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« Vous regardez une fleur. Au moment où vous la regardez, il y a seulement une fleur, vous ne pensez pas : “Voilà une fleur”. Si vous le pensez, alors il n’y a plus de regard. Ainsi en posant vos yeux sur une fleur, il n’existe que le regard ; il n’y a plus de fleur, il n’y a que le regard, dont vous n'avez pas conscience. Mais vous prenez conscience de l’instant où ce qui est vu réintègre le regard, car il en est la projection. Alors se produit une expérience sans expérimentateur. C’est ainsi que tout objet vu, entendu, touché, peut vous ramener dans votre vraie patrie qui est pur regard, pure écoute, pur toucher. »

Jean Klein, Transmettre la lumière, traduit par Alain Porte, Ed. Le Relié, 1993, p. 52.,

Ce texte est analysé dans mon livre Le saut dans le vide.