Eveil et philosophie, blog de José Le Roy

21 septembre 2018

La plus accessible

 

J'animerai avec Serge Durand un atelier consacré à l'éveil spirituel ce soir

à Paris

Vendredi 21 septembre

de 20h30 à 22h30

Nous utiliserons les outils du philosophe et mystique Douglas Harding

Gratuit

Rens : joseleroy29@gmail.com

 

 

"Bien qu’au cours des siècles on ait représenté cette vision comme la chose la plus difficile au monde, c’est en réalité la plus facile.

Un nombre incalculable de chercheurs sincères ont été victimes de cette plaisanterie des plus cruelles, le plus impie des pieux mensonges.

Le trésor des trésors qu’ils se sont épuisés à chercher est en fait le plus accessible, le plus évident, le plus flagrant qui soit, exposé en pleine lumière à chaque instant."

Douglas Harding

 

 

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Douglas et Catherine Harding

 

Merci à Nicole pour la photo

 

 

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Les sorties du corps sont-elles scientifiquement prouvées?

Peut-on prouver que la conscience n'est pas produite par le cerveau?

Sylvie Dethiollaz, qui est biologiste, essaye de prouver que la conscience est indépendante du cerveau par des expériences sur les sorties de corps. Notamment avec le cas de Nicolas Fraisse.

Si il était objectivement prouvé que la conscience individuelle pouvait sortir du corps et aller se promener là où le corps n'est pas, on aurait sans doute un argument fort pour établir l'immatérialité de conscience.

Mais les conditions expérimentales scientifiques sont-elles garanties ?

Sont-elles testables ?

Sont-elles répétables ?

En tout cas, rien n'exclut a priori de tester scientifiquement ces phénomènes.

jlr

 

 

 

" La conscience est d'un autre ordre "

Sylvie Dethiollaz, docteure en biologie moléculaire et directrice de l'Institut suisse des sciences noétiques se confie à Zelda Chauvet. De son parcours scientifique à son ouverture aux états modifiés de conscience, elle se raconte, en toute vérité.

https://www.radiolac.ch

 

 

 

 

 

UN entretien avec Leili Anvar

 

 



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19 septembre 2018

Tentatives de Jacques Goorma

Jacques Goorma est un poète contemporain qui évoque admirablement l'expérience non-duelle de l'Espace, de l'Ouverture, souvent dans des termes proches de Douglas Harding (qu'il ne connaissait pas pourtant)

J'ai déjà partagé ici certains de ces poèmes : ici , ici, ici, ici, ou .

Jacques m'a envoyé ces nouveaux textes dont je vous livre quelques perles.

 

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17 septembre 2018

Tout simplement L’ÊTRE : par Catherine Harding

Catherine Harding m'a envoyé ce texte, que je partage avec vous.

jlr

 

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tre c’est d’abord être l’ÊTRE.

 

 

On ne peut pas sortir de l’ÊTRE.

 

On peut l’oublier, jamais en sortir

 

Le bébé qui sort du ventre de sa mère simplement EST

 

Ni ceci ni cela

 

Simplement EST.

 

 

C’est ensuite seulement que commencent les ceci ou cela.

 

Fille ou garçon

 

Blanche, noire ou jaune…

 

Blond ou brun

 

Afghan  ou japonais ou russe…

 

Riche ou pauvre

 

Fort ou fragile…

 

C’est la prison de l’incarnation et de tous les conditionnements.

 

 

Mais il n’est que d’en prendre conscience

 

Ensuite il est facile d’en sortir.

 

Il suffit de faire une conversion

 

À l’intérieur de soi-même

 

Le RETOUR

 

Le retour en arrière, à la Source

 

Le retour à l’Etre que nous étions à la naissance

 

Et que nous sommes toujours, même si nous n’en sommes pas conscients

 

 

Respirez profondément,

 

Fermez les yeux,

 

Regardez, percevez ,

 

Reste-t-il quoi que ce soit à quoi vous identifier? 

 

Tout ce qui reste

 

N’est-ce pas simplement la vibration de la Vie?

 

Au-delà de toute manifestation?

 

La Présence ?

 

 

Tout simplement

 

L’ÊTRE

 

Clair et inaltérable

 

Au-delà de toutes les apparences et pensées

 

Au-delà du personnage,

 

Au-delà de l’histoire que la vie nous a attribués 

 

Qui eux, varient sans cesse

 

 

Retournez ainsi à la grande Ouverture qui elle ne change jamais

 

L’Immuable:

 

Qui et Ce Que nous étions à notre arrivée sur terre,

 

Qui et Ce Que nous sommes vraiment,

 

Tous,

 

 Eternellement:

 

l’ÊTRE

 

La paix.

"

 

Catherine Harding

 

 

 

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16 septembre 2018

Méditation et éveil spirituel

 Une petite video

 

 

 

 

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15 septembre 2018

Remonter à la source

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Chinul est un maitre zen coréen 1158–1210

 

"Le disciple : Quel est cet esprit  vide et calme, cette conscience lumineuse ?

Chinul : Ce qui vient de me poser cette question, c'est précisément cela, ton esprit vide et calme,  la conscience lumineuse. Pourquoi ne pas retrouver son éclat plutôt que de le chercher à l'extérieur ?
(...)
Chinul : Tu entends le coassement de cette corneille et les appels de cette pie ?

Le disciple : Oui.

Chinul : Remonte à leur source et écoute ce qui écoute en toi. Est-ce que tu y perçois le moindre son ?

Le disciple : Là, il n'y a plus de sons ni de pensées.

Chinul : Ah, c'est merveilleux ! C'est la méthode d'Avalokiteshvara, le Bouddha de compassion, pour entrer dans le Réel. Laisse-moi te reposer la question  : tu as dit qu'il n'y avait ni sons ni pensées en ce lieu. Mais s'il n'y en a pas, faut-il pour autant dire que cela qui écoute est juste un espace vide ?

Le disciple : En fait, ce n'est pas vide. C'est toujours clair et jamais obscurci.

Chinul : Quelle est donc cette essence qui n'est pas vide ?

Le disciple : Elle n'a pas de forme, et les mots ne peuvent la décrire.

Chinul : Telle est le principe vital de tous les Bouddhas et de tous les maîtres, n'en doute pas ! Comme cela n'a pas de forme, comment cela pourrait-il être grand ou petit ? Comme cela ne peut être grand ou petit, comment pourrait-il être limité ? Comme il n'a pas de limites, il ne peut avoir un intérieur et un extérieur..."

Buddhist Philosophy, essential readings.

 

 

"Question: In our case, what is this mind of void and calm, numinous awareness?

 

Chinul: What has just asked me this question is precisely your mind of void and calm, numinous awareness. Why not trace back its radiance rather than search for it outside?

 

Chinul: Do you hear the sounds of that crow cawing and that magpie calling?

 

Student: Yes.

 

Chinul: Trace them back and listen to your hearing-nature. Do you hear any sounds?

 

Student: At that place, sounds and discriminations do not obtain.

 

Chinul: Marvelous! Marvelous! This is Avalokiteshvara’s method for entering the noumenon.Let me ask you again. You said that sounds and discriminations do not obtain at that place. But since they do not obtain, isn’t the hearing-nature just empty space at such a time?

 

Student: Originally it is not empty. It is always bright and never obscured.

 

Chinul: What is this essence which is not empty?

 

Student: As it has no former shape, words cannot describe it.

 

This is the life force of all the Buddhas and patriarchs—have no further doubts about that. Since it has no former shape, how can it be large or small? Since it cannot be large or small, how can it have limitations? Since it has no limitations, it cannot have inside or outside."

 

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14 septembre 2018

Ce qui change, ce qui ne change pas

C'est frappant de voir que tout change autour de nous : les paysages, les gens, les situations, notre corps...

Et tout change aussi en nous : les désirs, les opinions, les émotions, les sensations...

C'est un vrai manège de fête foraine. Tout tourne, se modifie, évolue, nait, disparait...

Mais il y a une chose qui ne change pas, et ce n'est pas une chose.

C'est l'espace dans lequel tout cela apparait et disparait.

L'espace est toujours là.

Ouvrez les yeux, il est là.

Fermez les yeux, il est là.

 

 

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Le contraste est frappant entre le tourbillon de la vie, et la stabilité de cette Présence.

Ce contraste peut nous permettre de réaliser l'éveil.

Retournons notre attention vers ce qui ne bouge pas, pour mieux accueillir toute cette danse.

 Et bien sûr, les phénomènes en mouvement et la conscience immuable ultimement sont Un.

jlr

 

 

 

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13 septembre 2018

Au-delà de l'objet

Tout ce que je peux voir de moi, tout ce qui apparait dans le champ de ma conscience n'est pas moi puisque cela rentre dans le domaine de l'objectivité.

Le corps est vu, c'est un objet.

La sensation est vue, c'est un objet.

La pensée est vue, c'est un objet.

L'émotion est vue, c'est un objet.

Ce n'est pas moi.

 

Qui suis-je alors?

Ce qui ne peut être objectivé.

Et ce qui fait que les objets sont vus.

La pure présence. Le champ de l'apparaitre.

Le rien. La non-chose.

Faire ce premier pas en arrière, se déprendre de l'objectivité.

Et ensuite à partir de ce Rien, embrasser le monde,

et devenir toutes choses.

jlr

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Wei-Wu-Wei écrit ceci:

"Il n’existe aucun mystère, sinon notre incapacité à  percevoir l’évidence.

Comme l’a dit Mumon :« il n’y a aucun endroit où vous puissiez vous cacher ».

Le supposé ou apparent « mystère » n’est dû qu’à l’inexistence objective de la non-objectivité pure, qui est la nature du Bouddha.

Car l’objectivité ne peut qu’être conceptuelle, tandis que la non-objectivité  est  incompatible  avec  aucun  type  de  définition positive.

    Huang  Po  affirme  catégoriquement  que :  « En  vérité,  notre nature bouddhique est dépourvue du moindre atome d’objectivité ».

    Qu’y a-t-il donc de mystérieux dans cet être-ici-et-maintenant qui se trouve en tout lieu et hors duquel rien n’existe ?

    L’être est pure présence autonome et spontanée.

    C’est cela qui se cherche soi-même lorsque nous le cherchons et que nous ne pouvons pas trouver parce que c’est ce que nous sommes.

    Car objectivement, ce n’est pas là."

merci à Patrice pour le texte de WWW

 

 

 

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12 septembre 2018

Enfin, enfin trouvé.

Dans le livre de mon ami Jean-Pierre Chometon, Itinéraire d'un amoureux de la vie (Aluna, 2018), j'ai trouvé ce récit de Unmani Liza Hyde, qui relate son éveil.

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"A cause de mon pied cassé, j’ai passé la plus grande partie du mois suivant, alitée à contempler le plafond. Je me sentais tellement perdue et à bout de force. La souffrance physique et émotionnelle était insupportable. « Ce n’est pas possible ! Je ne peux pas continuer ainsi. Cela ne peut pas être tout ce qui est ! »

Environ un an plus tôt, j’avais entendu parler d’une femme qui abordait le sujet de « l’Eveil ». La première fois que j’avais entendu ce terme « Eveil », je n’avais aucune idée de ce qu’il signifiait et n’étais pas vraiment intéressée de le savoir. Cela semblait être encore une autre expérience spirituelle, un nouvel objectif à atteindre. Je savais déjà que ces objectifs spirituels n’avaient rien à voir avec la complétude de la réalisation. Mais quand j’en ai entendu davantage sur ce que cette femme disait, je devins terrifiée à l’idée d’aller la voir, car je réalisais bien que d’une certaine façon, c’était la fin.


Condamné au lit avec mon pied cassé, je commençais à l’envisager. Tout en étant terrifiée, je savais aussi que je ne pouvais pas continuer de la sorte. Je me sentais assez suicidaire. La vie ne valait pas la peine d’être vécue. Tout ce que je voulais c’était atténuer ma peine, dormir ou mourir. Je suis donc allée la voir.
Alors même qu’elle parlait, je luttais contre tout ce qu’elle disait. J’essayais de tout organiser. J’essayais de comprendre et de relier ce qu’elle disait avec ce que je pensais connaître. Les pensées tournoyaient et travaillaient très dur pour trouver la solution.


C’est à ce moment-là, qu’il y eu soudain une reconnaissance de ce que je suis. Maintenant c’est vu comme ce qu’on appelle « l’Eveil ». Je ne peux pas dire que c’était quelque chose de vraiment spécial car il n’y avait rien, ni personne pour la décrire. Après ce non-événement, les pensées ont essayé de rapporter, d’expliquer que c’était arrivé à cause de ceci ou cela. Mais en fait c’était arrivé, tout simplement ! Ou plus précisément rien n’était arrivé. C’était en fait, la reconnaissance du caractère tout à fait ordinaire du non-savoir, mais avec elle, il y avait une relaxation et un tel soulagement par opposition au désespoir de la recherche.

Il était évident que ce qui était montré, était vraiment ce que je suis. Je l’avais toujours su, mais je m’étais tellement habituée à ne pas le voir, car c’est toujours là, en arrière-plan du jeu de la vie. Je m’étais tellement habituée à ce que les gens fassent semblant et parlent de tout ce qui apparaît dans le jeu, que je n’avais jamais compris que le jeu pouvait être utilisé pour exprimer cela même, qui connaît le jeu. Une fois « vu », ce n’était plus que rires. « Regardez, nous ne faisons que faire semblant. Ha ! Ha ! » C’est ce qu’on appelle « l’Eveil ». En fait on aurait pu presque dire qu’il y avait fusion avec ce qui était déjà connu, mais seulement négligé. Il y eut des larmes de gratitude envers la Vie. Enfin, enfin trouvé. Enfin reflété dans l’apparence. Enfin le voile pouvait tomber, il n’y avait que la détente dans le non-savoir."

 “Je suis la vie même, Le paradoxe absolu du Rien en tant que Tout” (Charles Antoni L’Originel, collection Non-Dualité, 2007).

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11 septembre 2018

Expérience et interprétation

 

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Je distingue deux choses :

-l'expérience de l'éveil

-l'interprétation de l'expérience

L'expérience de l'éveil est la découverte d'un état au-delà de l'ego et des pensées. Cet état (appelons-le ainsi) est pur silence, non verbal. Ici les mots se taisent et s'arrêtent. Ici la pensée s'assèche. C'est un non-savoir.

L'interprétation est l'explication verbale, théorique, philosophique, religieuse qu'on va plaquer sur elle. On peut lire l'expérience d'une manière bouddhiste, hindouiste, chrétienne, et même pourquoi pas? athée.

Des dizaines et des dizaines d'interprétations ont été données de cette expérience, et beaucoup d'entre elles semblent contradictoires :

il y a un Soi / il n'y a pas de soi

Il y a un Soi unique / il y a de multiples de soi

La conscience est Dieu / Dieu est au-delà de la conscience

L'absolu est personnel / L'absolu est impersonnel

Il y a un libre arbitre / Il n'y a pas de libre arbitre

...etc.

Douglas Harding distinguait aussi les fondations (les faits, l'éveil brut, l'expérience nue) et les superstructures (les gloses, les pensées au sujet de l'expérience, etc).

Ce qui m'emmene à plusieurs réflexions :

1-Le plus important, c'est l'expérience de l'éveil. C'est elle qui nous sauve.

2-Mais il n'est pas nécessaire de cesser les interprétations. Nous avons besoin de mettre du sens sur ce que nous vivons ; c'est humain. Et c'est même très intéressant que d'essayer de comprendre. C'est le travail du philosophe.

3-Il est important de voir la relativité des interprétations. Il y a de la vérité dans chacune, mais aucune ne dit toute la vérité de l'éveil.

4-Il n'est pas certain que nous puissions savoir quelle est la meilleure interprétation de l'expérience. Après tout, il n'est dit nulle part que l'esprit humain puisse tout comprendre. Il  y a vraiment une dimension de mystère dans le fait d'être conscient.

 

jlr

 

 

 

 

 

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