James Low est un enseignant contemporain du Dzogchen Tibétain.

Il montre dans ce texte que le but de la pratique est de pointer vers l'ouverture innée de l'esprit. Cette ouverture est simplement celle qui était la nôtre quand nous étions enfant. Elle est toujours ici, mais nous l'avons oubliée.

Cette référence à l'enfance me rappelle ce qu'on lit dans l'Evangile de Thomas : Logion 4.

"Jésus a dit : L’homme vieux de jours n’hésitera pas à interroger un petit enfant de sept jours sur le lieu de la vie, et il vivra,  car beaucoup de premiers seront derniers, et ils deviendront un seul être."

jlr

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"Au Tibet, il a été dit que le dzogchen était au Tibet avant que le bouddhisme arrive. Il était là avant la religion Bön aussi. Ce qui signifie que ce n’est pas un système inventé, mais quelque chose qui était, qui a toujours été là, et auquel les gens de tous les endroits, de tous les temps ont accès.

Très souvent, si vous passez un peu de temps avec des petits enfants, vous pouvez ressentir qu’ils vivent cette expérience. Bien sûr, quand les enfants sont petits ils ne font pas de commentaires sur ce qu’ils font, ce qui signifie que leur vie, leur expérience est ouverte et immédiate pour eux. C’est merveilleux de voir les gens quand ils rencontrent un petit bébé ; généralement,  quelque chose dans le cœur s’ouvre et le visage s’illumine, et les gens sont tendres et immédiatement connectés avec le bébé. C’est la véritable ouverture et la vulnérabilité du bébé qui invitent les personnes à entrer dans son  monde. Bien sûr, un bébé est plutôt démuni. Quand il grandit et apprend comment prendre soin de lui-même, il perd cette ouverture. Ceci est plutôt triste et cependant cela s’est produit pour chacun d’entre nous. Il y a eu un temps où nous étions juste nous-mêmes, et puis nous nous sommes « développés », ce qui était nécessaire pour s’adapter à la société, mais dans cette évolution nous nous sommes perdus. Nous sommes devenus tournés dans ou tournés vers le rythme du monde, les exigences nécessaires de l’existence.

Cependant, du point de vue du dzogchen, l’ouverture est toujours là et la tache de la méditation est d’intégrer notre capacité pour la complexité « d’être dans le monde avec les autres » avec la simplicité du fondement.

La base de la pratique est de s’éveiller à l’état qui est déjà ici, de lui être complètement ouvert, un état qui nous est caché par rien d’autre que notre propre activité.

Ce dernier point est très important puisqu’il signifie que tout ce dont vous avez besoin est déjà là avec vous ; il s’agit de savoir comment prêter attention à votre existence. »

Trouver son chemin vers chez soi : Une introduction au dzogchen,

Enseignements donnés par James Low, Espagne, juin 2010.