"Bien qu'au cours des siècles on ait représenté la vision de la vacuité (de notre vraie nature) comme la chose la plus difficile au monde, c'est en réa­lité la plus facile.

Un nombre incalculable de chercheurs sincères ont été victimes de cette plaisanterie des plus cruelles, le plus impie des pieux mensonges. Le trésor des trésors qu'ils se sont épuisés à cher­cher est en fait le plus accessible, le plus évident, le plus flagrant qui soit, exposé en pleine lumière à chaque instant. La description du nirvana donnée par le Bouddha dans le Pâli Canon est parfaitement claire : « Ilest visible dans cette vie même, engageant, séduisant, accessible. » Clair également le commentaire caustique du maître zen Huang-po disant qu'il faut être complètement ivre pour ne pas voir cela. Claire encore l'affirmation du maître zen Ummon selon laquelle le premier pas sur la voie du zen consiste à contempler sa propre vacuité : se débarrasser de son mauvais karma ne vient qu'en second. Clair, enfin, Ramana : ne disait-il pas qu'il est plus facile de voir ce que et qui nous sommes vraiment que de voir une groseille dans le creux de notre main ?

Tout cela signifie qu'il n'y a pas de pré­condition à cette vision intérieure essentielle. Notre véritable nature nous est toujours accessible. Que l'on puisse prétendre le contraire est l'un des grands mystères de ce monde. Elle est visible mainte­nant, pour chacun de nous tel que nous sommes. Nul besoin d'être en aucune façon saint, vertueux, intelligent ou spécial en quoi que ce soit. Bien au contraire. Quel merveilleux privilège - ô combien négligé, hélas !"

Douglas Harding

 

Demain jeudi 25 octobre à 21 h , réunion Skype

avec José Le Roy

pour dialoguer de l'enseignement de Douglas Harding

Renseignements : josleroy@aol.com