Je viens de recevoir un article de Catherine Harding,
que je partage avec vous.
Catherine animera un atelier avec moi à Paris,
le vendredi 20 décembre à 20h30.
renseignements : joseleroy29@gmail.com

jlr

get-out-of-the-box

"Avez-vous remarqué comme nous avons tendance à tout étiqueter : les choses, les gens … 
Nous naissons immenses, sans limites. Et puis immédiatement on nous rétrécit, on nous colle un nom, une étiquette. Comme sur les produits exposés au supermarché. On est tout de suite « catalogué/e ».
Avec une date de péremption … évidemment!, puisque les choses naissent et disparaissent .
En fait, dès que nous apparaissons, on nous met tout de suite en boîte …
ı« Little boxes…little boxes… » comme le chantait merveilleusement Graeme Allwright.
« Petites Boîtes, très étroites, … toutes pareilles … »
Bébé, c’est la boîte: ‘nom - prénom-religion-nationalité etc…’, Enfant, c’est la boîte: ‘école’, … puis adolescent le lycée = ‘le bahut’, puis l’université, boîte A, B, C, etc,  pour danser on va ‘en boîte’ , pour travailler dans son emploi, on va ‘à la boîte’, puis, les boîtes ‘enfant’, ‘père’, mère’, ‘grand-père’, ‘grand-mère’ etc… pour se loger on achète une boîte et finalement c’est dans une boîte qu’on va au cimetière…  c’est la dernière page du catalogue.
Mais ces boîtes-là ne sont rien à côté de la boîte ‘tête’ dans laquelle on nous enferme dès l’enfance.! « tu vois là-bas, dans le miroir, cette tête c’est toi, eh oui, c’est toi! C’est là-bas, mais c’est toi! »
(Et pourtant, est-ce que tu vois ça, toi, cette boîte au-dessus de tes épaules ?…)
Et nous voilà « chosifié », devenu objet.
Nous sommes chosifiés, et ensuite nous chosifions les autres. 
« Tu es jeune », « tu es vieux », « tu es un père de famille », « tu es un professeur », « tu es une mère », « tu es une secrétaire », etc…  
Une société de boîtes, fermées, séparées … une société d’objets, voilà ce que nous sommes!
Et il faut bien le dire : pour les relations dites humaines, la relation ‘boîte à boîte’, ce n’est pas ce qu’il y a de mieux !… 
D’une boîte à l’autre, le courant, les idées, les émotions ne passent pas très bien, et sont souvent déformées. D’où l’incompréhension. D’où les conflits. Conflits familiaux, amicaux, sociaux, nationaux, internationaux. 
C’est la maladie de l’enfermement. Chacun enfermé sur soi.
La maladie de la chosification.
En nous étiquetant les uns les autres, nous nous chosifions.
Nous nous transformons les uns les autres en objets.
Et de ce fait, nous nous séparons, nous nous isolons les uns des autres.
Chacun a l’impression qu’il faut se défendre, se protéger …de quoi ? On n’en sait rien, mais cette peur est là. Qui se cache insidieusement au fond de nous.
Oh, ce n’est pas déclaré, rien d’agressif, non. Mais …
Nous ne voyons en l’autre que la ‘boîte’, l’enveloppe, différente de la nôtre, ce qui nous sépare.
Nous vivons dans le monde des apparences…
Et nous ignorons ce que nous sommes tous vraiment, au tréfonds de nous-même : La conscience nue, simple, lumineuse, vide, qui ne sait rien, n’a rien, ne demande rien, CELA qui est La Vie, qui anime toutes choses et où nous sommes UN.
Alors c’est simple : ouvrons la boîte! Au lieu de nous protéger, SOYONS nous-mêmes et accueillons. 
Ouvrez les boîtes! Laissons la lumière de la conscience rayonner. A travers nous. A travers chacun de nous. Autrement dit, cessons d’être piégés par un rôle. Par le rôle (nécessaire) que la Vie nous a donné à jouer. Retrouvons, derrière ce rôle, l’authenticité de notre enfance. Soyons naturels, soyons vrais.
Il s’agit simplement d’une erreur de point de vue. Au lieu de regarder le monde à partir de notre étiquettes de chose séparée, celle que l’on nous donne à distance, regardons le à partir de la première personne, à 0 centimètre du Centre de nous-même.
« Comment faire pour ouvrir la  boîte ? » me direz-vous.
Rien de plus simple : au lieu de regarder vers l’extérieur, tournez votre attention de 180° vers le Centre de vous-même, et voyez … ICI, y a-t-il une étiquette ? Un nom, une marque de fabrique, une boîte fermée ? N’êtes-vous pas absolument vide, grand ouvert,  Accueil pour tout, pour le monde entier? 
Au fond de vous-même, débarrassé de votre boîte, ne vous reconnaissez-vous pas dans tous les autres: même vacuité, même vibration pure, éveillée ?
Je suis tous les autres, même le pire des criminels. Au fond du fond de moi-même il est moi, je suis lui.
Le drame de notre société humaine, c’est qu’elle fonctionne uniquement sur les apparences. Et les apparences sont les boîtes. 
Des choses. Très éphémères. Comme toutes les choses.
Les boites apparaissent et disparaissent. OUVRONS LES BOITES ET VIVONS DANS L’ETERNEL ETRE !
Seule la Lumière intérieure inextinguible est ce que nous sommes tous, vivante et éternelle. 
Catherine Harding
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 Greame Allwright 
Petites Boîtes   

 

Petites boîtes, petites boîtes
Petites boîtes toutes pareilles.
Y a des rouges, des violettes
Et des vertes très coquettes
Elles sont toutes faites en ticky-tacky (construction  bon marché)
Elles sont toutes, toutes pareilles.
Et ces gens-là dans leurs boites
Vont tous à l’université
On les met tous dans des petites boîtes
Petites boîtes toutes pareilles.
Y a des médecins, des dentistes,
Des hommes d’affaire et des avocats
Ils sont tous, tous faits de ticky-tacky,
Ils sont tous, tous pareils.
Et ils boivent sec des martinis
Jouent au golf toute l’après-midi,
Puis ils font des jolis enfants
Qui vont tous, tous à l’école.
Ces enfants partent en vacances
Puis s’en vont à l’université
On les met tous dans des boîtes
Et ils sortent tous pareils.
Les garçons font du commerce
Et deviennent pères de famille
Ils bâtissent de nouvelles boîtes
Petites boîtes toutes pareilles.
Puis ils règlent toutes leurs affaires
Et s’en vont dans des cimetières 
Dans des boîtes faites en ticky-tacky
Qui sont toutes pareilles.