d’après « Le pèlerin chérubinique »Angelus Silesius (1624-1677)

fontaine

 

Arrête ! où cours-tu donc, - quand le ciel est en toi ?
En cherchant Dieu ailleurs, tu le manques à coup sûr. (I, 82)

Insensé l’être humain qui va boire à la mare
et oublie la fontaine qui jaillit chez lui ! (I, 300)

Tu as beau le nier, mais qui demeure en soi
entend  Dieu lui parler,même en dehors du temps  en dehors de l’espace. (I, 93)

Dieu est en moi le feu, et moi en lui, lumière, lumière qui rayonne :
n’avons-nous pas ensemble, à l’intime, tous deux, quelque chose en  commun ? (I, 11)

Pourquoi crier vers Dieu, quand la source est en toi.
si tu n’en bouches pas l’issue, elle coule en un flot continu. (I, 55)

Puisque Dieu est un éternel présent partout,
ne peut-il pas déjà être en moi tout en tout ? (I, 133)

Je suis le temple de Dieu, mon cœur, un tabernacle.
Il devient le Saint des Saints, quand il n’est que néant,
transparence et néant. (III, 113)

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