Tout à l'heure je marchais dans la rue, préoccupé par des pensées.

Et soudainement, la vision m'a révélé que personne ne regardait le monde, mais un grand vide, clair et d'une intensité de vie bouleversante accueillait cette rue de Paris, et les passants.

Je n'étais pas en train de voir la rue, mais la rue apparaissait dans une lumière vive et consciente.

Comme une surprise, un coup d'arrêt, une stupéfaction encore et encore.

Car alors, il n'y a plus de temps mais une éternité de cristal.

Et personne dans l'acte de voir.

Vision pure. Intense, d'une beauté folle.

Et dans cet espace bienveillant, les pensées se libèrent comme des nuages qui se dissipent.

C'est extraordinaire et simple.

Et mille joies se lève alors dans ce soleil comme un vol de perdrix.

jlr