Karin Visser, une amie hollandaise, a eu l'excellente idée de faire un livre (en anglais) sur la vie de Catherine Harding. En posant des questions à Catherine et en l'enregistrant pendant toute une semaine, Karin a réalisé un portrait magnifique de cette femme extra-ordinaire.

Née à Strasbourg en 1932, Catherine a connu la guerre, a du fuir sa ville natale devant l'avancée des allemands. Encore petite fille, elle vit un épisode terrible puisqu'elle perd son père adoré, qui était engagé dans la résistance ; il sera fusillé par les allemands.

Plus tard, elle épouse Driss Chraibi, l'écrivain marocain, dont elle aura 5 enfants; elle rencontre Kalou Rinpoche, va faire du yoga en Inde avec Iyengar. Puis elle rencontre Douglas Harding, dont elle sera la femme et avec qui elle animera des stages tout autour de la planète.

Ce qui est vraiment touchant dans ce livre c'est de voir comment Catherine a appliqué, incarné son expérience spirituelle dans la vie de tous les jours. Et chez elle, c'est l'amour qui rayonne de son union avec la lumière intérieure. Un amour qui touche tous ceux qui la rencontrent.

Je me souviens que Douglas disait parfois de Catherine, "c'est Sainte Catherine, non pas Sainte Catherine de Gênes, mais Sainte Catherine de Nacton."

 

jlr

 

 

 

 

IMG_0001

IMG_0002

 

extrait :

"L'art de vivre c'est réellement l'art de disparaitre. J'apprend constamment l'art de disparaitre. La paix et la joie et la sérénité appartiennent à l'endroit, où en tant que la petite personne, nous avons disparus. Je ne suis pas ici en tant que Catherine. En tant que Catherine, je dois disparaitre afin d'être le Grand, pour être amour inconditionnel, sérénité et éternité. Tout cela, je le deviens, quand je disparais en tant que la petite Catherine.

Quand je parle de l'art de disparaitre, c'est vraiment ce que je pratique. Chaque fois que je me trouve enfermé dans la prison de la petite Catherine, je sais qu'elle doit laisser la place. Alors, je pratique l'essence de la Vision : tourner mon attention de 180°, regarder à l'intérieur et voir qu'il n'y a ici aucune Catherine au-dessus de mes épaules. Ici, il n'y a rien, absolument rien.

Le monde existe, et je peux laisser le flot de l'amour se mouvoir en lui. (...) Vous ne pouvez avoir ce sentiment de l'unité qu'en disparaissant en tant que la petite personne. Alors, il y a la béatitude ; alors vous êtes libre. Libre d'être, libre d'aimer, et libre de tout accepter."

Catherine Harding