Un écho d'une conversation avec l'ami JP.

JP : " J'ai suivi toute une pratique chez les tibétains, mais je ne suis pas encore éveillé.

Jlr :" Est-ce que tu m'entends?"

JP : "Oui"

Jlr  : "Est-ce que tu me vois?"

JP  : "Oui, oui"

Jlr  : "Bien. Alors cela signifie que tu es éveillé. Sinon comment pourrais-tu m'entendre ou me voir? Tu es éveillé, tu es conscient. Comme moi. Comme Bouddha. Tu es présent. Cette présence est là avant toute pratique, avant tout effort, avant toute recherche. Il est inutile de chercher à s'éveiller ; il suffit de réaliser qu'on l'est déjà. C'est comme un poisson dans la mer qui demanderait où se trouve l'eau?"

JP : "Mais je crois que je ne le mérite pas."

Jlr : " Ce n'est pas une question de mérite. Tu es éveillé, de toutes façons. Qu'y a-t-il au-dessus de tes épaules? "

JP : "...Rien...La pièce"

Jlr : "Oui, rien et un rien conscient d'être rien et plein."

JP  : "J'ai été habitué à faire tant d'efforts."

jlr : "Oui nous faisons des efforts depuis que nous sommes petits, depuis que nous avons quitté l'enfance. Des efforts à l'école pour plaire aux parents, aux professeurs, des efforts pour plaire aux filles, pour réussir les examens, des efforts au travail. Quand on aborde la spiritualité, on continue de fonctionner de la même façon ...avec des efforts. Et si maintenant tu t'autorisais à t'abandonner à la présence qui est toujours là?"

JP : "C'est comme déposer un fardeau"

Jlr: "Oui, c'est comme si tu était dans un train et que tu marchais dedans pensant arrriver plus vite à la gare. Inutile. Le train avance déjà. Tu peux te reposer. Ce fardeau c'est la tête."

JP  : "Oui, je comprends."

Jlr: "Voir sa vraie nature, c'est prendre conscience de cette présence. Puis ensuite lui faire confiance. Mais la confiance vient très vite, car cette présence fait tant de bien. "

Merci à JP