Eveil et philosophie, blog de José Le Roy

20 avril 2019

l'esprit est parfait

 

"Si l'on se défait de ces deux options, espoir et crainte, on s'établit naturellement dans l'esprit premier, ordinaire.
Il est ordinaire parce qu'il n'est pas extraordinaire, parce qu'il n'est pas en dehors de l'esprit.

C'est l'esprit même et, en même temps, il est l'éveil.

Il n'y a rien à construire, il n'y a rien à élaborer, on s'établit simplement dans la nature de l'esprit de façon spontanée, sans recherche, sans méthode pour construire l'éveil non plus puisque l'esprit est parfait en lui-même."



Guendune Rinpoché

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Merci Jean Louis 

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18 avril 2019

vous êtes chez vous partout

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"En réalité, il n'y a que la source, sombre en elle-même, mais qui fait tout briller.


Inaperçue, elle cause la perception.


Non ressentie, elle cause le sentiment.


Impensable, elle cause la pensée.


Non-être, elle donne naissance à l'être.


C'est l'arrière-plan immuable du mouvement.


Une fois que vous êtes là, vous êtes chez vous partout."



Nisargadatta Maharaj, Je suis

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Je suis tout

Une amie, Aude, m'a envoyé une belle citation de la philosophe Simone Weil que je complète avec d'autres passages de son oeuvre, où l'on voit que Simone aspirait à aller au-delà du "je" vers le "rien" pour trouver le "tout", qu'elle appelle Dieu.

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« Mon Dieu, accordez-moi de devenir rien. À mesure que je deviens rien, Dieu s'aime à travers moi »

« Je suis tout. Mais ce «je » là est Dieu. Et ce n'est pas un je. »

"Dieu m’a créée comme du non être qui a l’air d’exister, afin qu’en renonçant par amour à cette existence apparente, la plénitude de l’être m’anéantisse.".

  « Comme les Hindous l'ont vu, la grande difficulté pour chercher Dieu, c'est que nous le portons au centre de nous mêmes. Comment aller vers moi ? Chaque pas que je fais me mène hors de moi. C'est pourquoi on ne peut pas chercher Dieu. Le seul procédé, c'est de sortir hors de soi et de se contempler du dehors. Alors, du dehors, on voit au centre de soi Dieu tel qu'il est. Sortir de soi, c'est la renonciation totale à être quelqu'un, le consentement complet à être seulement quelque chose »

« Notre moi disparaissant doit devenir un trou à travers lequel Dieu et la création se regardent »

« Que je disparaisse afin que ces choses que je vois deviennent, du fait qu'elles ne seront plus choses que je vois, parfaitement belles. »

« Je ne désire nullement que ce monde créé ne me soit plus sensible, mais que ce ne soit plus à moi qu'il soit sensible. À moi, il ne peut dire son secret qui est trop haut. Que je parte, et le créateur et la créature échangeront leurs secrets.

« Voir un paysage tel qu'il est quand je n'y suis pas. »

Simone Weil

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17 avril 2019

Les nuits de Jung

Les éditions Almora publient ce mois ci un livre de Luca Governatori sur Jung.

C'est une étude magistrale du Livre Rouge de Jung et de sa dimension mystique et spirituelle.

 

Les nuits de Jung

Mystique et psychologie du Livre Rouge

 

 

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Extraits :

"Il y eut littéralement, ici et là, deux Jung. Jung fit de sa propre chair double compte, décidant – en effet – d’exister deux fois. Une fois pour le monde autour (sa famille, la psychiatrie, la civilisation moderne) et une fois pour lui-même (secrètement, hors du temps). Deux vies délimitées, l’une de l’autre, par un fil rouge : d’un côté, l’orientation scientifique, le souci d’enrichir la rationalité de son temps, la décision ferme et patiente, nourrie jour après jour, d’édifier une géologie de l’inconscient ; de l’autre, l’expérience intérieure, immédiate et magmatique, au nom d’une brûlure, ou d’un appel – ce qui demeura inexpliqué, peut-être inexplicable.

 Il y eut donc un premier Jung, exposé à la clarté du jour, qui contribua aux premières modélisations de la psyché, à la suite de Freud, et il y eut un autre Jung, moins accommodant et plus intrigant, qui répondit, dans le secret de son alcôve, à l’obscure attraction de l’inconscient : aux forces vivantes de la nuit. Il y eut l’œuvre publique et l’œuvre clandestine. L’œuvre du vivant et l’œuvre posthume (l’œuvre du mort) : ce Livre Rouge, monstrueux et incandescent, dont nul, ou presque, n’entendit parler. Il y avait, sagement affiliés à la première, l’encre scrupuleuse de l’érudit, la parole prolixe de l’enseignant, l’écoute et les conseils avisés du thérapeute ; il y eut dans la seconde, sous l’emprise totale de l’imaginaire, une extravagante déambulation intérieure exaltée par des incantations et des enluminures, une généalogie vivante des métamorphoses de l’âme, une véritable odyssée des morts – et même, remarquablement précise et affûtée, une cosmologie : une histoire de la Création. Si bien que nous ne savons plus vraiment aujourd’hui, depuis la publication de cet improbable et titanesque Livre Rouge, de qui ou de quoi parlerions-nous quand nous parlons de Jung.

 Le voilà publiquement confondu, démasqué : le visage de ses « nuits » est désormais visible et nous sommes ainsi face à deux hommes. L’authentique d’une part, avec ses qualités ; le double ou menteur de l’autre, homme-invisible – sans d’ailleurs savoir lequel du docte savant (père de famille, médecin, docteur honoris causa des universités) ou de son auxiliaire (maître et gardien de la nuit, ange, spectre, gradé parmi les fous), se faisant illicitement passer pour le « vrai » Jung, fût réellement l’imposteur ou le fripon – s’il y en eût un.

 Jung parvint longtemps à contenir ou dissimuler son double ; sa réputation fut taillée dans le marbre, d’une seule pièce, et on crut en toute innocence (adversaires et admirateurs réunis) qu’il ne parlât jamais que d’une seule et même voix. Çà et là cependant, certains savaient ; d’autres devinaient. C’était un fait avéré, dans le cercle des témoins ou confidents, que Jung avait offert son cœur en partage. Lui-même se savait dans la duplicité ; il en fit parfois l’aveu. Paul Brunton racontait par exemple, lui qui fut parmi les premiers Occidentaux à recueillir en Inde (auprès de Ramana Maharshi notamment) la parole des sages, que Jung avait l’intime conviction que yoga et psychanalyse suivaient des trajectoires très similaires, polarisées vers un « même but ». Mais quoiqu’il fît preuve d’une grande sympathie à l’égard des pratiques et connaissances ramenées d’Inde, il confiait ne pas pouvoir en faire réellement part dans ses livres et interventions publiques. Sa « réputation scientifique », qu’il était soucieux de ne pas compromettre, supposait à ses yeux de ne pas s’abandonner à des considérations ne pouvant faire l’objet d’une rigoureuse « démonstration ».

En somme, et pour le dire aussitôt d’un seul mot, il y eut certainement chez Jung, enfant puis adulte : d’un côté l’ordinaire ou le savant, comblant l’aspect des géométries diurnes ;de l’autre le mystique, homme de la nuit."

Luca Governatori

 

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l’état de Première Personne devient une seconde nature

 

jeudi 18 avril 2019

de 20h30 à 21h30

réunion internet avec José Le Roy, Jacques Back et d'autres amis

gratuit

 

Vendredi 19 avril 2019

de 20h30 à 22h30

Atelier à Paris avec Lorène Le Roy et Serge Durand

Gratuit

renseignemnts : joseleroy29@gmail.com

 

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Douglas Harding (1909-2007)

 

"Bien que remarquablement naturelle dès le début, cette méditation le devient de plus en plus, jusqu’à l’être finalement totalement.

Au début, vous avez sans doute besoin de petits trucs pour vous permettre de revenir à ce que vous percevez – par exemple compter vos yeux (quels yeux?), et observer que vous êtes espace d’accueil pour le visage d’un ami.

Mais avec le temps (et cela ne prend pas forcément des années) ces trucs ne sont plus nécessaires: l’état de Première Personne devient une seconde nature (ou la première Nature retrouvée) et vous cessez d’être préoccupé sans cesse avec votre absence de visage.

C’est beaucoup plus simple que cela – comme se reposer Chez Soi, dans l’air superbement clair de notre demeure, sans même y penser.

Tout comme personne ne s’arrête dans l’entrée pour étudier la porte qu’il vient de franchir, mais s’avance dans la maison pour en savourer le confort, vous savourez l’Immensité intérieure et ces petites portes d’entrée vous apparaissent comme les inventions dérisoires et provisoires – en fait les astuces – qu’elles sont. (Beaucoup d’astuces religieuses traditionnelles sont si compliquées ou mystérieuses ou belles ou impressionnantes qu’elles détournent l’attention de leur but initial et les moyens en arrivent à remplacer la fin). J’espère que la trivialité évidente de nos astuces les empêchera de se transformer au cours des siècles en objets sacrés auxquels on attache une valeur pour eux-mêmes)."

Douglas Harding

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15 avril 2019

Le nouveau livre de Franck Terreaux

Les éditions Almora sont heureuses de vous part de la publication du nouveau livre de Franck Terreaux !!

 

Être sans le dire

 

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extrait :

 

FRANCK, QU’ENTENDEZ-VOUS PAR

« IL N’Y A RIEN À FAIRE ? »

 

"Voir, sans faire, seulement voir … que si toi tu ne fais aucun effort c’est là et que si c’est là c’est parce que toi tu ne fais aucun effort. F. T"

 

– Franck, à l’heure où je vous parle, le mot d’ordre est méditation, conscience de soi ou encore pleine conscience, au milieu de tout ça où se situe votre art de ne rien faire et comment définiriez-vous votre approche ?

 

– Séverine, vous au moins, vous avez l’art de mettre directement les pieds dans le plat et je vous en remercie car votre question contient à elle seule le coeur même de mon approche. En effet, il semblerait aujourd’hui qu’au sein de la non-dualité, il y ait deux consciences, une qui serait pleine et une autre qui serait vide mais rassurez-vous, ce n’est pas bien grave. (Éclat de rire).

Mon approche est d’une simplicité confondante, elle se résume simplement à ceci : Là, en cet instant même ne faites rien, aucun effort pas même méditer … Voyez ce que c’est que de ne céder à aucune pratique quelle qu’elle soit, pas même celle qui consisterait à ne rien faire … Si ceci n’est pas seulement lu mais véritablement ressenti, alors il ne vous reste plus qu’à retourner chez vous, car, sans avoir rien fait, tout est parfaitement compris."

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14 avril 2019

L'éveil n'est pas un conte de fées

Voilà ce que je dis aussi dans mon dernier livre L'éveil spirituel.

L'éveil n'est pas un mythe, etbeaucoup de gens ont atteint et atteignent l'éveil spirituel.

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"Tout d'abord, je voudrais vous dire qu'une essence éclairée est présente en chacun. Elle est présente dans tous les états, samsara et nirvana, et dans tous les êtres sensibles ; il n'y a pas d'exception.

Faites l'expérience de votre nature de Bouddha, faites-en votre pratique constante, et vous atteindrez l'illumination.

Au cours de ma vie, j'ai connu beaucoup, beaucoup de gens qui ont atteint cet état d'éveil et d'illumination, hommes et femmes.

L'éveil à l'illumination n'est pas une fable ancienne. Ce n'est pas une mythologie. C'est vraiment ce qui se passe.

Intégrez les instructions orales dans votre propre expérience pratique et l'illumination est en effet possible ; ce n'est pas seulement un conte de fées."



Tulku Urgyen

"Repeating the Words of the Buddha"

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13 avril 2019

Question : reponse en video

 

Je réponds à une question en video.

Comment s'éveiller à sa vraie nature?

 

 

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l'illumination

"Où que vous soyez, l'illumination est là "

Suzuki Roshi.

 

suzuki

 

 

merci à Jean-Louis

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12 avril 2019

Il n'a pas de limites du tout

 

"Puisque la conscience du moment présent est le véritable Bouddha,
Par l'ouverture d'esprit et le contentement, nous trouvons le Lama au fond du coeur.
Quand je réalise que cet esprit naturel et immortel est l'essence même du Lama,
Il n'est plus besoin de prières avides et tenaces.
En me détendant au sein de la Conscience telle qu'elle est, l'état naturel, libre et sans limites,
Je reçois sans effort la grâce où tout ce qui surgit se libère sans objet.

Aucun mot ne peut le décrire
Aucun exemple ne peut le montrer.
Le samsara n'aggrave pas les choses.
Le nirvana ne l'améliore pas
Il n'est jamais né
Il n'a jamais cessé
Il n'a jamais été libéré
Il n'a jamais été trompé
Il n'a jamais existé
Il n'a jamais été inexistant
Il n'a pas de limites du tout
Il n'entre dans aucune catégorie."

Extrait de l'Appel au Lama de loin, de Dudjom Rinpoché (Jigdrel Yeshe Dorje)

 

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Se détendre dans la conscience nue,
s'abandonner à l'esprit naturel sans artifice,
sans effort,
ne plus créer de dualité
entre intérieur et extérieur,
entre sujet et objet
et découvrir le Bouddha ici même.
C'est alors la libération au-delà des pensées, des émotions,
la paix et le joie de l'esprit naturel;
Quelle bénédiction !
JLR
 

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