Tout ce que je peux voir de moi, tout ce qui apparait dans le champ de ma conscience n'est pas moi puisque cela rentre dans le domaine de l'objectivité.

Le corps est vu, c'est un objet.

La sensation est vue, c'est un objet.

La pensée est vue, c'est un objet.

L'émotion est vue, c'est un objet.

Ce n'est pas moi.

 

Qui suis-je alors?

Ce qui ne peut être objectivé.

Et ce qui fait que les objets sont vus.

La pure présence. Le champ de l'apparaitre.

Le rien. La non-chose.

Faire ce premier pas en arrière, se déprendre de l'objectivité.

Et ensuite à partir de ce Rien, embrasser le monde,

et devenir toutes choses.

jlr

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Wei-Wu-Wei écrit ceci:

"Il n’existe aucun mystère, sinon notre incapacité à  percevoir l’évidence.

Comme l’a dit Mumon :« il n’y a aucun endroit où vous puissiez vous cacher ».

Le supposé ou apparent « mystère » n’est dû qu’à l’inexistence objective de la non-objectivité pure, qui est la nature du Bouddha.

Car l’objectivité ne peut qu’être conceptuelle, tandis que la non-objectivité  est  incompatible  avec  aucun  type  de  définition positive.

    Huang  Po  affirme  catégoriquement  que :  « En  vérité,  notre nature bouddhique est dépourvue du moindre atome d’objectivité ».

    Qu’y a-t-il donc de mystérieux dans cet être-ici-et-maintenant qui se trouve en tout lieu et hors duquel rien n’existe ?

    L’être est pure présence autonome et spontanée.

    C’est cela qui se cherche soi-même lorsque nous le cherchons et que nous ne pouvons pas trouver parce que c’est ce que nous sommes.

    Car objectivement, ce n’est pas là."

merci à Patrice pour le texte de WWW