25 septembre 2012

Puisqu'on vous dit que c'est simple!

Un des plus grands maitres dzogchen du XXème siècle Urgyen Rinpoche a écrit ce que bien d'autres maitres ont dit , que ce soit Ramana Maharshi, Nisargadatta Maharaj ou Douglas Harding: voir sa vraie nature est simple. Rien de spécial. Juste la reconnaissance de notre vrai visage qui est déjà ici, évident et lumineux.

Il suffit d'inverser la flèche de son attention de 180° et de prendre conscience du vide à partir duquel le monde est vu.

jlr

"Au moment de l’expérience, ce qui est reconnu n’est pas quelque chose de nouveau. La connaissance vide a toujours été présente. Elle est souvent appelée « la conscience qui existe par soi-même » rangjung yeshe. Elle n’est pas créée par sa simple reconnaissance , ou par l’instruction qui la révèle. Elle est votre vraie nature, votre visage naturel. Ce que fait un maitre c’est simplement de vous dire où regarder. Simplement, il la désigne ; nous la reconnaissons et l’expérimentons.

Mais certaines personnes refusent de la comprendre ainsi. Elles pensent : « D’abord je dois me débarrasser de mon vieux esprit mauvais et duel. Je dois le rejeter pour que l’esprit du Buddha extraordinaire  puisse descendre d’en haut comme un magnifique dieu se dissolvant en moi. Alors, j’en suis sûr, quelque chose de spectaculaire se produira. Voilà ce que c’est que de reconnaitre sa nature de bouddha, et pas simplement ne voir rien. »

De cette manière, certaines personnes  en fait refusent de reconnaitre leur vraie nature ; Elles pensent : « Comment cet état ordinaire de l’esprit pourrait avoir quelque chose de spécial ? Il doit y avoir quelque chose de merveilleux à un moment donné , peut-être pas tout de suite, mais plus tard. « 

En termes de nature de bouddha, rien de spécial ne se produira, parce que le vrai et réel état est déjà présent. Ce n’est pas quelque chose de nouveau. »

Urgyen Rinpoche

rainbow

 

Posté par josleroy à 23:34 - - Commentaires [12] - Permalien [#]
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Commentaires sur Puisqu'on vous dit que c'est simple!

    C'est ce qu'on pourrait nommer "la dictature de la simplicité " !!!
    Merci José pour ce billet. (^_^)

    Posté par marie.surya, 26 septembre 2012 à 07:33 | | Répondre
  • liberté

    Dictature?
    vous vouliez dire "liberté" car rien ne libère plus que de s'éveiller et de vivre à partir de la simplicité même.

    Posté par josé le roy, 26 septembre 2012 à 11:30 | | Répondre
  • ...livre à lire...

    Bonjour...
    ...et merci de signaler ce livre!...peut-être pourrons-nous le lire un jour en Français?....(chez Almora?)...

    Posté par slanpa, 26 septembre 2012 à 15:28 | | Répondre
  • >>>>De cette manière, certaines personnes en fait refusent de reconnaitre leur vraie nature ; Elles pensent : « Comment cet état ordinaire de l’esprit pourrait avoir quelque chose de spécial ? Il doit y avoir quelque chose de merveilleux à un moment donné , peut-être pas tout de suite, mais plus tard."<<<<

    Il faut dire que le système tantrique indo-tibétain n'insite pas vraiment à prendre ce type de confiance en "soi"! On (la plupart des grands maîtres et petits lamas) nous répète à l'envie que l'état de bouddha est difficile à atteindre, pour être "atteint" qu'il nécessite de faire des préliminaires, de se purifier, d'accumuler du mérite et j'en passe. Bref que cela prend la moitié de la vie d'un laïc qui a encore un peu de temps à consacrer à tout ça, plus les engagements (samayas)des pratiques particulières dans lesquelles il s'est engagé.

    Alors entendre ce genre de discours au détour d'un chemin ! ... ça fait sourire. Surtout quand on a été conditionné par un tout autre propos pendant des dizaines d'années. On trouve cela un peu simpliste pour simplets ... et même s'il s'agit d'Orgyen Tulku.

    Donc je me demande à quoi sert vraiment ce genre de littérature.

    Posté par rave, 26 septembre 2012 à 17:43 | | Répondre
  • Oui c'est vrai ce que vous dites; le bouddhisme tibétain sait aussi compliquer ce chemin par d'innombrables préliminaires, purifications, visualisations, prosternations, etc... Le discours sur la simplicité y est rare.
    jlr

    Posté par jose, 26 septembre 2012 à 17:52 | | Répondre
  • rester simple

    d'après moi le problème réside dans le fait de savoir rester dans cette simplicité première.

    Je m'explique :

    Tout dans les sociétés nous pousse à être autre chose que cette simplicité exitentielle assez vide de caractéristictes (je dis assez vide à dessein car il n'est pas exclu qu'il y ait encore des traces de personnalité et ca reste à étudier sérieusement).

    En attendant tout nous pousse à être ce que nous ne somme pas du tout. Des modes, des constructions mentales de ce que nous devrions être, papa, maman, la famille, les collègues, les voisins etc.

    Le fond de nous même est relativement vide de nous même en tant qu'une personnalité (non pas vide d'être puisque au moins dans notre vie nous existons en tant qu'entité ex: le corps qui garde sa cohérence)

    Ce qui pose problème est le fait que sur terre l'humain a décidé de juger les autres et lui même sur des apprences.

    Au lieu de naturellement considérer les humains commes des être, des SOIs, des êtres vivants avant tout.

    C'est à tel point dramatique que pour l'humain une plante ou un animal ou insecte est un demi être vivant : un demi SOI.

    La vie au sens de l'être n'a pas d'autre caractéristique que d'être la VIE. Le être du monde. La conscience.

    Le reste est purement une anecdote pour un éveillé.

    Posté par Duc, 27 septembre 2012 à 00:00 | | Répondre
  • Ce que je comprend du Dzogchen (avec la VST) c'est que ce qui est difficile n'est pas de réaliser notre essence mais de savoir y rester.

    La pratique consiste à savoir en toute circonstance rester soi même => le soi même le plus authentique et le plus pur.

    Il faut savoir quand même qu'en sachant le faire nous sommes toujours dans l'acte juste.

    Histoire de dire que ce n'est pas une pratique pour rien.

    Lorsque nous agissons depuis cette authenticité nos actes sont exacts, justes, appropriés etc.

    C'est pas de la pratique inutile.

    La pratique alimente la pratique.

    La vie elle même est une pratique.

    Posté par Duc, 27 septembre 2012 à 00:20 | | Répondre
  • Je te rejoins Duc

    En effet, le problème réside dans le fait de ne pas pouvoir rester dans cette simplicité première.

    J'avancerai une explication expliquant cette fuite :

    Jetés que nous sommes dans un monde qui nous dépasse de toute part, nous sommes complètement démunis et apeurés. En nous faisant plus que ce que nous sommes, nous pouvons "sauver la face" et surtout surmonter nos peurs.

    ... Jusqu'à ce que nous puissions nous rendre compte (en apprenant à nous connaître (à connaître ce que nous sommes - grâce aux religions, aux initiations, aux sagesses, aux philosophies, etc.)) que tout est déjà là et qu'il n'y a aucune raison pour laquelle on nous reprendrait ce qui, de toutes façons, ne nous a jamais appartenu.

    Ceci dit, cette connaissance est très subversive.
    Aussi, bien souvent, les pouvoirs en place préfèrent nous garantir leur liberté - leur salut (notamment en agitant le spectre de la peur (ce que l'Eglise catholique a su très bien faire et que l'ultra-libéralisme actuel fait à merveille) plutôt que de nous permettre d'acquérir la notre.

    Posté par ?, 27 septembre 2012 à 09:50 | | Répondre
  • récits d’un homme pommer

    La désorganisation ce cherche l’organisation la ou y en a pas.
    La philosophie et elle utile toute en sachent qu’on nous demande de moins réfléchir.
    Et réfléchir, et il un fardeau ou une liberté individualiste non sociale et permane de la condition humaine pour nous sentir nous. Je ne ce pas si sella serre a grand-chose , tout se que je c c que je sui moi et moi je ne sui pas une autre personne et on se die c chose la pour la peur d’être oublié par se qui pense différâmes de vous ou de moi.
    Se sentir libre un mo loure que conséquence se sentir libre physiquement ce être détacher de tous bien matériel , ou mentalement c’est être détacher sentiment. Dans se ca je sui prisonnier physiquement et mentalement.et vous vous êtes la a lire mai connerie .a laure que a l’extérieur une liberté autre que virtuel vous attend.

    Posté par sipion, 27 septembre 2012 à 19:16 | | Répondre
  • Au mois de mai, les fleurs apparaissent au pommier

    Posté par !, 27 septembre 2012 à 21:55 | | Répondre
  • Sipion

    "Récit d'un homme pommé"

    Ca a le mérite d’être franc.

    Posté par Mila, 27 septembre 2012 à 22:13 | | Répondre
  • Récit d'un homme pommé

    merci!

    Posté par sipion, 28 septembre 2012 à 11:01 | | Répondre
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