Un extrait d'un texte extraordinaire de Longchenpa, maitre tibétain dzogchen du 14ème siècle

traduit par le regretté Serge Zaludkowski

 

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"Comme un yogi à l'esprit pur regarde à l'intérieur,
la conscience, sans support sous-jacent ou base, est dépourvue d'étiquette.


Elle ne peut être perçue en aucune façon qui puisse être caractérisée ou décrite,
la vue structurée et la méditation sont supprimées.


Étant donné cet état d'uniformité, ouvert, détendu, et spacieux,
la pratique spirituelle n'a pas de sens, parce qu'il n'y a pas de distinction entre les sessions formelles et les périodes intermédiaires.


Tout est sans limite, totalement égal, et ininterrompu.

Dans l'étendue unique, suprêmement spacieuse par nature,
l'esprit éveillé, égal à l'espace, est essentiel.


Concentrez vous sur ce point clé et distillez le dans son essence vitale,
c'est le plus grand des grands, l'esprit illuminé complètement positif et spacieux.

Avec votre conduite imprévue, vous faites le bond final dans la conscience sans la moindre base pour déterminer ce qui est spirituel ou ne l'est pas,
et ainsi cet état dénudé sans point de référence est au delà de la cage de la philosophie.


Que vous mangiez, vous déplaciez, soyez allongé, ou assis, jour et nuit vous restez dans l'uniformité infinie,
de façon à expérimenter la véritable nature des phénomènes comme leur étant identique.


Il n'y a pas de dieux à vénérer, pas de démon à exorciser,
rien à cultiver en méditation, c'est l'état complètement "ordinaire".


Avec cet état unique d'uniformité, le dirigeant naturellement  sans fierté,
il y a unicité, une ouverture détendue et non structurée.


Que c'est merveilleux, les choses sont intemporellement garantie sans avoir a être réalisées,
et étant libéré de l'effort et de la réalisation, vous êtes satisfait."

Chos dbyings rin po che'i mdzod ces bya ba'igrel pa