En 1958, l'artiste Yves Klein réalise une exposition complètement vide, intitulée

La spécialisation de la sensibilité à l'état matière première
en sensibilité picturale stabilisée

mais plus connue sous le nom d'exposition du vide. Il expose à la galerie Iris Clertr, rue des Beaux-Arts à Paris. Le tout n'est qu'une suite de salles vides aux murs peints en blanc. Malgré l'affluence, c'est le scandale.

 

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En 2009, une exposition à beaubourg à Paris reprend le concept, intitulée

Vides, une rétrospective.

 

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La même pièce: vide et pleine

 

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L'idée de vider les pièces pour donner à voir est intéressante, mais je suggère que le vide n'est pas quelque chose qu'on regarde mais ce à partir de quoi le monde est vu.

Ainsi le vide est aussi manifeste avec une pièce remplie que vide (d'ailleurs une pièce n'est jamais vide : il y a les murs, le parquet....)

Depuis 1958, représenter le vide est devenu un cliché dans l'art et pourtant, le vide échappe encore à nos contemporains.

Bill Garside, un ami de Douglas Harding, a mis au point une machine basée sur les expériences de Douglas Harging pour s'éveiller au vide (the eye opener). Il était venu la présenter à Paris dans la galerie (bien nommée) L'oeil du Prince en même temps qu'une exposition de Lorène Le Roy sur les représentations en première personne.

Où est donc le vide ? Nulle part et partout.

Il est ce à partir de quoi vous regardez en cet instant même

 

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Source : http://archeologue.over-blog.com/article-29021411.html