Pour illustrer l'argument premier du spiritualisme, que tout apparait dans la conscience, voici une video de Rupert Spira (anglais soustirée français).

Pas de monde extérieur. Tout apparait en nous.

On trouve cette thèse dans le shivaisme du cachemire (Abhinvagupta 10e s) et aussi chez le bouddhiste Vasubandhou (5eme s)

Ce sont des arguments qu'on retrouve également chez le philosophe britannique Berkeley (XVIIem) sauf que pour Berkeley il n'y a pas une conscience universelle, mais de multiples consciences dans lesquelles le même monde apparait.

 

 

Le matérialiste a beaucoup à dire là-dessus.

Qu'en est-il des choses que je ne perçois pas? Par exemple, la face cachée de la lune, ma chambre où je ne suis pas? Mon cerveau ?

Ont-elles cessé d'exister?

Si ce qui existe, existe uniquement parce que cela est perçu par ma conscience, ou par une conscience,  que dire de ce qui n'est pas actuellement perçu?

Berkeley répondait en disant : Dieu perçoit tout. Dieu est le support existentiel du monde. Dieu voit la face cachée de la lune.

Mais c'est de la foi, n'est-ce pas? Croire en la matière ou croire en Dieu c'est à peu près la même chose.

Pour Vasubandhu, les choses non manifestées sont stockées comme des graines dans une conscience de tréfonds (thèse qui m'a toujours paru étrange).

D'autre part, un matérialiste dira aussi que la conscience est manifestement liée au cerveau. La conscience est apparue chez les homnidés il y a quelques centaines de milliers d'années. Le monde n'existait donc pas avant l'arrivée de ces cerveaux ?

On a deux histoires sur la conscience : une histoire en première personne (tout est dans la conscience) et une histoire en troisième personne (la conscience est apparue dans le monde).

Est-ce une antinomie indépassable? Comment conjoindre les deux?

A suivre...