Nous voulons tous le bonheur, « même ceux qui vont se pendre » disait Pascal. Mais où le trouver ? Comment l’atteindre ? Nous cherchons le bonheur en général dans les objets, les relations, les succès, les voyages..., bref dans quelque chose d’extérieur. Mais de  cette façon, notre bonheur ne peut jamais être complet, ni durable car il est alors toujours dépendant de telle ou telle circonstance, de tel ou tel plaisir, de telle ou telle possession.

Ce que nous montre l’éveil, c’est que le bonheur appartient à l’essence même de la conscience. La conscience (ou la Présence) est pure joie, joie sans objet comme disait Jean Klein, joie sans cause, joie gratuite, joie d’être.

 « La joie est sans cause ; vous lui attribuez une cause, mais elle n'en n'a pas, aussi n'essayez pas de relier cette joie à une cause. Quand vous le faites, vous injuriez la joie ! Mais quand vous percevez réellement qu'elle est sans cause, elle deviendra très puissante en vous ; elle sera avec vous. Quand vous voyez qu'elle est sans cause, en un certain sens, elle s'accroît ; mais vous l'affaiblissez si vous la reliez à une cause, parce que vous faites d'elle un « état ». Un jour vous serez à même d'entrer en elle sciemment et de vous perdre en elle ; ce sera comme votre ultime demeure. Liberté, amour, paix sont sans cause. Vous ne pouvez les insérer dans le cadre du déjà connu[1] "

 

Cette joie n’est pas due à la réalisation d’un désir particulier tournée vers l’extérieur, mais plutôt à l’expérience vivante de la conscience elle-même.

Joie de la Présence.

jlr



[1] Jean Klein Transmettre la Lumière, p. 286, cité par Serge Carfantan, Cinq leçons sur le bonheur, Editions Almora, 2017.