Canalblog Tous les blogs Top blogs Religions & Croyances
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Eveil et philosophie, blog de José Le Roy
Archives
Newsletter
613 abonnés
Visiteurs
Depuis la création 3 599 735
6 juillet 2019

Conscience et absolu

Je viens de terminer la lecture de cet excellent livre de Siddharameshwar Maharaj dans la très bonne traduction de mon ami Pierre Bonnasse.

 

 

paroles-immortelles-1

 

Pour ceux qui le connaissent pas, Siddharameshwar Maharaj fut le maitre de Nisargadatta Maharaj.

 

 

200px-Siddharamphoto

Siddharameshwar Maharaj

 

siddharameshwar_9

Siddharameshwar Maharaj

 

Nisagardatta fut un des maitres les plus impressionnants du 20eme siècle et on comprend en lisant cet ouvrage que son maitre le fut tout autant.

Ce livre montre notamment que la différence que pointait Nisargadatta entre la conscience et l'absolu se trouvait déjà très clairement dans l'enseignement de son maitre.

C'est d'ailleurs là-dessus qu'insiste Pierre Bonnasse dans son excellente introduction (les notes et la bibliographie de Pierre sont très interessantes aussi par ailleurs).

 

Voici quelques extraits des paroles de Siddharameshwar Maharaj sur cette distinction absolu/conscience :

 

"Seul le Soi intérieur, sous la forme du principe de vie demeurant dans les bêtes, les oiseaux, les dieux, les démons et les humains, protège tout. S'Il n'est pas là, on est sans vie comme du bois sec. Toutes les célébrations ont lieu parce qu'Il est présent. À cause de Lui, toutes les affaires du monde et toutes les affaires spirituelles ont lieu. Dieu-homme, pureté-impureté sont là aussi longtemps qu'Il est là. Celui qui attribue la divinité aux dieux est seulement ce Soi intérieur. Tant qu'Il pense à des questions matérielles, il est une personne (jiva) ; s'Il se tourne vers la Connaissance, il est la Conscience universelle (Shiva) ; et lorsque l'identité de la personne et l'identité de la Conscience universelle ne sont plus, Il est l'Absolu (Parabrahman). Le même Soi, quand il accomplit des tâches modestes, est un ouvrier ; lorsqu'il juge, il est un juge ; et lorsqu'il prend sa retraite, il est dans l'état originel."

**********

"Dans les corps de tous les êtres, cette pulsation « Je suis, je suis, je suis », continue jour et nuit ! Celui qui est une personne (jiva) devient la Conscience universelle (Shiva), et lorsque les deux identités personne-Conscience (jiva-Shiva) disparaissent, l'Être absolu demeure. « Il est » tout le temps ; à aucun moment il ne fait l'expérience de « je ne suis pas».

En essayant de décrire l'Absolu (Parabrahman), même Sheshadevient sans voix. Après avoir écarté les corps grossier, subtil et causal, ce qui reste, est Shesha (signifie littéralement « reste ») - la Connaissance dans le corps supra-causal. Ce Seigneur Shesha (ou le corps supra­causal) se connaît Lui-même, mais sa connaissance ne fonctionne pas dans le royaume de l'Absolu. Ici, l'intelli­gence ou la compréhension du Seigneur Shesha s'efface. Connaissance et ignorance, les deux n'existent pas dans l'Absolu (Parabrahman)."

 

Donc si je comprends bien ces textes. Il y a deux étapes :

1-D'abord on s'établit dans la Conscience Universelle (Dieu). On ne se prend plus pour la personne.

2-puis la Conscience disparait au sein de l'Absolu. On ne se prend plus pour la Conscience (Je SUIS).

Autrement dit, on devient Dieu, puis on va au-delà de Dieu.

 

jlr

Voir d'autres articles à ce sujet ICI et LA

 

 

Commentaires
J
Je suis tout à fait d'accord avec ce qui est écrit au sujet de la conscience universelle et de l'absolu. On fait l'expérience du je suis. Puis ayant atteint le sommet de l'expérience du je suis. En reconnaissant son universalité. On fait ensuite l'expérience de l'absolu. Où l'on abandonne le je suis. On abandonne la conscience universelle et l'on atteint l'espace du mystère. Où passe tout. Le passé. Le présent. Le futur.
Répondre
P
>> " L’Absolu, ce qui constitue l’Univers et nous constitue n’est pas libre. " <br /> <br /> <br /> <br /> mais ce n'est pas du tout l'absolu ( la réalité ), mais le rêveur qui constitue l'univers ( le rêve ), et le rêveur est pris a tort pour dieu ( les personnages rêvés par le rêveur peuvent t'il penser autrement ? ) , et c'est l'illusion du cycle sans fin du rêve .. ( naissance et mort ) <br /> <br /> <br /> <br /> >> Se peut-il qu'au niveau de l'Absolu, du Non-né, la liberté ne soit qu'un concept vide ne désignant aucune réalité? <br /> <br /> <br /> <br /> il n'y a pas de concept dans l'absolu , et dans l'illusion tout les concept sont vides ..
Répondre
J
Bien entendu que je n'affirme pas tout ce qui précède parce que je le sais ni parce que je le crois, mais parce que je le déduis.<br /> <br /> <br /> <br /> Posté par Jean-Pierre, samedi 15 juin 2019 | Recommander | Répondre
Répondre
J
Je lis depuis quelques jours, avec un grand intérêt, toutes vos brillantes interventions concernant l’Absolu. <br /> <br /> Je dois vous avouer que j’espère toujours y voir apparaître des commentaires sur l’aspect de celui-ci qui m’interpelle le plus et qui me semble le plus mystérieux et incontestable, soit son non-début. <br /> <br /> Dans l’espoir de susciter une réflexion sur cet aspect de la réalité, je me permets de remettre ici mon commentaire du blog du 14 juin 2019.<br /> <br /> <br /> <br /> ''…J''en profite donc pour écrire un texte (trop long, que j’espère opportun et pas trop rabat-joie) dans le but de vous faire part des pensées récurrentes qui font partie de mon monologue intérieur depuis l’adolescence et cela presque à chaque fois que je m’étonne d’exister et qu’il y ait quelque chose plutôt que rien.<br /> <br /> <br /> <br /> À tort ou à raison je considère le raisonnement qui en émerge comme étant sans faille. Celui-ci origina probablement de la lecture d’un livre dont je n’ai aucun souvenir.<br /> <br /> Voici donc les pensées, sans doute très connues, qui refont toujours surface à peu près dans ces termes en moi :<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> Si présentement il y a quelque chose plutôt que rien c’est forcément parce qu’existe une réalité qui n’a jamais débuté. En effet, il va de soi que d’absolument rien ne naît rien.<br /> <br /> S’il y avait eu rien à un moment donné, il n’y aurait toujours rien.<br /> <br /> <br /> <br /> C’est en considérant sérieusement cette nécessaire existence d’une RÉALITÉ SANS COMMENCEMENT, cet indispensable et mystérieux non-début, (Il m’est toujours impossible de me représenter cela mentalement.) qu’il m’est apparu évident, même lorsque j’étais encore très jeune me semble-t-il, que je ne pouvais qu’en déduire ce qui suit :<br /> <br /> <br /> <br /> CETTE RÉALITÉ N’A PAS CHOISI D’EXISTER.<br /> <br /> <br /> <br /> Cette réalité n’a PAS CHOISI D’ÊTRE CE QU’ELLE EST, en somme n’a pas choisi sa nature, son essence.<br /> <br /> <br /> <br /> Si des orientations, des choix ont été faits par celle-ci dans le but de déterminer sa manière d’être, ses façons de se manifester, ceux-ci ont forcément été déterminés par ce que cette réalité est et qu’elle ne peut avoir choisi être, puisque existant depuis toujours.<br /> <br /> <br /> <br /> Suiteà ces déductions m’apparaît toujours cette conclusion :<br /> <br /> <br /> <br /> Le NON NÉ, l’Absolu (Dieu) N’EST PAS LIBRE puisqu’il n’a pas choisi d’exister et ainsi d’être ce qu’il est. <br /> <br /> <br /> <br /> Compte tenu de cela, cette cause non causée causante de tout n’a pu faire des choix (si choix il y a eu) qu’à partir de ce qu’elle n’avait pas choisi, c’est-à-dire son essence, sa véritable nature, en somme à partir de ce qu’elle est, bien malgré elle.<br /> <br /> <br /> <br /> Donc il me semble que nous soyons face à une absurdité incommensurable et sans commencement. (Et peut-être même inconsciente selon certains.) L’Absolu, ce qui constitue l’Univers et nous constitue n’est pas libre.<br /> <br /> <br /> <br /> À moins de considérer que c’est être libre que d’assumer ce qu’on n’a pas pu choisir être, je pense que ce raisonnement est difficilement contestable.<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> J’avoue toutefois que je me refuse encore d’adhérer à cette conclusion d’absurdité totale de la réalité. Je garde un espoir irrationnel que cette pensée négative se présente à ma conscience parce qu’il m’est impossible de comprendre ce qui se révèle constituer un mystère inaccessible, un abîme inconnaissable, soit ce que nous sommes vraiment, vraiment.<br /> <br /> <br /> <br /> J’ose espérer qu’un jour quelqu’un me fera comprendre que ma conclusion est erronée ou que ce raisonnement n’est pas sans faille.<br /> <br /> Merci<br /> <br /> <br /> <br /> N.B.<br /> <br /> J’espère que vous me pardonnerez de ne pas m’exprimer à la manière des philosophes de carrières. Il me manque quelques années d’étude et des milliers d’heures de lecture et de réflexion.<br /> <br /> <br /> <br /> Depuis quelques années, suite à ma rencontre avec la voie de la v.s.t. ces pensées refont parfois surface après que la Conscience ait pris conscience d’elle-même, directement sans les pensées, lors d’un retournement de son attention de 180 degrés. Cela lui permet de réaliser exister et être ce qu’elle est, soit ce que je suis vraiment, c’est-à-dire une Présence immatérielle, un mystérieux espace d’accueil conscient, impersonnel, sans contour et hors du temps dans lequel les qualia apparaissent. C’est vraiment au-delà des mots, très mystérieux.<br /> <br /> <br /> <br /> Le moi disparaît du centre et devient périphérique, selon les termes de M. Le Roy.<br /> <br /> Posté par Jean-Pierre, vendredi 14 juin 2019 | Recommander | Répondre ''<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> Voici les deux interventions de Georges et celle de Sylvain qui suivirent mes propos.<br /> <br /> <br /> <br /> ''aucune conclusion ni déduction n’a le pouvoir de te rendre plus ou moins ce que tu es. maintenant nest pas moins ou plus par rapport à ce que tu prétends. cest cela la pauvreté en esprit. on peut tisser des toiles de mots mais ceux ci ne parlent que de ce qu’ils parlent. l’eau de ces mots ne charrie jamais la vérité car la vérité : ce que tu es, ne change pas. tu peux parler du non-ne. mais malgré ces paroles, le non-ne que tu es ne change pas. personne nest libre de l etre ou de ne pas l être car cest ce que tu es et ce que tu ne peux pas ne pas être. cest le fondement même. rien ne peut se présenter qui ne soit pas des pensées car l être ne présente pas. il est déjà. antérieur à tout ce qui se présente ou non. donc tu peux parler de ceci ou de cela. ad eternam. cela na pas d impact sur ce que tu es. ca ne le touche même pas. jamais. cest impossible. Etre ce que tu es et parler de ce que tu es sont 2 choses distinctes.<br /> <br /> tout naît en toi et par toi. jamais ailleurs et ni dans un autre temps. quand une pensée ou une expérience ou une réflexion arrive, d’où émerge t elle ? de ce que tu es.<br /> <br /> Posté par georges, dimanche 16 juin 2019 | Recommander |<br /> <br /> <br /> <br /> mais le non-né dont tu parles existe parce que tu en parles. le non-ne que tu es tu ne peux pas en parler car il n’existe pas en tant qu objet, chose, ou expérience. est-ce que cela existe ? comment ce qui est non-ne pourrait exister ? cest toujours ce que c’est car tu es toujours ce que tu es. maintenant tu es. personne nest cela, cest la petite différence. tu considères que le non-né existe, cest déjà une considération de trop. tu appliques une idée culturelle humaine sur ce qui nest assurément pas culturel, ni humain. mais toujours au-delà de toutes conceptions. je dis bien : au-delà des CONCEPTIONS. mais ce que tu es est toujours ici et maintenant.<br /> <br /> Posté par georges, lundi 17 juin 2019 | Recommander | Répondre<br /> <br /> <br /> <br /> … En tout cas ces questions créent une forme d’insatisfaction, une prolongation du sentiment d’incomplétude et de séparation.<br /> <br /> Mais au bout d’un moment, si les aperçus d’éveil se sont multipliés, ces questions disparaissent naturellement, car on sait alors qu’elles n’ont aucun intérêt et qu’elles procèdent d’un esprit dualiste et confus, et d’une volonté de saisie.<br /> <br /> "Cela existe ou cela n’existe pas est une question, pur ou impur est une question. On n’apaise pas la souffrance avec la discussion. La fin de la souffrance est au delà des questions." Padmasambhava<br /> <br /> Que cela te plaise ou non, Jean-Pierre, regarde ton propre esprit !<br /> <br /> http://eveilphilosophie.canalblog.com/archives/2014/07/02/30180060.html<br /> <br /> Posté par Sylvain, mardi 18 juin 2019 | Recommander | Répondre ''<br /> <br /> <br /> <br /> Se peut-il qu'au niveau de l'Absolu, du Non-né, la liberté ne soit qu'un concept vide ne désignant aucune réalité?<br /> <br /> <br /> <br /> Si j’ai réussi à susciter en vous le goût d’ajouter une réflexion concernant le fait que l’Absolu soit forcément non-né, j’en serais ravi.<br /> <br /> <br /> <br /> Merci
Répondre
J
Pour continuer ma réflexion de ce jour :<br /> <br /> <br /> <br /> une forme peut être objectivée mais l’esprit ( peu importe le mot conscience présence vacuité etc ) ne peut pas être objectivé<br /> <br /> car il n’est pas une chose ou une forme au contraire il est ce qui objective .<br /> <br /> la matière et ses formes est objectivation de l’esprit et on ne peut pas réduire le sujet à un objet .<br /> <br /> et si l’esprit n’est pas une chose c’est qu’il est essentiellement un "acte "<br /> <br /> un acte de liberté ,qui par nature se détache de tout objet et de toute forme<br /> <br /> et c’est parce que la conscience est acte qu’elle est présence parce qu’un acte est vivant et peut donc être ressenti<br /> <br /> la connaissance intellectuelle s’inscrit dans la dualité sujet /objet<br /> <br /> mais le ressenti est une connaissance immédiate et directe qui ne s’inscrit pas dans cette dualité <br /> <br /> ce qui est vivant par nature s’éprouve et s’éprouve sans distance <br /> <br /> par contre il est possible de faire un objet de ce ressenti ,dans ce cas il cesse immédiatement .<br /> <br /> <br /> <br /> il y a donc deux modalités de la conscience,<br /> <br /> une conscience intellectuelle objectivante qui se met à distance du vécu et donc du réel ,créant la dualité sujet/objet, c’est une conscience médiatisée par la pensée et le langage <br /> <br /> <br /> <br /> et une conscience immédiate ,d’avant la pensée et le langage ,qui, elle ,annule toute distance et s’unit au réel car le réel est UN,<br /> <br /> elle ne s'unit pas vraiment mais réalise qu'elle est déjà et toujours une avec le réel ) <br /> <br /> cette conscience « subjectivise « et spiritualise le réel <br /> <br /> . elle est de l’ordre du ressenti ,du sentiment et du cœur et est non duelle .<br /> <br /> et quand on dit que la conscience ,l’absolu ou l’être se connaît ,<br /> <br /> c’est cette conscience qui est en jeu .<br /> <br /> Elle se connait mais n’a pas besoin de se le dire<br /> <br /> il lui est impossible d'etre inconscient d'elle-même car alors elle ne serait pas conscience mais inconscience, autrement dit non être or elle est.<br /> <br /> aussi dire que l'être, l'absolu ne se connait pas revient à en faire un non être et donc à le nier <br /> <br /> Ce n’est pas une connaissance que l'être a mais une connaissance qu’il est .<br /> <br /> La connaissance intellectuelle est de l’ordre de l’avoir ( dualité sujet/ objet )<br /> <br /> Mais la connaissance ou conscience spirituelle est de l’ordre de l’être ( sujet pur =union sujet/objet )<br /> <br /> C’est une sorte de savoir primaire ( premier, un , absolu ) celui du coeur qui rend possible tous les autres savoirs ( secondaires , relatif ) ceux de intellect .<br /> <br /> <br /> <br /> De même la perception des choses suppose l’aperception de soi , c’est indissociable <br /> <br /> <br /> <br /> Kant : "l'aperception transcendantale ou pure : la conscience de soi qui accompagne la perception de tout objet, une "conscience pure, originale et immuable qui est la condition nécessaire de l'expérience et la fondation ultime de l'unité de l'expérience" ; cette aperception est nécessaire pour donner la "synthèse a priori des représentations".<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> joel
Répondre
Eveil et philosophie, blog de José Le Roy
  • Ce blog présente la philosophie comme un chemin d'éveil à notre vraie nature. La philosophie n'est pas un simple discours mais une voie de transformation et de connaissance de soi. Ce blog s'inscrit dans l'enseignement de Douglas Harding.
  • Accueil du blog
  • Créer un blog avec CanalBlog
Derniers commentaires
Pages