Tout est dans la conscience ; tout apparait dans notre propre Esprit ; rien ne se trouve à l'extérieur.

Nous ne pouvons expérimenter que des phénomènes au sein de notre conscience et l'univers repose en nous.

C'est un enseignement clef du bouddhisme zen. On le voit dans le dialogue suivant :

 

Un moine demanda à Chang Sha (maître zen du IX eme siècle) : "Quelle sorte de chose est mon esprit?"

Chang Sha : "L'univers entier est ton esprit."

Le moine : "Si c'était le cas, je n'aurais pas d'endroit où me mettre."

Chang Sha : "Bien au contraire, c'est justement l'endroit où me mettre."

Le moine : "Quel est donc ce endroit où me mettre?"

Chang Sha : "Un immense océan ! L'eau est profonde, insondablement profonde !"

Le moine : "Cela dépasse mon entendement."

Chang Sha : "Vois les poissons, énormes ou tout petits, s'ébattre en tous sens, comme ils veulent."

Pour Chang Sha, tout ce qui existe (les poissons énormes ou tout petits), tous les phénomènes existent dans l'immense océan de la conscience.

Cela ne signifie pas qu'il y a dualité entre la conscience et les phénomènes, non, les phénomènes sont la conscience, les formes sont la vacuité-consciente et la vacuité-consciente est les phénomènes.

Rien n'est intérieur, rien n'est extérieur, il n'y a plus alors d'intérieur et d'extérieur mais une unité au sein de la transparence infinie de l'esprit-phénomènes.

 

headless

 

L'endroit où me mettre est l'espace vide, le lieu sans lieu, immense comme un océan, espace où je suis déjà en n'y étant pas et où toutes les formes s'émerveillent de passer.

jlr

 

repost