posté par josleroy à 19:20 - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : ,