Je ne cesse de répéter- à la suite de Douglas Harding - que s'éveiller à sa vraie nature est simple.

Le dzogchen - ici à travers le grand maitre Tulku Urgyen - l'enseigne aussi (et son fils Mingyur Rinpoche le répète aujourd'hui)

Si on vous dit que l'éveil à sa vraie nature est compliqué, on ne parle pas de l'éveil, mais d'autre chose.

Maintenant, l'essentiel est d'accepter que ce soit si simple.

 

jlr

 

tulku-urgyen

Tulku Urgyen

 

"Si vous reconnaissez simplement votre essence, vous êtes immédiatement face à face avec les trois kayas (l'absolu).

C'est si simple que c'est en fait incroyablement facile.

Vous ne pouvez pas le manquer.

Le problème, en fait, c'est que c'est trop facile ! C'est trop proche de soi-même.

Certains grands maîtres ont dit que le problème ne réside pas dans le fait que c'est compliqué, mais que c'est trop simple. Les gens ne l'acceptent pas.

Ils se disent: " C'est juste mon état de conscience actuel, donc à quoi ça sert ? Ce n'est pas très spécial. Je veux quelque chose d'étonnant, quelque chose de totalement différent. Quelque chose qui est bien supérieur à ce présent état de conscience. Quelque chose avec des lumières étonnantes et de grande splendeur."

Et ils ignorent leur état d'esprit naturel actuel et ils espèrent que quelque chose d'extraordinaire va se produire, peut-être en descendant du paradis.

Ils ont raison : cet état actuel n'est pas si particulier.

Mais en s'asseyant et en espérant de cette manière, ils tournent le dos aux trois  kayas.

Si vous reconnaissez votre propre esprit, au moment même de la vision, vous trouvez la liberté. Vous êtes libéré de toute pensée  à ce moment-là. C'est l'essence même du nirvana.

Si toutefois, on ignore ce fait et si on poursuit quelque chose d'autre - une sorte d'état altéré de conscience, que nous croyons être supérieur à la nature actuelle de l'esprit - il va être très difficile de trouver l'esprit de Bouddha."


Tulku Urgyen, As it is, vol. 1.

Trad. josé Le Roy