Lucien a posté dans son commentaire au message précédent une citation de la Brihadaryanaka Upanishad (3.8.11), qui fait écho au texte de Hakuin.

 

Sankaracharya

Voici le texte sanskrit

 

tad vā etad akṣaraṃ, Gārgi,

adṛṣṭaṃ draṣṭṛ,

aśrutaṃ śrotṛ,

amataṃ mantṛ

avijñataṃ vijñātṛ,

nānyad ato’sti draṣṭṛ,

nānyad ato’sti śrotṛ,

nānyad ato’sti mantṛ,

nānyad ato’sti vijñātṛ;

etasmin nu khalv akṣare, Gārgi, ākāśa otaś ca protaś ca

 

Et ma traduction

 

 

 

C'est cet impérissable, Ô Gargi

qui n'est pas vu mais qui est Celui qui voit

qui n'est pas entendu mais qui est Celui qui entend

qui n'est pas pensé mais qui est Celui qui pense

qui n'est pas connu mais qui est le Connaisseur

Il n'y a pas d'autre Voyant que lui

Il n'y a pas d'autre Auditeur que lui

Il n'y a pas d'autre Penseur que lui

Il n'y a pas d'autre Connaisseur que lui

Et c'est sur cet Impérissable que l'espace est tissé, Ô Gargi.

Brihadaryanaka Upanishad

 

 

 

Hakuin était bouddhiste ; donc il n'appelle pas "Celui qui voit" l'Impérissable, puisque le voyant n'est pas subtantiel dans le bouddhisme.

Mais Im-périssable utilisé dans l'Upanishad est une négation : a-Ksharam, non périssable.

Et Hakuin dit lui-même que Celui qui voit est au-delà de l'être du non-être..

Ainsi les deux textes ne pointent-ils pas vers la même expérience, celle de la découverte de Ce qui voit,

expérience qui est de toutes façons AU-DELA DES MOTS ?

 

Et merci à Lucien.

 

jlr