Les editions Accarias-Originel viennent de publier un nouveau livre de Balsekar qui contient des lettres de Balsekar adressées à ses disciples ou à ses visiteurs à la fin des années 80.

Ramesh S. Balsekar est un maitre indien vivant à Bombay. Directeur de la « Bank of India », il rencontre le sage Nisargadatta Maharaj peu de temps après avoir pris sa retraite. Très vite il commença à traduire ses entretiens chaque matin pour les occidentaux qui se pressent alors dans la soupente de Maharaj. La Compréhension Ultime se fait jour en lui quelques mois plus tard.

L'enseignement est toujours le même, de livre en livre :

-l'individu est une illusion

-le fonctionnement de la manifestation est impersonnel et nécessaire

-tout est conscience

-notre vraie est nature est la Réalité, la suprême subjectivité, la conscience

-la libération de l'illusion surgit par la compréhension

-la compréhension se produit de manière impersonnelle.

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"La question se pose alors : Qu'y a-t-il donc à faire? Il ne peut y être répondu que par une autre question : À faire par qui ? Tout ce qui est, est Conscience, et « l'être humain » n'est simplement qu'un objet dans la manifestation inconcevablement fantastique et son fonctionnement impersonnel auto-généré. Si seule existe la manifestation impersonnelle et son fonctionnement auto-généré, le fait unique et simple qui en ressort est que l'être humain comme entité séparée est tout simplement un concept, une illusion.

Et un simple concept, une simple illusion, ne peut avoir ni obligations ni responsabilités d'aucune sorte, ou encore ni culpabilité ni remord dont il pourrait souffrir - précisément comme le personnage d'un rêve individuel dont les facéties ne peuvent qu'être vues d'un regard témoin neutre et sur lesquelles il n'est jamais possible d'intervenir. Une telle acceptation équivaut à un immense sentiment de liberté ou de soulagement, qui se trouve souvent décrit de façon erronée (donnant lieu à beaucoup de malentendus) comme étant Félicité ou Amour. Mais, quelle que soit la manière dont elle est décrite ou étiquetée (assez inutilement), la Vérité suprême est qu'elle n'est pas un objet à atteindre ou à accomplir par l'illusoire être humain à travers un quelconque effort, tout aussi illusoire." Balsekar, p 41

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Voici la quatrième de couverture:

« ...l’illumination ou la compréhension, c’est l’éviction du sentiment d’un agir personnel et autonome qui a engendré la séparation en tant qu’entité indépendante...

Les mots à la fois écrits et parlés deviennent nécessaires pour provoquer une situation où l’intellect, à un moment précis, rend les armes et où l’ego, nu et vulnérable, est démasqué comme le simple concept qu’il est.»

Les lettres qui suivent, adressées à deux disciples en qui la recherche tire à sa fin, représentent un parfait condensé de l’enseignement de Ramesh S. Balsekar à la fin des années quatre-vingt.

Claires, touchantes, pleines d’une patiente compassion pour les tourments dont ses interlocuteurs sont le théâtre, elles sont émaillées d’anecdotes personnelles tirées de sa relation avec Nisargadatta Maharaj et de ses rencontres avec des visiteurs en quête de vérité du monde entier.

Jamais dupe des limitations de l’esprit et de l’intellect, Ramesh s’en sert ici à merveille pour accompagner ses correspondants dans l’inéluctable reddition de tout concept. Un lâcher-prise spontané qui préfigure et annonce l’advenue d’une aperception en laquelle ils sont sur le point de se perdre pour toujours et de se retrouver à jamais.