L'autre jour Marie-Christine m'a fait remarquer que la conscience n'est jamais contaminée par ce qui se produit en elle.

C'est très juste et très libérateur.

Quoi que ce soit qui apparait dans l'espace de la conscience (pensées, émotions, images, désirs, sensations,...), cet espace demeure toujours pur, transparent et neuf.

L'Ouverture éveillée de la vacuité n'est jamais souillée par les phénomènes.

Une tristesse ne rend pas la conscience triste.

Une pensée de jalousie ne la rend pas jalouse non plus.

Une colère ne transforme pas la conscience en colère.

Une sensation de rouge ou de bleu ne colore pas la conscience en rouge ou en bleu.

Une douleur ne donne pas à la conscience une essence douloureuse.

Ce qui apparait, disparait, et la conscience est à nouveau fraiche pour accueillir autre chose, une autre pensée, une autre émotion, une autre couleur.

Ainsi nous restons ouverts et fluides pour tout ce qui arrive, pour tout ce qui part, sans rien saisir, sans rien rejeter.

Tous les phénomènes traversent la conscience comme l'oiseau le ciel.

Celui qui s'éveille à l'Espace de l'Ouvert peut jouir de tout ce qui surgit en lui, tout en restant libre.

jlr

 

"Profonde et tranquille, libre de toute complexité,
Clarté lumineuse non composée,

Par-delà l'esprit conceptuel ;

Telle est la profondeur de l'esprit des Victorieux.


En elle, rien à enlever,

Nul besoin de rien ajouter.

C'est simplement l'immaculé

Contemplant sa propre nature."


Nyoshul Khen Rinpoche

extrait du Livre tibétain de la vie et de la mort

oiseau-ciel