Nous nous sommes réveillés ce matin, et pourtant nous sommes encore endormis, pris dans le filet de notre rêve d'être une personne, d'être quelqu'un, et seulement quelqu'un.

Nous nous levons, prenons notre petit déjeuner, rencontrons nos proches, agissons dans la journée endormis, engloutis par le rêve de notre individualité.

C'est très étrange, car nous nous croyons pourtant parfaitement conscients, complètement éveillés, mais nous dormons encore. Sans le savoir.

Ce sommeil est d'ailleurs tellement puissant qu'il faut presque toujours que le réveil vienne de l'extérieur :  un livre, un maitre, une parole...

Ce fut pour moi les livres de Nisargadatta Maharaj et la rencontre de Douglas Harding.

Mais nous pouvons nous réveiller maintenant; nous pouvons ouvrir notre oeil au soleil de la conscience.

Comment ?

En regardant attentivement celui qui croit perçevoir, en cherchant le rêveur.

Et c'est vide. Vide. Vide. Et éveillé.

jlr

"Meunier, tu dors et ton moulin tourne encore"