J'ai parlé avec une lectrice du blog qui me faisait part de ses difficultés pour rester centrée dans la relation avec autrui. Elle demeure bien consciente de l'espace vide au-dessus de ses épaules quand elle est seule, mais dès qu'elle rencontre quelqu'un et qu'elle doit parler avec cette personne, la vision de sa vraie nature lui file entre les doigts.

C'est une difficulté que beaucoup connaissent. Le fait d'être en interaction avec une autre personne, un visage, peut déstabiliser la vision de l'espace. Nous pensons alors que nous sommes dans une relation de face à face avec autrui et nous sentons peser sur nous un jugement, un regard qui nous enferme dans une tête, derrière un visage-masque.

Douglas harding donne ici de précieux outils pour garder la conscience de notre vraie soi même dans la relation, même dans le dialogue.

Voici la clef:

Nous ne sommes pas dans une relation symétrique de face à face. Il n'y a jamais, jamais deux visages dans la relation, le mien et celui de l'autre...il n'y a que celui de l'autre. Le visage d'autrui apparait dans l'espace vide de ma vision : ici, au-dessus de mes épaules, je disparais complètement en faveur du visage d'autrui. La relation n'est pas symétrique, mais dissymétrique.

Concrètement, quand je regarde le visage d'autrui, je vois en même temps qu'il est vu à partir d'une immense ouverture.

Cette découverte est une libération époustouflante du regard d'autrui et de son jugement. C'est aussi le terrain sur lequel l'amour peut fleurir.

lolo

Je vois le visage là-bas mais ici, de mon coté c'est vide ; il n'y a personne. Je ne suis pas face à face, mais face là-bas à espace ici. Evident n'est-ce pas ?

jlr