S'éveiller à soi-même, c'est réaliser la vacuité de l'individu, c'est soudainement prendre conscience que le centre de la perception est vide et que l'observateur (le senteur, le toucheur..) est absent.

Il ne s'agit pas d'une pensée, d'une interprétation, d'une impression mais d'un fait absolument certain. Une évidence fulgurante.

Cependant, la vacuité nouvellement découverte n'est pas le néant. Certes pour l'individu identifié, cette absence peut faire naitre de l'angoisse, car le vide ressemble à ...rien.

Mais cette vacuité reconnue, en réalité, est une plénitude, un éveil, une absence  de laquelle jaillit une vie plus large, plus intense, plus aimante, plus interessante et aussi beaucoup plus mystérieuse.

En anglais, le mot qu'utilisait parfois Douglas Harding était Nothingness qui se traduit par "rien" ou "vacuité" mais qui littéralement veut dire "non-choséité". Ainsi en effet, s'éveiller c'est découvrir que ce que nous sommes vraiment n'est pas une chose mais aucune chose et de ce fait aussi toutes choses.

la vacuité n'est pas le néant - qui n'est qu'un concept - mais c'est un puits sans fond et sans limite, vivant et étonné, où l'être frémit et d'où les êtres prennent forme.

0=infini

jlr