L'autre jour, une amie, Christiane a fait remarquer que nous vivons en fait comme dans des scaphandres ; nous vivons enfermés derrière des vitres, séparés des autres. Nous pensons que nous sommes quelque part dans notre tête, derrière nos yeux, observant craintivement les autres scaphandres qui nous observent également de loin. Pas étonnant dès lors que dans de telles conditions, la relation soit conflictuelle.

 

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Voir sa vraie nature, c'est soudainement réaliser que nous ne voyons pas le monde prisonnier d'un scaphandre ; nous sommes au contraire un espace grand ouvert qui accueille sans dualité tout ce qui apparait dans l'instant. Je ne suis pas derrière deux yeux ! J'ai le monde entier au-dessus de mes épaules.

Sortons donc de notre scaphandre. Libérons nous des vitres illusoires qui maintiennent les choses et les autres à distance.

Ainsi, grand ouverts, nous pouvons expérimenter une unité, une intimité étonnante avec tout, et en particulier avec tous les visages.

Quelle libération !

jlr