Le dzogchen offre de très beaux textes qui pointent vers la nature de l'esprit, dont ce texte de Mipham Rinpoche, traduit ici par mon ami Matthieu Ricard.

 

Mipham présente la voie en trois instructions très claires

1-reconnaitre l'essence de l'esprit

2-préserver la méditation

3-libérer l'esprit dans sa propre nature

 

Le début du chemin consiste à voir la vacuité de l'esprit ,

ensuite on continue à prêter attention à l'ouverture dans toutes les situations de la vie,

puis on laisse l'esprit se libérer de lui-même dans le ciel de la vacuité.

 

Ce chemin n'est pas particulièrement bouddhiste ; il est LA voie directe vers la libération.

C'est un chemin universel et particulièrement adapté à nos temps modernes.

C'est celui que partageait Douglas Harding.

 

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"Inexprimable est la simplicité naturelle de l’esprit,
Libre et vaste : par soi-même elle doit être reconnue.
Quand toute fabrication mentale, toute saisie
Et tout attachement s’efface naturellement
C’est ce que l’on appelle « reconnaître l’essence de l’esprit ».

Une fois libéré du filet des pensées,
Ne pas perdre la continuité de la présence à la nature primordiale,

Sans agir ni faire effort, ni rien vouloir,
Voilà ce que l’on appelle « préserver la méditation »

Quand les vagues des multiples pensées
Ne font plus, comme les nuages avec le ciel,
Ni bien ni mal à l’esprit, qui demeure serein,
C’est ce que l’on appelle « libérer l’esprit dans sa propre nature »

Ces trois instructions essentielles seront comprises
Par les méditants qui cultivent l’expérience intérieure,
Mais resteront hermétiques aux intellectuels bavards".

 

Mipham Namgyal.
Extrait de « Chemins spirituels. Petite anthologie des plus beaux textes tibétains  »

par Matthieu Ricard