"Bonjour,

Merci pour vos vidéos et votre partage quant à notre véritable nature, c'est très appréciable !

Une interrogation, ou un doute m'est survenu en regardant l'une de vos vidéos.

Je sens depuis quelque temps que le personnage que je crois être se dissout dans ce qui est, cela est motivé par l'intention de se connaître tel que " je suis vraiment ", ainsi, il y a des aller retour au cours de la journée. Je réalise tout simplement que tout ce qui est existe déja, et sans effort aucun, y compris le personnage et ses jeux de rôle. Cela rappelle l'intuition que je suis tout, que tout est moi.

Dans la non dualité et dans la vision sans tête entre autres, j'entends souvent l'invitation à se retourner vers l'origine de la conscience. Regarder ce qui regarde. Lorsque je m'approprie cette approche, je ressens une dualité qui se crée entre le monde et vers là ou je regarde. Cela ne me pousse pas à accepter ce qui est perçu tel que c'est. Le personnage ne se dissout pas ou beaucoup moins, cela me paraît moins naturel que d'accepter exactement ce qui est tel que c'est (accepter le monde et les perception, y compris le personnage).

Pouvez vous m'éclairer si ces "pratiques" sont complémentaires ou pointent des choses bien différentes ? J'espère avoir été clair, merci"

 

Bonjour,

les enseignements sont des chemins pédagogiques vers une prise de conscience.

Cette prise de conscience n'est pas mentale (ce n'est pas une pensée), elle n'est pas émotionnelle, c'est une découverte vécue de notre vraie nature. Un éveil.

Quand cette prise de conscience est réalisée, il  n'y a aucun doute que c'est bien ça.

Le chemin efficace est celui qui nous ramène à cet éveil.

Les deux voies que vous indiquez sont:

-prendre conscience qu'il n'y a rien à faire et que je suis déjà réalisé sans efforts

-retourner la fléche de son attention de 180° pour prendre conscience qu'il n'y a personne

Les deux voies ne me semblent pas contradictoires.

 

Car quand vous réalisez qu'il n'y a personne au-dessus des épaules, vous voyez qu'il n'y a rien à faire : l'éveil est déjà là.

Et quand vous prenez conscience qu'il n'y a rien à faire, que l'éveil est déjà là, vous voyez que l'ego n'est pas aux commandes.

 

 

Regarder ce qui regarde signifie aussi regarder le monde, c'est un attention dans les deux directions. C'est précisément voir qu'il n'y a pas de dualité entre intérieur et extérieur, dedans et dehors, nirvana et samsara.

C'est ce qui est montré dans mes ateliers.

Mais utilisez donc le chemin qui vous convient le mieux, dans le moment. C'est la seule chose qui compte.

Pour moi, prendre conscience que l'observateur est vide est d'une puissance radicale.

Mais ce n'est pas un faire, juste une prise de conscience, un abandon dans le rien et tout sans limite.

Au bout d'un moment, ce n'est plus une pratique, c'est vivre à partir de l'espace de l'Être, c'est ne rien faire, juste Être, mais non être quelqu'un.

merci

José

Grimbergin

 A la santé du vide-plein !

(photo de Colin fox, mais en fait photo de personne)