Douglas Harding dans une interview en 1996 dans The Noumenon Journal évoque le problème de la pensée.

Faut-il cesser de penser pour voir sa vraie nature?

Réponse de Douglas : pas du tout.

Notre vraie nature est au-delà de la pensée et du penseur.

jlr

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"Maintenant, vous me posez la question sur le fait d'arrêter de penser.

Eh bien, j'ai lu tous les livres de Ramana Maharshi - même si je ne l'ai jamais rencontré - et je pense qu'il a dit beaucoup de choses - dont certaines ne signifient pas grand chose pour moi, parce cela semble faire davantage partie de sa culture - mais une des choses qu'il affirme par endroits est qu'il n'est pas nécessaire de faire quoi que ce soit pour voir qui on est vraiment, il n'est pas nécessaire d'arrêter de penser pour voir qui on est vraiment, vraiment.

Voir sa vraie nature est évident ; il n'y a rien de plus évident dans le monde entier. C'est ce que je dis aussi. C'est absolument évident, et vous me demandez si cela ne vous empêche pas de penser, Douglas ? Eh bien, pas vraiment, parce que la pensée est parfaitement compatible avec le fait de voir ici celui qui est censé être le penseur.

Le penseur est donc parfaitement compatible avec la réalisation de l'identité de celui qui est ici supposé penser.

Mais on peut dire en un sens - et un sens très, très important - que le fait de voir qui je suis implique effectivement la cessation de la pensée, parce que lorsque nous pensons à une chose, nous en faisons un objet.

Le penseur et l'objet auquel on pense sont là, et je ne suis pas cela. Le penseur et la pensée sont deux, mais cette vision de qui je suis vraiment, vraiment, vraiment n'est pas une pensée, elle est une expérience vécue.

Donc ici (au centre), il n'y a pas de pensée.

Voir qui je suis vraiment, vraiment, vraiment n'est pas une pensée, ce n'est pas une expérience conceptuelle, cela ressemble davantage à un percept - c'est une expérience absolument directe de ce qui est Ici."

Douglas Harding

traduction JLR