bosh

 

Ce qui est le plus évident est le plus oublié. N'est-ce pas curieux?

Nous ne sommes pas conscient de l'espace ouvert au-dessus de nos épaules. Nous le négligeons. Nous regardons ailleurs.

Le maitre zen chinois Houang-Po (9eme siècle) disait à ses moines "Il faut que vous soyez ivres pour ne pas voir votre nature de bouddha"

Et Jésus dans l'Evangile de Thomas dit la même chose : "Je me suis tenu au milieu de l'univers et, dans la chair je me suis manifesté à ceux-ci. Je les ai tous trouvés qui étaient ivres."

Voilà nous sommes ivres, c'est-à-dire inattentifs, distraits.

Oublieux, négligeants.

Mais nous pouvons en un instant sortir de cet oubli, de cette ivresse.

C'est cela qui est merveilleux.

En un instant,nous pouvons nous retrouver en état de veille absolue.

Comment ?

Et bien en prenant conscience de l'espace vide-ouvert-transparent-sans limite dans lequel le monde se manifeste maintenant.

Là, tout de suite.

Je reviens à moi.

C'est-à-dire au mystère.

C'est-à-dire à la présence.

et je découvre une autre ivresse d'ailleurs, celle des sommets, des vertiges,

Des perceptions aigües et des intensités de vie.

Aucune culpabilité à avoir.

Simplement on se réveille d'un sommeil qui a duré des années.

jlr