Voici deux textes, l'un de l'Evangile de Thomas et l'autre de la Kena Upanishad qui ont des ressemblances frappantes :

 

Livre de l’Evangile selon Thomas - Loggion 17. 1 Jésus a dit :
2 Je vous donnerai ce que l’oeil n’a pas vu,
3 et ce que l’oreille n’a pas entendu,
4 et ce que la main n’a pas touché,
5 et ce qui n’est pas monté au coeur de l’homme.

 

kena

La Kena (par quoi?) Upanishad

4

Ce qui n'est pas exprimé par la parole, mais ce par quoi la parole est proférée

sache que c'est le Brahman, et non cela qu'on vénère comme tel

5

Ce qu'on ne pense pas par la pensée, mais ce par quoi la pensée pense

sache que c'est le Brahman, et non cela qu'on vénère comme tel

6

Ce qu'on n'entend pas par l'oeil, mais ce par quoi les yeux voient

sache que c'est le Brahman, et non cela qu'on vénère comme tel

7

Ce qu'on n'entend pas avec l'oreille, mais ce par quoi l'oreille entend

sache que c'est le Brahman, et non cela qu'on vénère comme tel

8

ce qu'on ne respire pas par le souffle, mais ce par quoi le souffle est animé

sache que c'est le Brahman, et non cela qu'on vénère comme tel.

trad du sanskrit par A. Porte

 

Ce que pointent ces deux textes, c'est la source de la pensée, de la vue, de l'ouïe, et du souffle. L'absolu ne se voit pas comme un objet, il est ce qui permet de voir; il est l'éternel voyant dans nos yeux. Il n'est pas un concept que je pense , il est l'intelligence qui me permet de penser. Il n'est pas ce que je respire mais il est la source de l'énergie vitale qui fait qu'il y a respiration.

Cela je le suis. En cherchant celui qui voit en moi, je le trouve; trésor si proche, et pourtant si inconnu.

 

jlr