REALISER L'ULTIME VACUITE EST A LA PORTEE DE TOU : un article de Serge Durand
Voici un article du philosophe Serge Durand vu sur son site http://foudreevolutive.blogspot.fr/2012/09/realiser-lultime-vacuite-est-la-portee.html
REALISER L'ULTIME VACUITE EST A LA PORTEE DE TOUS. C'EST UN CAMP DE BASE DE L'AVENTURE SPIRITUELLE.
Tout l'enjeu est donc de savoir si les expériences de Douglas Harding nous permettent ou non que se fasse la conscience de cette ultime vacuité.
Le doigt pointe son absence de substantialité mais de l'autre côté ce qui est perçu n'est-il pas perçu en elle ? En cette vacuité, tout apparait. Si elle est une dimension ultime de notre vraie nature, nous ne saurions aller où elle n'est pas.
Comment distinguer cette vacuité de ce qui fait exister ce qui est observé ? Sans nul doute, cette vacuité est à la source de ce qui apparaît. En cette vacuité, il y a ce qui fait tout exister être y compris le "je" que nous pensions seulement être. Le "je" est alors donné à lui-même par la force de création ou de manifestation de toute chose qui forcément se tient en cette vacuité.
Je ne suis pas immédiatement conscient des galaxies, du système solaire, des structures sociales et psychologiques ou encore des cellules, des molécules ou des atomes. Mais ce que suis ici et maintenant en cette vacuité implique tout ce qui est.
Comment ne pas penser que la vacuité pointé par le doigt est la vacuité ultime ?
Pour vraiment jauger de la vérité de ces expériences, il faut vraiment rester attentif à ce que pointe ce doigt vers ce que les autres estiment un visage. Si on admet qu'il y a bien là la vacuité ultime quête des chercheurs spirituels, reste à apprendre à en jouir.
Jouir de cette réalisation n'est souvent pas une mince affaire. On nous dit de prêter attention à CELA en amont : pratique simpliste s'il en est. Mais immanquablement ce geste ne se fait pas, ne se fait que pour un court instant et semble bien difficile à faire. Pour beaucoup d'entre nous dans les premiers temps, jouir de cette réalisation ne se maintient donc pas et cela même si nous en avons perçu toute l'évidence. Cette réalisation semble s'éloigner de nous par notre manière personnelle d'être. Il s'agit donc de laisser la vacuité se réaliser en profondeur à travers toute notre personnalité, à faire disparaître les mécanismes d'oubli, d'enfermement de notre personnalité.
Nous pensons, nous nous émouvons le plus souvent à partir de nos préférences personnelles, seul CELA ressent et voit vraiment nous permettant ainsi de penser plus objectivement.
Cette étape où la souffrance est vraiment abandonnée à sa racine en la personne pour et par CELA et donc l'enracinement de la vision de CELA au quotidien prépare ou accompagne un autre développement.
Notre individualité en CELA peut se découvrir un cœur où elle baigne par excellence en CELA. La jouissance de CELA se traduit alors par une expérience d'un amour inconditionnel et non préférentiel. Est-ce une dimension cachée de CELA l'ultime vacuité qui se révèle ou est-ce un effet du rayonnement de CELA dans la conscience de notre personne même ? En tout cas, cette dimension est souvent vue comme l'accomplissement de l'éveil, le moment où il devient irréversible en la personne.
Cette purification et cette descente dans le cœur à partir de la vue de l'ultime vacuité ouvre une aventure nouvelle.
Notre volonté individuelle elle-même se transforme subtilement. Parfois se ressent l'évidence d'un alignement de celle-ci avec la manifestation "voulue" par CELA. L'ultime vacuité signifiait surtout une acceptation du jeu des apparences et une adaptation aux apparences dans leur nudité alors qu'autrefois nous vivions dans notre monde. Dans cette aventure spirituelle, nous pouvons aller au-delà de la simple acceptation de ce qui ici et maintenant sans condition et sans réflexion, nous pouvons entrer dans les secrets du DEVENIR de CELA et nous pouvons apprendre à le servir."
Serge Durand
Commentaires sur REALISER L'ULTIME VACUITE EST A LA PORTEE DE TOU : un article de Serge Durand
- Depuis la dernière réunion skype, et malgré les difficultés techniques, j'ai l'impression de "camper dans l'espace" d'une façon beaucoup plus stable,et plus joyeuse qu'auparavant, avec ou sans le regard de l'autre.

Merci à toi José.
Quant au texte de Serge Durand, il ne fait que conforter, la force de "la vision sans tête";c'est d'une "troublante clarté"...
A suivre...
Bernard - Je suis en train de lire un livre que j'ai depuis longtemps sur le Dzogchen (tradition Bön du tibet) mais que je n'étais pas pret encore à lire lorsque je l'avais acheté :

Il s'agit de ce livre :
http://www.amazon.fr/Les-prodiges-lesprit-naturel-Wangyal/dp/2020349507
On peut trouver les conférences gratuites de l'auteur du livre ici pas exemple :
http://perlesdebonheur.blogspot.fr/
Un fois réalisé la nature fondamentale c'est la vie elle même qui devient la pratique.
Dans un premier temps il s'agit de la réaliser dans un deuxième temps de la pratiquer, malgré l'identification forcenée et obligée. C'est la pratique.
Le but ultime étant de demeurer dans l'essence / vacuité sans plus jamais de doutes.
C'est le doute le soucis. Le manque de confiance dans cette vérité fondamentale.
C'est ce que je comrpends acutellement et que je pratique. - Ce qui est intéressant au sujet du doute c'est qu'il peut constituer à la fois :

- ce qui nous empêche de plonger dans le vide. (Ce qui nous maintient dans la dualité)
- ce qui nous permet de prendre conscience que "si je pense c'est que je suis" (que nous sommes la non-dualité). C'est le "cogito ergo sum" qu'a trouvé Descartes avec le doute hyperbolique


Cette tyrranie du devoir et du devenir alors même qu'on sait que ca se terminera dans une boite...
J'ai un peu changé ma vision depuis quelques temps au sujet du libre arbitre.
Et mon pote Schopenauer m'aide bien.
Ce texte de synthèse résume bien ce que je commence à comprendre et observer :
http://www.digression.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=99%3Ale-libre-arbitre-est-une-fiction-demonstration-schopenhauerienne&catid=37%3Aschopenhauer&Itemid=63

Il faut donc douter, toujours douter, mais n'y associer personne, ne pas le personnifier. Alors nous pourrons nous réjouir de cet "intime" fondamentalement inappropriable dont a pu parler Eric Mangin dans "Maître Eckhart ou la profondeur de l'intime" ou Annick de Souzenelle dans "le féminin de l'être".

Le devenir est inclu dans ce que je fais, maintenant... alors oui, pourquoi s'inquiéter d'un devenir... et ce que je fais n'est pas véritablement de 'mon fait" (interdépendance) et pourtant ce n'est pas autre que moi (Je) qui le fait... ça participe d'une pure activité qui n'est autre que non-agir-agir, non divisé..

Sinon il n'y a pas de problème : c'est ma théorie.
Car à priori et en toute logique nous aimons ce que nous sommes puisque nous le sommes !!!
Mais il arrive toujours, sans arrêt des gens ou des structures sociales pour nous dire comment nous devrions être....
Peut on inclure cette tension dans notre non tension avec nous même ?
Ma question est t elle calire déjà ?

Ce n'est pas tant que tout soit 'à' interroger, mais que tout puisse apparaitre-disparaitre comme un point d'interrogation, c'est-à-dire sans conclusion ou détermination définitive... alors ce point d'interrogation ("Cela" dirait Harding) est vivant et silencieux, même au coeur du bruit... ça rejoint aussi comme tu dis "l'intime" de Maitre Eckhart...

C'est clair
Alors peut-on inclure cette tension dans notre non-tension avec nous-mêmes ?
Pour ma part, je dirais qu'il n'y a pas vraiment de non-tension 'avec nous-mêmes', il y a tension ET non-tension selon l'instant, activité en totalité...
Mais dans les deux cas il peut y avoir empathie... selon les dispositions mutuelles, parfois la relation est calme, parfois une "gueulante" (pour x raisons) peut s'averer ce qui apparait tres justement, mais au fond, tout cela a-t-il une réalité propre, autonome ? les mécanismes des autres ne sont-ils pas (ou ont été) les miens ? il peut y avoir cette compréhension d'interdépendance en toute circonstance... je dirais que la colère n'est pas toujours coléreuse, ou la joie toujours joyeuse


Concernant les relations humaines ou amoureuses ou mondaines je pense qu'elles sont l'ennemi du bonheur intime (d'où les monastères). C'est pour moi aujourd'hui une évidence. Seule la solitude dans la nature est propice au bonheur. Je suis un des rares actuellement à défendre cette chose pourtant bien connu jadis et dans tos les pays.
Dans les faits je les utilisent (les relations sociales) pour bien réaliser à quel point il n'existe rien... mais vraiment rien à quoi on puisse se raccrocher. Que tout est vain.
Sauf petit bémol pour la vraie amitié mais c'est tellement rare...

Ce que faisais Jésus d'ailleurs.
Car notre seul soucis est bien celui de la vie quotidienne. Nous n'avons pas que je sache d'autres soucis que le quotidien. Moi quand je dors je n'ai aucun soucis. Les soucis commencent le matin. Je n'ai aucun soucis lorsque je ne suis pas dans l'état de veille.
Nous parlons toujours de la vie quotidienne en fin de compte. Bouddha ne parlait que de ça.. je ne vois aucun raison d'éthérer le sujet qui nous préoccupe. Ou le dissoudre dans des mots poétiques.

Nous sommes des humains et la différence est de taille : le coquelicot n'a pas cette capacité mentale que nous avons. Il n'y a pas de société des coquelicots avec un président de la république des coquelicots, des maisons de coquelictos, des écoles de coquelicots etc.
Notre problème d'humian est bien spécifique et assez unique sur terre en tout cas.
Il est lié en particulier au fait que nous soyons totalement inadapté à la plupart des environnements terrestres.
Ceci nous oblige à vivre en société mais surtout de compenser ce handicap par des objets manufacturés par exemple (habits, chaussure, nourriture etc)

Nous sommes des humains et la différence est de taille : le coquelicot n'a pas cette capacité mentale que nous avons. Il n'y a pas de société des coquelicots avec un président de la république des coquelicots, des maisons de coquelictos, des écoles de coquelicots etc.
Notre problème d'humian est bien spécifique et assez unique sur terre en tout cas.
Il est lié en particulier au fait que nous soyons totalement inadapté à la plupart des environnements terrestres.
Ceci nous oblige à vivre en société mais surtout de compenser ce handicap par des objets manufacturés par exemple (habits, chaussure, nourriture etc)

Non franchement Ozara on a assez de soucis comme ça pour pas rendre les choses abstraites.
C'est ma certitude.
Nous vivons déjà dans un quotidien déconnecté de la réalité avec tous ces codes débiles, ces culpabilités inutiles... ces religions sans fondement etc
Ce qu'il nous manque c'est d'être connecté au réel.
Un ciel étoilé est suffisament poétique, pas besloin de souligner cette posésie innée.
Un forêt idem.. etc
C'est tout l'homme : il vit dans la poésie pure et parcequ'il incapable de le réaliser a besoin de le formuler.
S'il y a quelque chose à formuler c'est qui sommes nous pour pouvoir poétiser.
Qui sommes nous ?

Voir sans tête ! Duc, l'attrait-rejet disjoncte...et comme dans le tableau de Michel-Ange dans la Chapelle Sixtine, il peut (peut-être) se réveler l'inspir-expir poétique de la Vie ? ou peut-être pas peu importe... n'est-ce pas toi qui disait tout à l'heure qu'il fallait s'en foutre ??

En fait je ne crois plus en rien.
C'est assez "cru" comme expérience.
Assez métallique.
Je ne crois plus en rien.
Je suis seul au monde.
J'ai peur parfois.
Car je ne sais à quoi me raccrocher car j'ai tout envoyé bouler.
Je ne souhaite cela à personne et pourtant je le souhaite à l'humanité entière.
Nous serions heureux si nous pouvions tous vivre ce doute (sur terre)
Je dis sur terre car au fond nous ne connaissons pas la totalité du réel (c'est probable).
Lorsque je suis sortit de mon corps j'ai réalisé quelque chose de moi qui est moins concerné.
Mais je suis hanté par mes questions sans réponses.
Pourquoi personne n'a les réponses ?
Sommes nous condamnés à n'avoir aucune réponse ?
Le monde est t il si absurde ?
Je ne peux accepter ça !
je ne peux pas
Je vais perce le mystère et l'expliquer !

Mais si on creuse il n'y a rien de réel.
Ce que je veux faire (et j'en chie grave) c'est d'expliquer concrètement les choses.
Donnez moi votre bénédiction.
Je suis prêt comme Douglas à donner gratuitement mes découvertes.
J'ai juste le couilles d'oser poser les questions jusque dans mes trippes.
Après je donne tout si j'ai les reponses.

Vrai car, au fond oui, il n'y a rien de vraiment réel (en soi), sauf l'apparence bien concrète de toute cette réalité, la pure existence ...
et faux car ce que je dis -écris- n'est pas pour s'en aller, satisfait, un nouveau dossier sous le bras, avec de nouvelles croyances...
Rien à croire dans ce qui est dit ici ou là, même les principes d'impermanence et d'interdépendance du bouddhisme, tout comme le doigt pointé de Harding, s'évaporent d'eux-mêmes lorsqu'ils sont vécu, "compris" en profondeur...
alors tu vois, rien à évacuer, même pas un formatage quelconque, s'il est bien vu qu'il n'y a rien là de fixe et d'autonome, il se déformate lui-même, se "décompartimente", se libère...
et le trip égocentré du mec qui "donne tout", s'avère simple spontanéité, conversation, écriture, communication, compassion etc, pour rien...

Elle n'est justement pas réelle.
Elle est relative a des sujets percevants.
Il n'existe pas d'apprence objective.
C'est la fameuse maya des Indiens.
Dans une forêt il y a autant de forêt différentes qu'il y a de sujets : plantes, animaux..
Deux possibilité concernant le réel : soit les sujets, soit la conscience.
Bon j'ai bien ma petite idée maintenant mais ca doit être démontré comme un théorème.

A mon avis, la conscience (l'infini) ne peut prendre conscience d'elle-même de manière infinie (en quelque sorte, elle ne peut pas se dépasser), il lui faut donc nécessairement passer par du fini. Ceci dit ce n'est pas parce que les sujets sont fondamentalement finis que la conscience n'est pas infinie.
Donc, il ne peut y avoir soit les sujets soit la conscience. C'est la conscience ou rien.
Mais je reste ouvert à ta petite idée

C'est vertigineux le processus qui a été nécessaire pour que nous puissions en parler.
Ce n'est absolument pas du hasard c'est très clair scientifiquement.
Il y a donc un dessein. Ca veut quelque chose.
C'est important je pense de cesser de vouloir à tout prix que le monde n'est aucun sens. C'est presque une maladie moderne.

Mais le sens que nous voulons (désirons) lui donner a, lui, aucun sens, c'est la maladie de l'humain, se perdre dans des circonvolutions pour enfin, croit-il, résoudre l'enigme de la vie... mais celle-ci étant en essence insubstantielle, comment l'esprit pourrait-il saisir cela ? c'est comme si 'je' veut saisir l'air ambiant... Non, il ne peut que faire face à sa vanité et s'asseoir, humble... et peut-être sentir, respirer son "parfum"...
Mais quand il y a questionnement, et bien il y a questionnement et Dukkha, il ne faut pas se bander les yeux...

Ce qui me rend malheureux et l'obstination des gens à se comporter comme des animaux sans se questionner.
Ce questionnement d'après moi est justement probablement la volonté ultime.
Mais ca reste à prouver.

Là nous sommes d'accord, ce n'est pas le même propos, même si je dirais plutot que ce n'est pas chez l'autre qu'il faut voir la misère, mais bel et bien "chez soi"...
alors oui, il y a questionnement et questionnement !
Si le questionnement sur l'Origine d'une essence, ou d'une pure Conscience Immuable reste pure speculation, le questionnement sur notre mal-être, souffrance, misère, Dukkha, appelons-le comme nous voulons, est le vrai questionnement où il faut creuser et creuser, dans les circonstances du quotidien, et c'est là qu'il ne faut pas se bander les yeux ! même la femme battue a tendance à être attachée à son mari, elle lui trouve toujours des excuses...
alors là oui, ne pas rester à la surface mais comprendre ce qu'est réellement Dukkha et toute la production conditionnée... alllez au fond "des choses"

Oui, et dans une autre perspective, je dirais que Dukkha, le questionnement donc, et la totalité du conditionnement, est une sorte de "moteur", de "volonté" si tu préfères, c'est ce que les Bouddhistes appelent le karma, la loi de cause à effet, pas pour l'au-delà, mais à cet instant...
C'est en fait une carte d'invitation au ressenti-compréhension de la vacuité, en tant que toute chose, un "retour" (dans le sens de retournement) à la paix de la fluidité vivante..

Si tu le penses c'est que tu ne connais pas l'histoire.
L'histoire est pavée de non questionnement, sans consciennce, sans culture, sans logique, sans sagesse.
Non vraiment en disant ce que tu dis tu ne fais qu'affirmer qu'il faut que l'obscurantisme continue.
Mon énérvement avec Monko était issu de cette prise de conscience.
Je lui ai dit casse toi de ce merdier dans lequel tu t'embourbes. Casses toi vite !

Pour finir cette discussion où tu t'embourbes, et non pas comme une conclusion définitive non plus, je dis (répète) que l'homme ne souffre pas de trop se questionner, mais qu'il se questionne parce qu'il souffre. La nuance est enorme !
et c'est là que le questionnement sur Dukkha alliée à l'observation peut amener à une compréhension lumineuse... mais faut y mettre un peu de bonne volonté, oui encore la volonté tu vois...

Tu dis, Duc, que l'on se pose une telle question parce qu'il y a un dessein. Ce dessein n'est-il pas simplement de participer consciemment à cette vie ? (l'Homme, selon certaines traditions étant la gloire de Dieu).
Il ne faut pas, à mon sens, confondre participer et posséder. Nous n'avons pas pu prendre conscience de la vie afin de la maintenir, de l'épandre, de la maîtriser ou quoi que ce soit d'autre. La vie, fondamentalement, n'a pas besoin de nous. Nous faisons comme si nous pouvions quelque chose pour elle mais nous ne pouvons rien. Qui a décidé que j'aurai tel couleur de cheveux, que je mesurerai tant et que je naîtrai à telle date ? Absolument personne. Pour que la vie aille bien, il faut simplement que notre vie aille bien (certains diront l'enfant intérieur ou le Christ ou le Bouddha, etc...). Et cela signifie qu'il ne faut ni y être attaché, ni y être indifférent.
- "?", pour ma part, comme je l'ai déjà un peu dit précédemment, je suis plutot "frileuse" avec cette question "Qui suis-je" que tu dis primordiale... je m'explique plus en détails.

Certainement qu'elle fut tout à fait juste sortant de la bouche d'un Maharshi ou autre maître, et en sa présence (c'est ainsi qu'il "enseignait", de vive voix et en empathie), mais j'en viens à constater qu'elle contient un double piège pour le chercheur "solitaire" qui peut y adhèrer facilement : le piège de se rapporter à des questions sans fin sur une identité autonome (un moi pris pour réel en soi) ou le piège de se rapporter à des questions métaphysique sans fin (un être auquel il faudrait trouver une origine).
En fait, certains mots peuvent souvent nous égarer... même (et surtout) si nous les aimons particulièrement...

Tu noteras, cependant, que cette question, si elle est bien comprise, ramène nécessairement à l'infini qui est précisément entre les deux pièges que tu décris. Je ne suis ni ceci (l'identité autonome), ni cela (la métaphysique)











