Un lecteur du blog me pose la question suivante :

"Bonjour José,

tous les sages l'ont dit : nous ne sommes pas le corps-mental, mais le Soi.
Grâce aux découvertes de Douglas Harding, nous sommes désormais capables d'expérimenter le Soi, ce qui est fabuleux !
Grâce à lui, nous prenons conscience de ce qu'est la Vacuité ! Nous comprenons que nous sommes le Soi, nous voyons que tout est en nous ! C'est gigantesque comme avancée !
Mais pour autant, malgré le savoir, la compréhension et l'expérimentation, nous sommes toujours identifiés au corps-mental !
Quelle tristesse ! Que pouvons nous faire encore pour nous en sortir ?"

 

 

Vous avez raison de dire que l'enseignement de Douglas Harding et ses expériences permettent une percée et une découverte de ce que nous sommes vraiment, qu'on l'appelle le Soi ou la Vacuité.
Beaucoup de personnes à travers le monde trouvent cette voie simple, puissante et directe.
Quand vous dites que "Nous sommes toujours identifiés au corps-mental", vous parlez en général, or sans doute vouliez-vous dire "Je suis toujours identifié au corps-mental".
En fait vous ne l'êtes pas toujours. Quand vous voyez clairement la vacuité, vous faites un saut réel au-delà du corps et de la pensée. S'éveiller à la vacuité, même pour un instant, est la découverte d'une réalité en nous qui n'est ni le corps, ni les émotions, ni les pensées. Et à ce moment, il n'y a aucune recherche de sortir de quoi que ce soit.
En fait, vous êtes parfois identifiés au corps-mental, et non pas toujours. Vous l'êtes si vous perdez de vue l'ouverture, la conscience nue de la vision.
Ceci est un processus normal et ce n'est en rien "triste". Qualifier ces identifications de "tristesse" est une pensée issue justement de l'identification au corps-mental.
Il n'y a pas à juger ces moments d'identification, il faut au contraire les observer de manière neutre, les accepter et revenir à la vision de qui vous êtes.
Vous connaissez les outils de Douglas Harding et peut-être d'autres encore; utilisez-les pour revenir au centre de vous même. Ces outils sont des clefs pour rentrer chez vous. Mais bien entendu, il faut introduire la clef dans la serrure sinon vous restez dehors, à la périphérie.
Le langage que j'emploie ici est pédagogique, car bien sûr, ultimement, il n'y a ni sortie ni rentrée, et nous sommes parfaitement qui nous sommes.
Peu à peu, les moments d'identifications seront plus rares, et vous demeurerez de plus en plus souvent centrés. Faites confiance à cette Vacuité.
Pour ma part,  je me réjouis d'avoir fait cette percée et de connaitre ces outils. C'est une grande chance.
amicalement
josé

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