Douglas-harding

Photo Dominica, Perles de conscience, editions Aluna

La pratique de la méditation selon Douglas Harding

"Ici commence la partie « difficile » qui est la répétition de cette Vision-Sans-Tête-au-sein-du-Rien jusqu’à ce qu’elle devienne toute naturelle, n’ait absolument rien de spécial ; jusqu’à ce que, quoi que nous fassions, il soit clair qu’ici personne ne fait quoi que ce soit. Autrement dit, jusqu’à ce que toute notre vie soit structurée autour de la flèche à double-sens de notre attention, pointant simultanément à l’intérieur, vers le Vide, et à l’extérieur, vers ce qui le remplit. Telle est la méditation essentielle de cette Voie. Il s’agit d’une méditation pour la rue, pour la foule, en fait pour toutes les circonstances de la vie et tous les états d’esprit.

Nous avons ici une méditation qui ne risque pas de diviser la journée en deux parties incompatibles- une période de retrait, de remémoration tranquille, et une période d’oubli-de-soi, plongé dans le tourbillon des activités du monde- tout au contraire. La journée possèdera tout au long la même saveur, la même qualité. Tout ce que nous aurons à faire, à subir ou souffrir, se transformera en avantage immédiat : celui de fournir l’opportunité de remarquer Qui est concerné (pour être plus précis, absolument concerné, et, néanmoins, absolument non concerné). Bref, de toutes les formes de méditations celle-ci est la moins contraignante et la moins fastidieuse. Après une période de maturation, elle deviendra même la méditation la plus naturelle et la plus pratique. Et amusante également, comme si l’absence de traits de notre Visage Originel conservait l’ombre d’un sourire. »

Douglas Harding, Renaitre à l'évidence