Eveil et philosophie, blog de José Le Roy

18 janvier 2018

Rencontres sur l'éveil

Ce soir jeudi

Réunion Internet sur l'enseignement de Douglas Harding avec José Le Roy

de 20h30 à 21h30h

Jeudi 18 janvier

gratuit

contact : joseleroy29@gmail.com

 


Et à ne pas manquer un atelier à Paris, dans un centre bouddhiste, avec José Le Roy et Fabien devaugermé

 

Samedi 3 et dimanche 4 février 2018 à PARIS : Reconnaître la Présence naturelle et l’intégrer au quotidien

Atelier Week-end de « pleine conscience sans effort » !

Cet atelier n’est pas une introduction à la méditation de pleine conscience. Il est donc conseillé à des personnes sachant déjà méditer, ou bien ayant déjà fait l’expérience de soi comme étant vaste, conscient, libre et ouvert même sans avoir médité.

Cet atelier a lieu pour la première fois à Paris sur 4 demi-journées.

  • Horaires :
    • de 10h15 à 17h00 le samedi 3 février 2018
    • de 10h à 16h le dimanche 4 février 2018
  • Lieu : salle Sangha Loka, 55 Rue Quincampoix, 75004 PARIS

La pleine conscience est le fait de prêter attention, sans jugement, à notre expérience du moment présent. Sensations, émotions, désirs, pensées : tout apparait dans l’expérience d’être ici et maintenant. Mais en général nous sommes happés par ces phénomènes et devenons décentrés, et par conséquent stressés ; nous perdons de vue notre centre intérieur.

Le but de l’atelier est de retrouver ce centre au-delà des pensées, des émotions, du corps et de nous éveiller à notre véritable Soi qui est vaste, ouvert, libre, silencieux et intensément vivant.

« La pleine conscience nous permet, dit John Kabat-Zinn, d’entrer en contact avec une tout autre dimension de nous qui était là mais qu’on ne percevait pas, la dimension de notre sagesse intérieure. »

Nous explorerons concrètement cette dimension de sagesse par la pleine conscience afin de l’intégrer dans la vie de tous les jours et de vivre plus sereinement notre quotidien. Il s’agit d’opérer un retournement de notre attention, de découvrir notre vrai Soi et d’être cet Espace calme, lucide et éveillé.

Pour cela Fabien Devaugermé et José Le Roy utiliseront les méthodes de méditation de pleine conscience et les outils du philosophe anglais Douglas Harding. Cet atelier donnera à chacun la clef pour reconnaitre la Présence naturelle et l’intégrer au quotidien.

Cet atelier est animé par :

Tarif : 100 € pour les deux jours avant le 20 janvier 2018, 115 € à partir du 20 janvier. Le repas n’est pas inclus. La salle étant à deux pas du Centre Pompidou, de nombreux restaurants sont à proximité.

 INSCRIPTION

Posté par josleroy à 15:20 - Commentaires [0] - Permalien [#]


mon esprit était libéré

Hier j'ai assisté à une conférence très intéressante de Jacques Scheuer à Paris au Forum 104 :

De l’illusion à l’authentique : la Voie du Bouddha.

Voir ici

cette conférence s'inscrivait dans un cycle de 3 conférences sur le thème de  :

L'expérience du Réel

Les deux prochaines conférences auront lieu en février et mars :

Colette Poggi, le jeudi 15 févier à 20 h :

L’Expérience du Réel comme voie intérieure dans le Shivaïsme du Cachemire non-dualiste

voir ici

et

José Le Roy le jeudi 15 mars à 20 h :

Vivre au coeur du Réel dans le monde contemporain occidental

Voir ici

Jacques Scheuer à distribuer quelques beaux textes sur le bouddhisme,
notamment ce récit d'un éveil par une des premières femmes bouddhistes de l'histoire:

femmes

 

"J'ai tout fait correctement et j'ai suivi la règle de mon maître. Je ne suis ni paresseuse ni fière. Pourquoi n'ai-je pas trouver la paix?

En me lavant les pieds, je regardais l'eau du bain couler le long de la pente.

Je concentrais mon esprit comme un cheval noble.

Puis j'ai pris une lampe et suis rentrée dans ma cellule, j'ai vérifié mon lit et me suis assise dessus.

J'ai pris une aiguille et j'ai appuyé sur la mèche.

Tout comme la lampe s'est éteinte, mon esprit était libéré."

 

 

 

Souffle

 

 

 

Posté par josleroy à 15:04 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

16 janvier 2018

Qing Jing Jing

Un classique du taoïsme vient d'être traduit et commenté par Ke Wen et Sophie Faure.

 

Le Qing Jing Jing

Le livre de la Pureté et du Calme

Ce très beau texte (et très court) date d'au moins le XIIème siècle

 

extrait:

 

L'esprit éveillé

voit le vide

Il contemple le Vide

à partir du Vide

il n'y a rien à considérer comme vide

 

Tout vide est une non-existence;

la non-existence n'existant pas,

c'est aussi une non-existence

 

dans la pure transparence survient

l'état de calme suprême originel.

 

 

qing

 

Introduction

 

Chapitre 1 et 2

 

qingjingjing2

Posté par josleroy à 20:26 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

15 janvier 2018

La porte est grande ouverte

Les poissons rouges sont dans l'aquarium et pensent qu'ils ne peuvent sortir, alors que l'aquarium est dans l'eau!

Cela m'a paru être une analogie de l'éveil : nous pensons être enfermés dans les limites du corps, des pensées et de l'individualité. Mais il suffit d'un léger déplacement de l'attention pour être complètement libre.

Juste regarder au-dessus des épaules et nous voilà hors de toutes limites...

c'est la sortie !

et la porte a toujours été grande ouverte

jlr

 

 

Posté par josleroy à 21:53 - Commentaires [6] - Permalien [#]

sortir du rêve éveillé

000013-full


"Il semble y avoir deux types de chercheurs : ceux qui visent à faire de leur ego quelque chose d’autre qu’il n’est, quelque chose de saint, de gai, de généreux (comme si l’on pouvait rendre « non chat » un chat) et, d’autre part, ceux qui comprennent que toutes les tentatives de ce genre sont seulement des gesticulations et de la pure comédie.

Ces derniers réalisent aussi qu’il n’y a qu’une seule chose qui puisse être faite, elle consiste à se désidentifier de l’ego en prenant conscience de sa non réalité et en prenant conscience également de notre identité éternelle avec le pur Etre.

Autrement dit, il s’agit juste de sortir du rêve éveillé comme nous sortons tous les matins du rêve endormi".
Wei Wu Wei


Wei Wu Wei :
D’origine irlandaise, Terence Gray, alias Wei Wu Wei, naît en 1895.
Dans les années 20, il s’intéresse essentiellement à l’Egyptologie et à l’art, et s’investit activement dans la vie culturelle anglaise : producteur de pièces de théâtre, dramaturge, théoricien, éditeur, il a influencé beaucoup d’artistes de l’époque, en particulier à Cambridge où il vit.
Puis il se tourne vers la philosophie et la métaphysique, et entame une série de voyage à travers l’Asie. Un bouleversement intérieur va alors l’amener à rencontrer de nombreux êtres remarquables du point de vue spirituel, tels que Douglas Harding, Robert Linssen, Hubert Benoit, le maître Chan Xu, Krishnamurti, Swami Siddheswarananda, Jean Klein…
Vers l’âge de 60 ans, il s’installe en France avec sa femme et s’occupe d’un vignoble. En 1958, il publie son premier titre sous le pseudonyme de Wei Wu Wei. Huit autres titres suivront, jusqu’en 1974, abordant le bouddhisme chan et le taoïsme dans un style très personnel qui donne une saveur unique à l’ensemble de son œuvre.
Il meurt à Monaco en 1986.

Posté par josleroy à 12:13 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,


14 janvier 2018

La vision et l'abandon

 Caroline m'a demandé si ce texte était bien de Douglas Harding. Oui, il est de lui. Il est extrait de l'Immensité intérieure, chapitre 6, editions Accarias-L'Originel, p. 129, 134,135. (merci à Christophe d'avoir retrouvé la source du texte)

Douglas distingue ici LA VISION et L'ABANDON. Voir est simple et immédiat, s'abandonner à ce qui est, sans résistance, dans un oui d'adhésion total, est difficile.

Dans la bande dessinée consacrée à la vie de Douglas, il y a une page sur ce moment douloureux de la vie de Douglas Harding  qui a duré 3 semaines en 1977 (Douglas a alors 68 ans).

nui noire

jlr

 

« La vision est une porte merveilleuse, mais pour moi, ce sur quoi la porte s’ouvre, le sens de toute l’histoire, ce qui est capital, ce n’est pas la vision, c’est le lâcher-prise, l’abandon de soi. Il s’agit d’abandonner la volonté. Il me semble qu’il y a trois niveaux de volonté.

La volonté ordinaire, au sens commun, est ce que Douglas veut. Par exemple, en ce moment, aller bientôt déjeuner.


Le niveau suivant est le niveau psychologique inconscient qui peut avoir une intention totalement différente, être malade peut-être, et ne pas avoir envie du tout de manger. Parfois le second niveau est l’exact opposé du premier, surtout dans la psychologie jungienne. Ces deux niveaux font partie du petit.


Mais il y en a un troisième qui n’est pas celui du petit, mais celui du Grand. Et quelle est la volonté du Grand ? C’est que tout soit tel que c’est. Si vous voulez parler en termes de Dieu, la volonté du Grand est la volonté de Dieu. Quand je passe de la volonté superficielle du petit, de Douglas, à celle de Celui que je suis vraiment, alors je suis comblé .

Chaque fois que vous regardez pour voir Qui vous êtes, c’est aussi facile qu’un clin d’œil.
Mais le plus difficile de tout, c’est de renoncer à la volonté personnelle.
Et tant que nous n’avons pas fait face à ce problème de la volonté, je crois que nous sommes spirituellement immature.


Quand ce problème est surmonté, nous pouvons alors passer à l’Union.


C’est quelque chose de très personnel. On ne peut pas parler pour les autres.
Pour moi, c’est arrivé lorsque j’ai désespéré de moi-même et surtout de ma vie spirituelle.
Il est tout à fait possible que certaines personnes ne soient pas obligées de traverser cette épreuve. Elles ont beaucoup de chance, alors.
Il a fallu que je perde de plus en plus confiance en moi-même avant d’être capable de placer ma confiance en ce qui n’était pas moi.
Tout au long de l’expérience, j’avais perdu confiance. C’était vraiment irrationnel. J’étais submergé par la peur.
 La vision était claire. J’avais toute la théorie. Je la pratiquais depuis de nombreuses années.
Mais j’étais encore une âme abandonnée, une âme perdue. Il n’y avait pas d’espoir.
Cela n’a pas duré très longtemps, mais j’avais perdu confiance.
Petit à petit, c’est allé mieux. J’ai accepté. Je ne me suis pas rebellé contre l’expérience.
 Le moyen d’en sortir, j’en suis sûr, c’est d’abandonner sa volonté personnelle superficielle à sa volonté la plus profonde.
Quand les gens ont traversé la nuit sombre de l'âme, quelque chose de très radical s'est produit. Ils ont touché le fond, et il le fallait.
Ils sont vraiment descendus en enfer et ils savent ce que c’est.
Cela arrive aux personnes très engagées dans la vie spirituelle et en général depuis longtemps.
On pourrait croire que la vie spirituelle est une progression régulière vers l’Union avec Dieu, sans aucun accident en route.
Mais pas du tout ».

 Douglas Harding

Posté par josleroy à 14:08 - - Commentaires [15] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

13 janvier 2018

Rumi et Saint François

saint françois

 

Un enseignement de Jean-Yves Leloup sur Rumi et saint François. Almora publiera en mai un très beau livre de Jean-Yves sur Marguerite Porète.

 

 

Posté par josleroy à 18:56 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , ,

Envie de glander ?

Nous publions un nouveau livre aux éditions Almora

La voie du Glandeur

de René Daoudal

 

IMG_0001

 

IMG_0002

 

 

"La recherche intérieure, qu'elle soit psychologique ou spirituelle, est souvent une démarche empreinte de beaucoup de sérieux, voire de componction. Certes, la gravité a son rôle à jouer, mais  ce qui est vraiment important doit-il nécessairement être austère ? Être sérieux peut être compatible avec ''ne pas se prendre au sérieux''. Nous passons quelques années sur une petite planète perdue dans une branche de la galaxie et nous continuons pourtant chacun à penser sérieusement être le centre de l'univers. C'est à la fois drôle et pathétique !

              Ce livre aborde donc un sujet grave avec une dérision apparente. Il n'engage que son auteur. Il est le fruit de mon expérience personnelle de glandeur, de mes réflexions, et du constat que l'envie récurrente de glander est la seule chose commune à tous les êtres humains, ne serait-ce que sous la forme du besoin de se reposer et de dormir. Sinon, tout nous sépare les uns des autres, les goûts, les désirs, les peurs, les joies, les peines, les idées, les croyances, les destins... Mais l'attraction pour l'expérience de la Glande est la même pour tout le monde. Le contexte, les modalités peuvent varier en fonction des individus et des civilisations, néanmoins l'essence de la Glande est éternelle. Elle est facile à reconnaître. Il s'agit d'un état de tranquillité, de paix intérieure et, en même temps, d'ouverture et d'accueil. C'est l'état le plus simple qui soit.

             Tout le problème est de rendre cette expérience durable, de pouvoir l'adapter à l'infinie variété des conditions de l'existence. L'évolution de la société moderne ne valorise pas cette attitude. Il faut aujourd'hui réagir vite devant les difficultés. Mais d'où part l'action ? De quelle partie de nous ? Voilà la question. Une croyance est actuellement devenue à peu près généralisée. Elle pourrait s'exprimer ainsi : ''Cela va mal se passer si on ne fait rien''. Ce n'est pas si sûr. Les arbres ne font rien et pourtant ils poussent et donnent des fruits. Il n'est d'ailleurs pas impossible qu'à force de faire n'importe quoi, l'humanité n'arrive, par un effet de pendule, dans une période où la Glande sera obligatoire. Il est urgent de le comprendre et de s'y préparer, parce que glander, quand on n'en a pas l'habitude, ce n'est pas facile. Pourtant, il s'agit d'une tendance si naturelle... Se reposer de vouloir être autre chose que soi.

              A l'origine du besoin de glander se trouve la nostalgie d'un paradis perdu. Est-ce-qu'il s'agit seulement du sentiment inconscient d'avoir vécu jadis dans la béatitude amniotique, ou bien ce besoin est-il relié à un souvenir encore plus lointain et plus profond ? Toujours est-il que le repos, la tranquillité, le non-effort exerce sur l'être humain une attraction constante à laquelle le glandeur répond positivement, mais à sa manière. Malheureusement pour lui, la survie sur cette planète nécessite beaucoup d'efforts. La science de la Glande a pour but de réconcilier cette aspiration primordiale avec les conditions de vie sur la terre."

René Daoudal

 

Sommaire

INTRODUCTION

 Chapitre 1 - HISTOIRE DE LA GLANDE

 –    ORIGINE DU COURANT DE LA GLANDE

–    LA GLANDE ARCHAÏQUE

–    LES HIPPIES

–    LES ADJUVANTS A LA GLANDE

–    LES HIPPIES, LE PLAISIR ET LA GLANDE

–    AU LIT POUR LA PAIX

–    LA GLANDE ORIENTALE

–    GLANDANANDA  ET SES HÉRITIERS

–    LE COURANT DE LA GLANDE AUJOURD'HUI

–    LA GLANDE CÉNOBITIQUE

 

Chapitre 2 - MÉTAPHYSIQUE DE LA GLANDE

 –    LA NATURE DU TEMPS

–    LE MOMENT PRÉSENT

–    CE QUI EST

–    L’INTÉRIEUR

–    LA TENDANCE AU REPOS

–    COSMOGONIE DE LA GLANDE

–    LE SOMMEIL ET LA MORT

–    ÉROS ET THANATOS

–    HONORER LA GLANDE

 

Chapitre 3 - LES OBSTACLES A LA GLANDE

 

–    PRENDRE LE TEMPS

–    LES PENSÉES ET LES ÉMOTIONS

–    L' ENNUI

–    LA SOUFFRANCE MORALE

–    LE TÉMOIGNAGE DE MICHEL

–    LA MALADIE

–    LE TRAVAIL

–    LA SOCIÉTÉ

–    LES OBSTACLES MINEURS

–    LE TÉMOIGNAGE DE BERTRAND

 

Chapitre 4 - LE GLANDEUR ET LES AUTRES

 –    LA DÉCOUVERTE DE L'AUTRE

–    L'AUTRE EST UN GLANDEUR

–    L'AUTRE N'EST PAS UN GLANDEUR

–    L'AUTRE EST VOTRE FEMME OU VOTRE MARI...

–    JOSETTE ET LA GLANDE DANS LE COUPLE

–    BERTRAND ET LA GLANDE DANS LE COUPLE

–    L'AUTRE EST VOTRE ENFANT

–    L'ABSENCE DE L'AUTRE

–    LE GLANDEUR ET L'OPINION DES AUTRES

 

Chapitre 5 - LA PRATIQUE DE LA GLANDE

 –    LES LIEUX, LES MOYENS, LES EXERCICES.

–    LES ACTIVITÉS COMPATIBLES ET LES ACTIVITÉS INCOMPATIBLES

–    LES RÉSULTATS, LES AVANTAGES ET LES INCONVÉNIENTS

–    LA SURVIE DU GLANDEUR    

–    PENSÉE MÉCANIQUE ET PENSÉE ORGANIQUE   

–    LE GLANDEUR ET L'AMOUR 

–    LE GLANDEUR ET LA MORT

–     LE TÉMOIGNAGE DE GÉRALDINE

 

 

Quelques glandeurs remarquables

Lexique de la Glande

Bibliographie

 

bed_in_01

"La vie c'est ce qui arrive alors que vous êtes occupés à faire d'autres plans."

John Lennon

 

ramana

Ramana Maharshi, un autre glandeur célèbre

Posté par josleroy à 18:11 - Commentaires [0] - Permalien [#]

12 janvier 2018

Qu'est-ce que le yoga ?

Le yoga pratiqué aujourd'hui en Occident a-t-il encore à voir avec un chemin de libération, d'éveil ?

Les cours de yoga ne sont-ils pas souvent des cours de fitness, de gymnastique?

Voire du contorsionisme ?

Il est interessant de noter que dans la Bhagavad Gita, le yoga n'a aucun rapport  avec des postures, et pas davantage chez Patanjali (une posture confortable est recommandée c'est tout).

Le yoga c'est voir toutes choses de manière égale et renoncer aux fruits de l'action, selon la Gita.

 

"Demeure égale dans le succès comme dans l'insuccès.

C'est cette équanimité même qui est le yoga" en Gita 2-48 

samatvam yoga ucyate (le yoga, c'est l'équanimité)

 

"Heureux de percevoir la connaissance, situé en soi-même et maître de ses sens,

l'homme agissant, on le dit détaché car il voit d'un même oeil l'or, la terre et la pierre" 6-8

 

 "A l'égard d'un brahmane maitrisant el savoir, à l'égard d'une vache, d'un éléphant, d'un chien, et aussi d'un mangeur de chien, les sages ont le même regard." samadarshina 5-18

 

"En vérité, ici-bas, seuls triomphent des formes ceux dont la pensée a ce regard égal."(trad Alain Porte) 5-18,19

 

 

 

Posté par josleroy à 17:03 - Commentaires [3] - Permalien [#]

11 janvier 2018

L'espace dans le dzogchen

L'espace du ciel, l'espace physique est un symbole de l'immensité de notre vraie nature.
Dans beaucoup de traditions spirituellles - et en particulier dans le bouddhisme - l'espace et le ciel sont fréquemment utilisés comme analogies pour symboliser  ce qui se trouve au-delà des concepts et de la perception sensible : l'essence de l'esprit.

Dans le dzogchen tout particulièrement, la référence à l'espace est omniprésente. Par exemple :

 «L'Éveil a l'espace pour nature,

Et dans l'espace, il n'y a ni effort ni accomplissement ,

Quiconque pratique l'effort et l'accomplissement

N'accomplira pas l'Éveil semblable à l'espace.

L'accomplissement à coup d'efforts est déviant et obscurcissant.»

Chapitre 38 du Tantra du roi qui crée tout, ce qui désigne rigpa, cité dans:Longchenpa, la liberté naturelle de l'esprit. Présentation et préface de Philippe Cornu, préface de Sogyal Rinpoché. Éditions du Seuil, coll. « Points. Sagesses » n° 66, Paris, 1994. 395 p./p.121

Mais l'espace "extérieur" est aussi le moyen de l'éveil, car en le contemplant on peut réaliser la vacuité de l'espace mental et ultimement la vacuité de Rigpa, la nature de l'esprit.

Le maitre Tulku Urgyen Rinpoche écrit ainsi :

"Nous utilisons l'espace extérieur sans nuages comme un exemple d'analogie car il est sans support : en lui, il n'y a rien sur lequel l'esprit puisse se fixer ou qu'il puisse saisir.

Il est sans base, à la différence des autres éléments.

Un ciel clair et pur est idéal pour la pratique.

Comme il est vaste et ouvert, il est sans support pour les pensées.

Cependant, on dit que l'océan ou un grand lac peuvent aussi être utilisés, si leur surface est tranquille et calme.
La raison pour laquelle le ciel doit être clair c'est parce qu'il ne doit y avoir aucun endroit ou aucune chose sur lesquels fixer son attention. (...) L'espace est en essence ouvert et libre."

Urgyen appelle cette pratique celle des trois espaces  :

"L'espace extérieur est simplement l'ouverture droit devant vous.

L'espace intérieur de l'esprit vide est simplement la qualité vide de votre esprit.

L'espace profond est la vacuité de rigpa, la conscience nonduelle."

Il s'agit de réaliser que ces trois espaces n'en font qu'un, que fondamentalement il n'y a que l'espace vide et conscient dans lequel apparaissent les phénomènes.

Pour cela il faut regarder l'espace:

"Vos yeux doivent se relier avec l'espace, ainsi ne regarder pas le sol mais diriger les en haut vers l'espace."

Pourquoi s'engager dans cette pratique: Urgyen dit :

"L'espace par lui-même est totalement libre. Il n'a ni centre; ni limite dans aucune direction. Diriger le regard dans le coeur de l'espace vide est une aide pour expérimenter soi-même l'état de rigpa qui est pareillement libre et omniprésent."

Voilà en effet une pratique simple mais très efficace pour se libérer de l'identification avec le moi, avec l'esprit ordinaire. Si je regarde le ciel, je deviens vaste, sans limite et sans centre comme lui,  et je réalise aussi qu'il n'y a ni extérieur ni intérieur mais un seul espace conscient et non-conditionné.

Voir Quintessential dzogchen, Rangjung Yeshe Publications, 2006

jlr

ciel_bleu_rigpa

repost du 6 septembre 2010


 

Posté par josleroy à 18:27 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
Tags : , , , ,