Canalblog Tous les blogs Top blogs Religions & Croyances
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Eveil et philosophie, blog de José Le Roy
Archives
Newsletter
613 abonnés
Visiteurs
Depuis la création 3 597 689
28 décembre 2018

Vivre avec un masque

Voici un petit conte de Barry Long qui parle très bien de  notre identification à notre masque-visage.

Nous pensons être ce visage que nous voyons tous les jours dans le miroir. 

Nous nous prenons pour lui.

Nous sommes devenus ce masque.

Et nous avons oublié l'espace grand ouvert et libre qu'il y a derrière.

Jlr

 

 

long.

"Il y a très, très longtemps, lorsque les êtres humains n’étaient pas incarnés dans leur corps physique comme ils le sont aujourd’hui, un Homme avait fabriqué un masque merveilleux un masque qui pouvait avoir plusieurs visages.

Cet homme avait l’habitude de mettre son masque et de s’amuser en accostant soudainement les passants et en observant leurs réactions. Parfois, le masque souriait, parfois il pleurait, parfois même, il grimaçait et se renfrognait. Ses victimes étaient toujours choquées à la vue de ce visage tellement extraordinaire, étrange et si peu naturel même lorsqu’il souriait. Mais que ces personnes rient ou pleurent était sans importance pour notre homme. Tout ce qu’il voulait, c’était l’excitation due à leurs réactions. Il savait bien que c’était lui derrière le masque. Il savait que le farceur, c’était lui et que la farce était à leurs dépens.


Au début, il sortait avec le masque deux fois par jour. Puis, s’habituant à l’excitation que lui procurait cette activité, et en en voulant encore davantage, il commença à le porter toute la journée. Finalement, il n’éprouva plus le besoin de l’enlever et le garda pour dormir.
Durant des années, l’homme parcourut le pays en s’amusant derrière son masque. Puis un jour, il s’éveilla avec une sensation qu’il n’avait jamais ressentie auparavant il se sentait seul, divisé, quelque chose lui manquant.


Bouleversé, il bondit hors de chez lui pour se trouver face à une très belle femme – et en tomba immédiatement amoureux. Mais la femme cria et s’enfuit, choquée par ce visage étrange et effrayant.
« Arrêtez-vous, ce n’est pas moi ! » cria-t-il en tordant son masque pour l’arracher. Mais c’était lui. Impossible de détacher le masque. Il était collé à sa peau.

Il était devenu son visage.


Cet homme, avec son masque fabuleux, fut la première personne à entrer dans ce monde malheureux.
Le temps passa. Malgré sa ténacité et les efforts qu’il déploya pour annoncer à tous le désastre qu’il s’était infligé, personne n’était prêt à le croire. D’autant plus que personne n’était intéressé à l’écouter, puisque tout le monde l’avait imité. Tous avaient mis leur propre masque afin de connaître eux aussi la nouvelle excitation de jouer à être ce qu’ils n’étaient pas. Comme lui, ils étaient tous devenus le masque.


Mais désormais quelque chose de pire était arrivé. Non seulement ils avaient oublié la farce et le farceur, mais aussi ils avaient oublié la façon de vivre joyeusement, en tant qu’être sans masque. "

Extrait tiré de l’ouvrage de Barry Long : « Seule meurt la peur » Les Éditions du Relié

 

Les enfants tout petits ne s'identifient pas encore à leur apparence dans le miroir.

Ils sont encore libres et grands ouverts.

Ils ne sont pas devenus leur visage.

Ils ne se sentent pas encore enfermés dans ce masque de chair.

Cela viendra bien assez tôt.

jlr

 

 

 

 

 

 

Commentaires
G
En fait il ny a jamais eu de masque . C'était simplement une volonté d etre quelquun. Une croyance d etre quelquun de spécifique, de différent. C'est une construction, une idée. <br /> <br /> Tu nas jamais été quelqu'un a connaître, à construire ou a trouver. Tu es la connaissance même, tu es le vivant même. C'est toujours cette pure connaissance qui oeuvre. Personne n en fait l expérience car cest l expérience même. <br /> <br /> La personne cest "quelquechose", tu peux en parler donc cest un objet de connaissance. Alors que ce que tu es nemporte rien. <br /> <br /> Ce que tu es ne change pas, c'est toujours tel que c'est. <br /> <br /> Le sauvage refoulé est une idée. L etre accompli n'existera jamais. Tu ne peux pas t accomplir car cest de nouveau agir sur toi. Mais tu es l accomplissement. Tu es ce qui s accomplit et la personne est simplement un blocage dans cet accomplissement. Tu ne seras jamais "fini" ou réalisé. Il ny a pas de " toi-même" car tu n'es pas 2. Tu es simplement l existence.
Répondre
P
À propos de l’enfance il y a dans le livre *L’Éveil spirituel* un sympathique chapitre à la page 200<br /> <br /> *Éveil et enfance*<br /> <br /> Oui jolie perception que celle des petits enfants ✨
Répondre
I
Étonnée toujours, amusée parfois, rigolade le plus souvent possible.<br /> <br /> Je dois dire que, en ce qui me concerne, le travail sur soi, je veux dire sur moi, est d'actualité. Il s'agit peut-être tout bonnement de laisser-être et cela ne coule pas toujours de" source", pauvre de moi.<br /> <br /> Compliments à ceux qui savent et joie à tous 🔔
Répondre
M
On a tendance à penser que nous sommes seuls à fabriquer notre persona, notre masque, et qu'il suffirait que nous l'enlevions. Mais Carl Gustav Jung rappelle une chose importante, c'est que la société y participe pour beaucoup :<br /> <br /> <br /> <br /> "Quand nous nous mettons à la tâche d'analyser la persona, nous détachons, nous soulevons le masque, et découvrons que ce qui semblait être individuel était au fond collectif : en d'autres termes, la persona n'était que le masque d'un assujettissement général du comportement à la coercition de la psyché collective." (Dialectique du Moi et de l'Inconscient)<br /> <br /> <br /> <br /> Aujourd'hui, de plus en plus de gens enlèvent ce masque, se désinhibent de cette contrainte collective. Cela pourrait être une bonne chose, mais que trouvera-t-on sous ce masque ? Un être accompli ou un sauvage refoulé ?
Répondre
F
Ce que l'on remarque c'est qu'il n'y a aucun effort, aucun travail sur soi, aucune spiritualité, rien de tout cela. Il n'y a simplement amusement, étonnement sans dire je m'amuse, je m'étonne et en plus tout le monde rigole. Merci José.<br /> <br /> Joyeuses fêtes à toutes et à tous.
Répondre
Eveil et philosophie, blog de José Le Roy
  • Ce blog présente la philosophie comme un chemin d'éveil à notre vraie nature. La philosophie n'est pas un simple discours mais une voie de transformation et de connaissance de soi. Ce blog s'inscrit dans l'enseignement de Douglas Harding.
  • Accueil du blog
  • Créer un blog avec CanalBlog
Derniers commentaires
Pages