simone-weil

 

"Ce qui est sacré, bien loin que ce soit la personne, c'est ce qui, dans un être humain, est impersonnel ... La Vérité, la Beauté habitent le domaine des choses impersonnelles et anonymes. La perfection est impersonnelle.(...)

Le passage dans l'impersonnel ne s'opère que par une attention d'une qualité rare et qui n'est possible que dans la solitude (....)Il n'y a pas de passage du collectif à l'impersonnel. Il faut que d'abord une collectivité se dissolve en personnes séparées pour que l'entrée dans l'impersonnel soit possible."

Simone Weil, Ecrits de Londres, 1957 (posthumes)