Plusieures personnes sont venues donner des conférences à la Bellevilloise à Paris lors du week-end Almora.

Matthieu, David Dubois, Erik Sablé, Colette Poggi, Fabrice Midal, Eric Baret,..;et moi-même.

Marie-Laurence Cattoire et Benjamin COuhot sont venues présenter la maison de la méditation qui est située juste à côté (rue de la Chine 75020)

Voir ici la Maison de la Méditation

 

Voici quelques photos

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Des ateliers ont aussi été proposés dont un par ma chère Lorène sur la méditation et les enfants.

 

Tout était très chouette et l'expérience sera surement renouvellée.

Je voudrais dire deux mots de la belle conférence de Colette Poggi sur l'entre-deux, l'intervalle dans le shivaïsme du Cachemire.

Le titre de sa conférence était : "L'art de l'entre-deux, Antara, au coeur du yoga. En s'immergeant entre deux souffles, pensées ou sensations, la conscience du yogin accède à une dimension plus profonde et universelle où se dévoile la Vibration cosmique."

 

 

 

Colette a commencé en citant ce poème de TS ELLIOT

 

« Au point repos du monde qui tourne, ni chair, ni privation de la chair,

ni venant de, ni allant vers…

Un point repos, là est la danse, mais ni arrêt, ni mouvement,

ne l’appelez pas fixité,

passé et futur s’y marient.

Non pas mouvement de ou vers.

Non pas ascension ou déclin.

N’était le point, le point repos,

là, où il n’y aurait nulle danse,

là, il n’y a que danse ».

The still point -T. S. Eliot – Quatre quatuors

 

Colette a montré comment entre deux sensations, entre deux pensées, entre deux souffles, le silence vivant, la présence consciente pouvait se réveler.Dans cet intervalle, point de tranquillité, tout est mis en mouvement, tout pulse et danse.

Cet entre-deux, c'est l'espace du coeur où tout vibre.

Cet état de détente bienfaisante n'exclut pas la dynamique, bien au contraire. En étant rélié au centre, on se retrouve dans un espace heureux.

Cet antara (intervalle) est permanent, et fulgurant à chaque instant, c'est un trésor qui est là.

 

 

Ce qu'a dit magnifiquement Colette me fait penser à ce texte de Poonja:

 

""Entre deux nuages il y a un intervalle, et cet intervalle est le ciel bleu ! Ralentissez les pensées et regardez les intervalles ! C’est bien ça ! Examinez les intervalles et soyez plus concentré sur les intervalles que sur le nuage !
        La première pensée est partie, l’autre n’a pas surgi. Ceci est la Conscience, Ceci est la Liberté. C’est votre propre place, votre propre demeure. Vous êtes toujours là, voyez-vous.
        Déplacez votre attention, changez de gestalt. Ne regardez pas l’image mais ce qu’il y a derrière ! Si j’installe devant vous un grand tableau noir de la taille du mur et que j’y dessine un petit point blanc puis que je vous demande « Que voyez-vous ? », vous serez quatre-vingts dix-neuf pour cent à ne pas voir le tableau (rires). Vous répondrez : « Je vois un petit point blanc ». Un si grand tableau noir que personne n’aperçoit alors que tout le monde voit un minuscule point blanc, presque invisible. Pourquoi ? Parce que c’est la tendance habituelle de l’esprit de regarder le dessin et non le tableau noir, le nuage, non le ciel, la pensée non la Conscience.
        Voilà tout le contenu de l’enseignement. Toujours voir la Conscience. Toujours voir la Conscience et comprendre qu’elle est ce que vous êtes ! C’est votre propre demeure, votre propre place. Restez Ici. Personne ne peut vous atteindre. Qui peut entrer Ici où vous êtes ? Même votre esprit ne peut entrer."

Poonja, The truth is