Voilà, il est 23h32 ; nous sommes rentrés à la maison, après une journée de travail où nous avons peut-être été distraits, pas attentifs à notre être profond, pas centrés...Nous avons peut-être été pris dans la journée par nos pensées, nos émotions, par l'extérieur qui nous a embarqué dans sa ronde. Alors bien sûr, nous avons été intérieurement agités, stressés, pas très aimants peut-être avec les autres...

Eh bien tant pis, peu importe, car nous pouvons maintenant nous recentrés et redécouvrir la perfection de notre vraie nature, sa stabilité, sa vastitude, sa liberté.

Il suffit de s'asseoir. Il suffit de s'arrêter un instant.

Un instant.

Un instant.

Un instant.

Un instant qui ouvre sur l'intemporel.

Et alors nous retournons la flèche de notre attention de 180°vers l'immense espace au-dessus de nos épaules, vers la conscience immense, transparente et sans forme.

Là nous sommes éveillés à 100 %. Là - ou plutôt ici - nous redécouvrons ce que cela signifie d'être vraiment chez soi, au centre. Peu importe cette journée de distraction  parce que la vision de la vacuité nue est hors du temps, parfaite, claire, immaculée; rien ne la pollue; rien n'en diminue l'éclat; rien n'en voile la lucidité.

Et c'est un tel bonheur de se reposer dans l'espace vaste de la conscience nue. Notre vraie nature. Une avec le monde.

Peu à peu, grâce au gout de la saveur intense d'être enfin soi-même, ces moments délicieux deviendront plus fréquents et notre quotidien en sera tout illuminé.

Hommage à la perfection de notre vraie nature. Hommage.

jlr