Quand on découvre dans les premiers temps sa vraie nature (quel que soit le nom qu'on lui donne : Ouverture, conscience, vacuité,  rigpa, atman-brahman, Christ, ...), il peut sembler difficile de toujours rester attentif à elle.

Les formes du monde, les pensées à l'intérieur, et les émotions nous tirent à l'extérieur et peuvent nous faire oublier ce que nous avions découvert avec tant d'enthousiasme.

La pratique consiste alors à revenir encore et encore à ce Centre, à se réveiller  du sommeil, et à cesser  encore et encore de se prendre pour un corps-esprit, jusqu'à ce que cela devienne naturel de vivre à partir de cette Ouverture.

Peu à peu, se met en place ce que j'appelle : l'élastique de conscience.

Cet élastique est accroché au centre (sur le rocher de la présence), et il me ramène à ma vraie demeure, tout naturellement, sans effort quand je vais un peu trop à la périphérie, quand j'oublie peut-être la grande vacuité. Je perçois cet éloignement par quelques signes que je peux repérer avec l'habitude : stress, gènes, légères tensions dans le corps, émotions qui se lèvent . Ce sont des indices qui me montrent que je commence à me prendre à nouveau pour le petit bonhomme dans le miroir...Je joue alors encore une fois le jeu du masque, je construis une identité factice, je me monte du col, je me prends au sérieux...

L'élastique de la conscience me retire à lui, et il suffit alors que je cesse de résister à cette force, qui comme la gravité terrestre, me ramène au centre.Je n'ai qu'à cesser de faire des efforts de prétendre être quelqu'un, pour me reposer dans la joie de n'être personne.

Ainsi au bout d'un moment, le retour à soi-même ne dépend plus vraiment de nos efforts; c'est notre vraie nature qui revient à elle-même, si l'on peut dire. C'est comme un geste de la conscience à saisir; cela peut venir rapidement.

jlr

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