Le mois de mai est un mois ZEN pour Almora, puisque nous publions un livre conscré à un maitre zen

Yoga et zen , enseignements de Raymond Kotaï Lambert

 

 

IMG_0001

IMG_0002

Ce livre donne à connaitre l'enseignement de Raymond Lambert (1921-2006), ses nombreuses influences, son cheminement hors norme auprès de plusieurs maitres éminents, et il montre ainsi son originalité profonde dans sa capacité à intégrer différentes traditions.

En 1967, dans la force de l'âge, Raymond Lambert est déjà un enseignant de yoga renommé à Paris, instruit par des yogis notoirement connus, comme Swami Siddeswarandanda et Sri Dhirendra Brahmachari. Il fait alors une nouvelle rencontre, déterminante, celle du maître zen Taisen Deshimaru (Sensei). Une amitié profonde naît immédiatement entre les deux hommes. Lors d'une conférence, Sensei déclare : « II n'est pas nécessaire de séparer le Yoga du Zen. Zen et Yoga ne font qu'un en esprit. » Kotaï restera fidèle toute sa vie à cette conviction, et l'incarnera totalement. Il réalisera ainsi sa mission de faire le pont entre le Yoga et le Zen.

Dans ce livre sont réunis les enseignements fondamentaux de Raymond Lambert, non seulement en yoga — purifications, « dynamique-souffle », hatha-yoga, yoga irano-égyptien... - mais aussi en Zen.

Nous le voyons ici défendre les idées qui lui tenaient le plus à cœur, et qui provenaient toujours d'un authentique vécu. Nombre de témoignages confirment que Raymond Lambert fut un personnage hors du commun, un précurseur à la fois dans le Yoga et le Zen, un homme qui eut une grande et bénéfique influence.

De nombreux enseignements  de Deshimaru enrichissent également le livre.

kotai

Extrait :

"Au début, les choses extérieures, les choses du monde et les inté­rêts temporels occupent la conscience à un tel point que l'homme se préoccupe peu des valeurs spirituelles.

 Ensuite le monde se voile parce que l'homme, soudain, se réveille. Il prend conscience de sa nature spirituelle, et il y trouve un tel délice qu'il adapte toute sa pensée et sa façon de vivre à cette nou­velle expérience. C'est la période d'ivresse, avec ses périodes d'extase spirituelle où la conscience prend des ailes et s'élève au-dessus de tous les intérêts terrestres. Période dangereuse où il faut essayer de garder sa lucidité.

 A ce stade, les choses du monde ne voilent plus Dieu à la conscience du mystique, il est parfaitement conscient de sa nature divine, mais la conscience qu'il a du divin n'obscurcit plus sa conscience des choses du monde. L'équilibre s'établit et l'homme apprécie la loi et la manifestation de la loi.

Cette étape finale est appelée la voie du milieu, comme dit Sensei : « La tête au ciel, les pieds sur terre »...Ce n'est ni la conscience objective poussée à l'extrême, ni la conscience divine exacerbée." Kotaï

 

et un extrait de Deshimaru qu'on trouve dans le livre

 

"Ikkyu. le célèbre rinzaï, rencontre un jour un de ses amis et l’in­vite chez lui à prendre une tasse de thé. Il veut lui offrir un repas mais, s'apercevant qu’il n 'a rien à manger, il lui compose le poème suivant :

 "Je voulais vous offrir un mets délicat

Hélas ! Le zen ne peut rien offrir."

 

Son ami lui répond aussitôt :

 

 "L'esprit qui peut offrir ce rien

Fait le cadeau le plus raffiné."

 

C'est parce que le zen n'a que ce « rien » à offrir qu'il peut paraître parfois si déconcertant."

maitre Deshimaru