Douglas Harding nous disait souvent dans ses ateliers, que dans cette voie directe pour s'éveiller et découvrir notre vraie nature, nous devions passer du concept au percept..

Et pour se faire comprendre, il prenait l'analogie suivante :

 

Si j'écris le mot "ROUGE", c'est un concept, une idée. Mais si je vous montre du rouge

 

rouge

 

c'est un percept.

 

Ainsi si je parle du Soi, de la Nature-de-Bouddha, de la Vacuité,  ce sont des concepts.

Mais si je pointe vers vous, cela peut devenir un percept.

 

doigt2

Juste ici, maintenant. Sans effort. Sans mot.

 

jlr

 

Et Lucien a mis en commentaire ce texte de Houand-Po, maitre T'chan chinois, que Douglas aimait beaucoup et qui cadre parfaitement avec le message. Merci Lucien

 

"HUANG-PO : - Tous les Bouddhas et les êtres sensibles se confondent avec l'Esprit Unique, en dehors de quoi rien n'existe. Cet Esprit, qui est sans commencement, n'est pas né et est indestructible. Il n'est ni vert ni jaune, il n'a ni forme ni apparence. I n'appartient pas aux catégories de choses qui existes ou n'existent pas, il n'est ni neuf, ni vieux, ni long ni court, ni grand ni petit, car il transcende toutes les limites, les mesures, les noms, les comparaisons. Il est ce que vous voyez devant vous (c'est un PERCEPT). Si vous commencez à raisonner ( CONCEPTUALISER) à son propos, vous tombez aussitôt dans l'erreur. Il est pareil au vide illimité, qui ne peut être ni sondé ni mesuré. L'Esprit Unique, seul, est Bouddha et les choses sensibles, mais les êtres sensibles sont attachés aux formes et, de ce fait, cherchent le Bouddha hors d'eux-mêmes. Par cette recherche même ils le perdent, car cela revient à utiliser le Bouddha pour chercher le Bouddha, et à utiliser l'esprit pour saisir l'Esprit".