main-ouverte

Namkhai Norbu écrit :

"Le dzogchen pourrait être défini comme une façon de se relaxer complètement. Ceci peut être clairement compris à partir des mots utilisés pour décrire l'état de contemplation, comme "laisse le tel quel" (cog.bzhag) "couper ses propres tensions" (khregs.chod), "au-delà de l'effort" (rtsol.bral) etc..."

Tulku Urgyen le disait aussi:

"Dans le dzogchen, la Vue ultime consiste à se relaxer dans la conscience non-duelle."

Voir sa vraie nature, c'est se relaxer dans l'espace nue de la conscience.

Être quelqu'un demande un effort, une tension. Nous tenons à bout de bras notre personnage en quelque sorte; nous le construisons continuellement avec notre énergie et notre imagination. Nous le nourrissons avec nos émotions.

Se relaxer, c'est ouvrir la main, lâcher la saisie. Se laisser couler dans la source. Revenir au point zéro. Demeurer dans l'instant.

L'espace au-dessus de mes épaules est déjà ouvert; la vacuité nue de la présence est déjà réalisée. L'espace est déjà relaxé, ouvert, infini.

Se relaxer c'est prendre conscience que la présence est déjà parfaitement relaxée.

Bien sûr l'espace de la conscience accueille aussi notre stress et c'est cela être relaxé : c'est voir que ce qui se présente est déjà accueilli, quoi que ce soit.

jlr

 

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