Canalblog Tous les blogs Top blogs Religions & Croyances
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Eveil et philosophie, blog de José Le Roy
Archives
Newsletter
610 abonnés
Visiteurs
Depuis la création 3 592 701
12 avril 2020

Une goutte de pluie

12 avril 2020.

Il pleut sur Paris.

Le bruit chantant des gouttes d'eau résonne sur les trottoirs, sur les toits, sur la table en fer sur le balcon...

Le son me ramène au Silence que je suis, comme un ami.

Les sons  nous éveillent directement à notre vraie nature.

Il suffit de fermer les yeux et d'écouter la pluie à partir du silence.

Le son apparait en moi, il est moi et pourtant il n'y a plus de moi.

Je ne suis plus du tout confiné...

 

jlr

 

"Lorsque, sans penser,
Seulement j'écoute
Une goutte de pluie
Au bord du toit,
C'est moi

Tout son qui atteint mon oreille
Est une voix.
Là, à l'instant,
C'est mon ami !
Il n'est rien qui ne me parle."

Dôgen Zenji (1200-1253),
Sanshô Dôei, Les chants de la Voie du Pin Parasol, 12 & 13.
cité par Jacques Brosse, Polir la lune et labourer les nuages, Albin Michel

pluie

 

Commentaires
P
Cela dit, ce poème est une pure merveille!
Répondre
P
yes. Cette notion d'impermanence est importante et c'est une différence subtile qui peut sembler exister entre advaita et bouddhisme. A lire Nisargadatta et Ramana, on a parfois l'impression que nous sommes un genre de matrice consciente immuable dans laquelle tout apparaît puis disparaît. Dans le bouddhisme, c'est plutot une apparition simultanée à chaque instant de conscience et objets de conscience. Cela dit il me semble que ce qui est vu est identique et indiscible, mais décrit d'une manière différente. En fait l'advaita et cette notion d'esprit matrice rejoint la vue shentong du madyamika, qui est très prisée par le dzogchen, mais a longtemps été décriée par les tenants de la voie progressive. Dudjom Rinpoche a mis tout le monde d'accord en expliquant qu'il n'y a pas de différence au niveau de l'expérience mais seulement au niveau de la description scripturaire de cette vue et il se dégage donc actuellement un courant syncrétiste par rapport à cette apparente dichotomie.
Répondre
L
Oui, Jean-Pierre, c'est ce à quoi je faisais allusion plus haut, pour Rupert tout est Conscience-Présence, l'expérience est la Conscience-Présence, "tout" se ramène à la Conscience-Présence… d'autres parleraient du Soi, or je faisais allusion à le non-dualité" non-substantielle" où tout est déconstruit y compris la Conscience-Présence… nous commentons ici Maître Dogen, le Zen et non l'Advaita Vedanta… ici il faut introduire la notion de vacuité et d'impermanence …<br /> <br /> <br /> <br /> Je laisse parler Katagari Roshi :<br /> <br /> Quand Dogen dit : toute chose est de la nature du Bouddha, il ne parle pas d'une structure inhérente, d'une chose ou d'un objet, mais d'un processus de vie qui vit…<br /> <br /> La nature du Bouddha est l'impermanence même, lorsque vous vous manifestez en cet instant, devenant un avec zazen ou avec votre activité, c'est la nature du Bouddha manifestée dans le cadre de la vacuité ou l'impermanence…
Répondre
J
Afin de m’assurer que mon intervention soit du calibre de ce que j’ai le plaisir de lire ici, je vais me contenter de citer brièvement M.Spira. J’ai terminé il y a quelques jours la lecture de son livre intitulé «Présence». J’ose espérer que ces quelques lignes seront pertinentes.<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> "Lorsque nous savons que les pensées, les sensations et les perceptions surgissent dans notre Soi, Présence consciente, nous prenons position en tant que témoin. Lorsque nous savons qu’elles surgissent en tant que notre Soi, nous prenons position en tant que leur substance.<br /> <br /> <br /> <br /> En tant que témoin, nous sommes transcendants. En tant que substance, nous sommes immanents. En tant que témoin, nous nous positionnons comme n’étant aucune chose. C’est la position de la sagesse. En tant que substance, nous nous positionnons comme étant toute chose. C’est la position de l’amour.<br /> <br /> <br /> <br /> Ce sont les deux modes de l’expérience : en tant que témoin, nous sommes l’élément de connaissance dans toute expérience. En tant que substance, nous sommes l’élément d’être dans toute expérience. Ainsi, nous connaissons le monde et nous sommes le monde, simultanément." p. 343<br /> <br /> <br /> <br /> «Sentir et percevoir ne sont constitués que de la Conscience-Présence et c’est elle qui se connaît en tant que cela. Nous pourrions dire que sentir et percevoir sont une modulation de notre propre Être, une modulation de la Conscience-Présence.» p. 441<br /> <br /> <br /> <br /> "En fait, l’expérience n’a pas lieu au sein de la Conscience-Présence. L’expérience est la Conscience-Présence. La Conscience-Présence n’est la substance que d’elle-même. Elle est son propre contenu." p. 366<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> En terminant, je signale à José que j’ai peut-être abusé de son hospitalité en ajoutant deux textes à la date du 28 juin 2013. «Un éléphant dans le salon»<br /> <br /> <br /> <br /> Jean-Pierre
Répondre
L
Oui…indeed... le vécu nonduel est au-delà de tout dilemme… :)
Répondre
Eveil et philosophie, blog de José Le Roy
  • Ce blog présente la philosophie comme un chemin d'éveil à notre vraie nature. La philosophie n'est pas un simple discours mais une voie de transformation et de connaissance de soi. Ce blog s'inscrit dans l'enseignement de Douglas Harding.
  • Accueil du blog
  • Créer un blog avec CanalBlog
Derniers commentaires
Pages