09 septembre 2012

Vst

Fabien a laissé sur ce blog une critique de la Vision sans tête. Je le remercie de ces remarques, et je vais y répondre ici, sans polémique, chacun étant libre d'emprunter le chemin qu'il trouve le meilleur pour s'éveiller.

Mais ces critiques témoignent surtout d'une grande méconnaissance de la voie initiée par Douglas Harding:

Il écrit:

'Je remarque, ici ou ailleurs, sur le net ou dans des livres, que trop souvent, et au premier chef, Douglas lui-même, mais aussi ses proches éléves, présentent la voie dîte de la "vision sans tête" ( VST pour les intimes) comme une voie à part entiére, réelle, compléte en soi et permettant d'atteindre le but, la libération dans cette vie-ci.
En effet, si la VST est un exercice extrêmement pratique et efficace pour pointer dans une direction qui peut nous mettre sur la voie, comment ce simple exercice, ce truc, cette astuce, pourrait être une voie en soi?

Je vais plus loin. Comment le fait que je ne peux jamais voir mon propre visage (si ce n'est dans un miroir bien sûr), qu'en lieu et place de celui-ci, je ne peux que constater un vide lumineux, plein de l'ensemble de la création, en d'autres termes plein du tout, ce que tous les maîtres, authentiques ou pas, toutes les traditions, réelles ou supposées, appelent la Conscience, comment cette simple constatation, pourraît me permettre d'être libre du moi, d'être libre de moi, ce qui est, semble-t-il, le but de la spiritualité...'

En effet, la vision de la vacuité est ue voie en soi. Rien d'autre n'est nécessaire. Il suffit de se reposer dans la vacuité nue de la conscience. 

La constatation simple (car c'est en effet très simple) de l'absence de tête est la constatation que personne ne regarde, n'entend, ne goute etc... C'est une libération instantanée par l'éveil à sa vraie nature.

je n'ai pas besoin de la confirmation d'autres maitres ou enseignements; je vérifie cette vérité par moi-même mais cette voie simple et radicale est au coeur du dzogchen par exemple.

La critique continue :

"Ce que je peux constater, à la rigueur, c'est l'absence de mon visage dans le champ de ma vision, c'est tout, rien d'autre...Il est abérant de dire je vois la conscience, tout autant que de dire je vois mes propres yeux sans l'aide d'un miroir...Car c'est faire de la conscience un objet! "

La conscience n'est pas un objet ; elle est ce qui perçoit. Or nous croyons que c'est un individu qui perçoit, que c'est quelqu'un, deux yeux, une tête etc... Prendre conscience de la vacuité au-dessus des épaules tranche cette illusion. Le monde jaillit dans la vacuité. La vacuité est vide de la vacuité; ce n'est pas un objet, ni un sujet d'ailleurs. C'est au-delà du sujet et de l'objet.

"C'est une chose de voir que le corps n'est qu'une trace, un support pour la conscience, il en est une toute autre de l'incarner, ici et maintenant, complétement, à 100%, d'accepter ce qui est tel que c'est exactement, mais aussi et surtout de basculer de l'autre côté du miroir, dans cette dimension purement spirituelle où je n'existe plus, où je suis déjà mort, par conséquent où: qu'un désir se réalise ou pas, me laisse indifférent, que ma femme soit heureuse ou pas, me laisse indifférent, que je vive ou que je meurs, me laisse indifférent, etc...

Combien de ceux qui disent suivre cette "voie" de la VST, sont prêts réelement et concrétement à mourir, tout de suite, maintenant, ici et maintenant"

Celui qui s'éveille pour la première fois à la vacuité s'y éveille parfaitement, à 100% . Ensuite il faut vivre à partir de cette découverte. Il faut pratiquer et pratiquer encore la vision nue de la vacuité.

Simple ne veut pas dire facile. Beaucoup de gens viennent au stage, tous ne sont pas engagés sérieusement; mais ceci est vrai pour toutes les voies je pense.

Dans cette voie-ci nous commençons par l'éveil : ici et maintenant nous nous éveillons à la vérité ultime : personne ne regarde. Ensuite notre pratique consiste à jouir de cette découverte.

 

"Enfin, je ne pense pas que ce simple exercice, ici et maintenant, il n'y a pas de tête pour voir, même répété parfaitement, des millions de fois, ici et maintenant, à longueur de journée, soit un chemin efficace et même réaliste pour atteindre définitivement et profondément l'autre rive... "

Eh bien, je pense moi, à partir de mon expérience, de celle de Douglas et de celles de centaines de personnes dans le monde, que vous vous trompez; c'est un chemin très efficace car il est simple, direct et profond.

 

"D'ailleurs l'expression même, "vision sans tête" est imparfaite voire imprécise: en réalite c'est autant une vision sans dos, sans nuque, sans fesses...ultimement je dirais même que c'est une vision sans corps du tout, puisque celui-ci n'est que le réceptacle, chez chacun, partout et toujours, de la conscience, comme le bois qui n'est présent qu'en tant que combustible pour la flamme..."

Oui la vision est vision sans corps, sans dos. Mais l'expression "vision sans tête " est excellente comme porte d'entrée dans la vacuité.

"En guise de conclusion, je vous propose, à mon tour, un petit exercice, trés simple...
Baladez-vous en forêt, ou à la mer ou encore à la montagne mais en tous cas au calme, sans voiture et de préférence sans trop de monde aux allentours...
Vous marchez, vous avancez, vous progressez et, d'un seul coup, sans crier gard, vous vous retournez d'un bond...Où est votre tête? Où est votre corps? Il n'y a que le décor et vous, la conscience pour en prendre...conscience justement!

Essayez!"

Mais c'est cela vivre sans tête !

Voici comment Douglas a décrit son éveil :

« Le plus beau jour de ma vie –ma nouvelle naissance en quelque sorte- fut le jour où je découvris que je n’avais pas de tête. Ceci n’est pas un jeu de mots, une boutade pour susciter l’intérêt coûte que coûte Je l’entends tout à fait sérieusement : je n’ai pas de tête. Je découvris instantanément que ce rien où aurait dû se trouver une tête, n’était pas une vacuité ordinaire, un simple néant. Au contraire, ce vide était très habité. C’était un vide énorme, rempli à profusion, un vide qui faisait place à tout –au gazon, aux arbres, aux lointaines collines ombragées et, bien au-delà d’elles, aux cimes enneigées semblables à une rangées de nuages anguleux parcourant le bleu du ciel. J’avais perdu une tête et gagné un monde.
Tout cela me coupait littéralement le souffle. Il me semblait d’ailleurs que j’avais cessé de respirer, absorbé par Ce-qui-m’était-donné : ce paysage superbe, intensément rayonnant dans la clarté de l’air, solitaire sans soutien, mystérieusement suspendu dans le vide, et (en cela résidait le vrai miracle, la merveille et le ravissement) totalement exempt de « moi », indépendant de tout observateur. Sa présence totale était mon absence totale de corps et d’esprit »

Douglas Harding "Vivre sans Tete" Edition Le Courier du Livre

 

je suggère à Fabien de lire plus sérieusement les écrits de Douglas ou les miens ou de venir à un stage.

Cordialement

jlr

 


 

Posté par josleroy à 14:33 - - Commentaires [302] - Permalien [#]
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Commentaires sur Vst

    Merci

    Merci José, d'avoir pris la peine de me répondre.

    Bien à vous,

    Fabien Meyer

    Posté par Fabien Meyer, 09 septembre 2012 à 14:42 | | Répondre
  • Je suis heureux

    Je suis heureux d'avoir pu si bien exprimé ce que j'ai sur le coeur depuis quelques années au sujet de l'enseignement de Douglas Harding.
    Au passage, j'aurais préféré que mon texte soit publié intégralement et non pas tronqué, voire récupéré à l'intérieur de votre propos, mais ce n'est déjà pas si mal que vous l'ayez cité...
    Par ailleurs, et sans polémique, je suis désolé mais NON IL NE SUFFIT PAS DE VOIR QU'IL N'Y A PAS UN CORPS, QU'IL N'Y A PERSONNE POUR REGARDER, GOUTER, ETC..., MAIS JUSTE, LA CONSCIENCE, DE MANIERE IMPERSONNELLE...
    POURQUOI: TOUT SIMPLEMENT PARCE QU'IL Y A TOUJOURS UN "JE", UN "MOI", POUR SE LE DIRE, OU LE CONSTATER...VOUS COMPRENEZ? C'EST EXACTEMENT LE SERPENT QUI SE MORD LA QUEUE, LE CERCLE VIVIEUX...

    Posté par Fabien Meyer, 09 septembre 2012 à 15:01 | | Répondre
  • José,

    Merci de me citer mais j'aurais préféré voir le texte dans son intégralité avant que vous n'y répondiez. Par ailleurs pourquoi me dire de relire les livres ou de venir à un atelier, alors que je pose justement dans mon partage que la Vst n'est pas une voie, bien qu'un exercice remarquable. Il me semble que cela implique d'une part que je reconnais son génie à Douglas, d'autre part qu'il n'y a pas grand chose à creuser de plus dans cette direction...Ensuite vous parlez du DZOCHEN...Voilà une voie authentique, placée dans un contexte historique et authentiquement boudhique, il me semble que le raccourci avec la Vst est trop rapide...Enfin pourquoi me remercier si vous ne faîtes que répondre, soit disant sans polémique et de maniére systématique, sans jamais, le moins du monde, vous remettre en cause...D'avance merci de votre réponse.

    Posté par Fabien Meyer, 09 septembre 2012 à 15:45 | | Répondre
  • avec ou sans TETE ?

    Et bien je ne peux retenir mon envie de vous transmettre mon expérience, mais avant de la transcrire
    Sur l’écran, je tiens à saluer JLR, et ses fidèles INTERVENANTS, qui non qu’une idée en tête, changer d’hébergeur^^
    Bon, il y a quelque mois, assis à la table de mon salon, mon regard aspire ma sensation physique corporelle, il n’y a plus que les collines environnantes à travers la baie vitrée, et tout le reste du décor, impossible de donner une valeur de temps, MAIS JE ME SUIS APERCU DE MA DISPARITION que RETROACTIVEMENT, et pas sur le coup de l’évaporation, alors y a-t-il eu évaporation PHYSIQUE ? Mon mental me le suggère, je ne peux pas interpréter ce changement sans lui non ?
    Ou alors c’est Consciousness qui prend le relais^^ ce que je souhaite affirmer ici haut et fort, c’est
    La trace d’un profond sentiment inconnu jusque »à ce jour, quelque chose c’est aggloméré à ma perplexité, impossible de le décrire avec ma collection intime de souvenir, non, vraiment mon mental-là n’a rien capté, il ne peut pas fourguer sa marmelade habituelle, il était KO…..DANS LES VAPPPS.

    Posté par spot, 09 septembre 2012 à 16:22 | | Répondre
  • Oui c'est ça

    Ultimenent la VST est une pratique directe qui se passe de mots.

    Elle n'est pas axée sur le discours comme dans beaucoup de voies.

    Elle court circuite le mental de fait automatiquement. Ce qui n'empêche nullement de passer des moments à réfléchir mais on sait passer immédiatement en mode VST.

    Ca a à voir avec l'espace et donc avec le cerveau dédié à l'espace.

    C'est un lâcher prise en réalité. Un geste intérieur d'accueil.

    C'est en quelque sorte savoir méditer en une fraction de seconde.

    C'est beaucoup de choses la VST. Un fois maitrisé ce geste intérieur le pratique commence comme le dit José.

    Posté par Duc, 09 septembre 2012 à 17:06 | | Répondre
  • Merci

    Je brulais d’envie de vivre, de connaître cette même vision que témoignaient tous ces grands sages.
    La VST de Douglas m’a dit : « Tu veux savoir ce que c’est ? Regarde. C’est tout.»


    Voir ce que je vois au lieu de croire ce que les autres me disent de voir demande un courage et une confiance en soi immense et il est bien souvent plus simple et rassurant d’aller se réfugier derrière quelqu’un qui prétend connaître mieux que nous-mêmes.
    Le génial Douglas a eu ce courage.
    Le message de Douglas c’est : «N’aie pas confiance en ce que je te dis mais en ce que tu vois, toi. »


    Douglas Harding fait partit de ces gens qui ont exprimé cela le plus simplement du monde.
    Car notre véritable nature c’est la simplicité.
    La cerise sur le cadeaux étant pour moi Franck Terreaux est son : « Essayez de ne pas être ».
    (Franck a d’ailleurs magnifiquement associé sa propre approche et celle de Douglas, dans sa dernière vidéo.)

    Douglas à su réconcilier et fusionner science et spiritualité.
    Ses ouvrages ainsi que ceux de Franck Terreaux sont pour moi d’un génie inégalé dans ce domaine.

    La liberté signifie paradoxalement que l’on ne contrôle plus rien, on devient impuissant face aux évènements ( on se rend même compte qu’on l’a toujours été) et il peut être difficile voir terrifiant de l’accepter.

    C’est l’évidence même. La tranquillité. Chacun est libre de nier cette évidence et de refuser cette tranquillité.

    Ce qui n’est pas un problème…

    Merci à Douglas Harding, Franck Terreaux et à tous ces génies qui parlent du simple simplement.

    Posté par Mila, 09 septembre 2012 à 17:08 | | Répondre
  • Voici le lien vers la video de Franck à laquelle Mila fait référence.

    http://eveilphilosophie.canalblog.com/archives/2012/07/10/24679367.html

    C'est un excellente façon de pointer vers la vacuité.
    jlr

    Posté par jose le roy, 09 septembre 2012 à 17:48 | | Répondre
  • Pourquoi chercher une voie ?

    Notre Etat naturel (ou nature profonde) est ici et maintenant, à 0 cm.
    Et en tout point de l'Univers.
    Nous sommes ce que nous cherchons frénétiquement. Et quand nous découvrons notre nature profonde, on est ébahi, étonné, amusé puis de nouveau on reprend notre mauvaise habitude de tout intellectualiser, de tout commenter, de trop réfléchir, de se poser trop de questions, de s'énerver. C'est à ce moment-là que nous "détournons" une fois de plus de notre état naturel pour aller polémiquer à l'extérieur. C'est notre mental qui reprend une fois de plus le dessus car il refuse de perdre son emprise sur nous, de perdre son petit pouvoir(rassurez-vous, rien de bien grave ^^) en nous menant par le bout du nez au lieu de le laisser pisser comme un mouton hihihihi !

    Plus besoin de chercher une quelconque voie, ni même de mettre des mots là-dessus. Ni même de parler de "pratique".

    Juste de vivre avec notre état naturel, avec cette vaste vacuité.

    C'est tout.

    Posté par Loïc, 09 septembre 2012 à 18:17 | | Répondre
  • Avec ou sans tête

    De toutes manières, avec ou sans tête, quand vous vous abandonnez à la nature, allongé au sol, lacher prise total, inspirations longues expirations, là, vous regardez au dessus de vous le bleu du ciel, vous fermez les yeux et entrez en vous et découvrez le même ciel.
    Vous ouvrez les yeux et vous vous rendez compte que vous n'êtes séparé de rien, que vous êtes l'esprit même qui anime les arbres, les fleurs, les abeilles, les animaux, et là, vous êtes.
    OM

    Posté par Muriel, 09 septembre 2012 à 18:21 | | Répondre
  • J’ajouterais

    J’ajouterais que ce que Douglas à laissé à l’humanité ; le partage de sa propre vision et l’incroyable travail de recherche et d’investigation intérieure qu’il nous à transmis, est un magnifique témoignage d’unité, d’amour et de compassion, un don inestimable pour celui qui sait voir.

    Il n’était pas obligé de le faire.

    Posté par Mila, 09 septembre 2012 à 21:30 | | Répondre
  • oui Mila

    et cette compassion là est bien loin de l'indifférence qui est encore un "moyen" de se protéger, mais elle embrasse chaque particularité, chaque indidividu, dans une compréhension bienveillante.

    Il me semble d'ailleurs que Douglas Harding et Arnaud Desjardin se sont rencontrés à plusieurs reprises, leurs propos se rejoignant au sein d'une "ouverture", démontrant au fond dans leur "action" l'expression d'une maturité éveillée.

    Posté par Ozara, 10 septembre 2012 à 00:10 | | Répondre
  • Jean-Yves Leloup

    Bonjour à tous,

    J'aimerais répondre à Fabien qui parle de basculement :
    " basculer de l'autre côté du miroir, dans cette dimension purement spirituelle où je n'existe plus, où je suis déjà mort, par conséquent où: qu'un désir se réalise ou pas, me laisse indifférent, que ma femme soit heureuse ou pas, me laisse indifférent, que je vive ou que je meurs, me laisse indifférent, etc...

    Je ne crois pas que la non-dualité consiste à basculer dans une dimension spirituelle qui s'opposerait à une dimension matérielle. La non-dualité, à mon sens, c'est faire du deux un.

    Extraits de L’évangile de Thomas - Jean-Yves Leloup

    L’Évangile nous dit: le Royaume ne vous rendra pas schizophrène, « il est à l’intérieur de vous et il est à l’extérieur de vous ». Il s’agit de ne rien opposer, de tenir ensemble le dedans et le dehors. Ce n’est pas si facile, mais cela donne de la surface et de la profondeur à toutes choses. Cela transforme le regard. Il nous faut désormais «voir» le dedans et le dehors de tout ce que nous rencontrons.

    D’abord respecter la peau, la forme, les particularités de ce qui nous entoure, la Présence de l’Etre est là. Il ne s’agit plus de fermer les yeux aux apparences mais il ne s’agit pas non plus de s’y enfermer. Essayer de sentir l’intériorité de tout ce qui existe, sa profondeur, voir tout ce qu’il y a d’invisible dans le visible, tout ce qu’il y a de silencieux dans la parole que nous entendons, tout ce qu’il y a d’impalpable dans ce que nous touchons...

    Cette attitude développe un état d’éveil particulier dans le quotidien.

    Lorsque nous écoutons une musique et qu’un certain silence se fait en nous, le silence, le son ne s’excluent pas contraire, ils vivent leurs noces. C’est un moment de Royaume, de Présence totale.

    Toucher quelqu’un avec amour, avec intériorité, c’est à la fois très sensible, très sensuel et pourtant une autre dimension peut être présente. « Celui qui est charnel, l’est jusque dans les choses de l’Esprit; celui qui est spirituel, l’est jusque dans les choses de la chair », disait encore saint Augustin.

    Aimer son prochain comme soi-même, comme intérieur à soi-même et pourtant ne pas «le réduire à soi », telles sont les conditions d’une véritable relation.

    L’amour est respect de l’altérité et de l’identité; l’unité et de la différence. S’il n’y avait qu’altérité- extériorité, il n’y aurait pas de communion possible. Nous resterions dans la séparation, l’incommunicabilité. S’il n’y avait qu’identité-unité, il n’y aurait pas non plus de relation possible, mais fusion-mélange. La différence, c’est l’espace même pour que la relation soit possible. « Si je n’étais pas autre que toi, comment pourrais-je t’aimer et aller plus loin que moi?»

    Ainsi, travailler à la venue du Règne de Dieu c’est dans un double mouvement intérioriser toutes choses, spiritualiser la matière, et c’est extérioriser, manifester l’Esprit qui nous habite, l’incarner dans l’espace et le temps, la société, les situations qui sont les nôtres. Le Royaume n’est ni en haut, ni en bas, ni à droite, ni à gauche, ni au- dedans, ni au-dehors... Il est la hauteur, la profondeur, la largeur, l’épaisseur, le dedans, le dehors, l’intériorité, l’extériorité. Il est la totalité de ce qui est et de ce que nous sommes.

    Posté par ?, 10 septembre 2012 à 08:45 | | Répondre
  • Pas de je qui constate...

    Je vois que tout a été dit, cependant je veux réagir également sur ce que dit Fabien car cela résonne beaucoup avec ce que je croyais (parce qu'il s'agit d'une croyance) pendant longtemps, à savoir qu'il y a toujours un JE pour constater notre Vacuité.

    A vrai dire, ce JE que nous croyons être n'est qu'un ensemble d'idées au sein même de la vacuité.
    Il n'a pas d'existence en soi.

    Ce n'est pas un petit bonhomme qui constate le vide, c'est le vide qui se croyait un petit bonhomme et qui se retrouve lui-même à nouveau!

    Et en cela, la VST suffit plus qu'amplement....
    C'est même génial!

    Et pour ce qui est du débat sur la Voie ou le Chemin et bien il n'y a pas de Voie ni de Chemin.
    "La Vérité est un pays sans chemin" disait Krishnamurti.

    Voir notre nature est immédiat et sans détour. C'est dans l'ici et le maintenant.
    Tout le reste peut se passer - la sérénité, la joie, etc. - soit tout ce que l'on imaginait atteindre par le biais d'une voie, mais cela n'a plus aucune importance étant donné que nous sommes déjà tout cela. Et que nous le voyons parfaitement maintenant....

    Posté par Laurent, 10 septembre 2012 à 12:05 | | Répondre
  • oui

    Oui pas de voie pas de chemin; juste....rien et tout, ici et maintenant, dans l'évidence.
    jlr

    Posté par jose, 10 septembre 2012 à 12:25 | | Répondre
  • C'est interressant

    Merci d'avoir recentrer le débat car il le semble que c'est THE point: en effet, voir sa vraie nature est tout ce qui compte... Encore faut-il savoir ce qu'on entend par "voir"... Pour moi la VST suggère plus qu'elle ne montre vraiment la réalité telle qu'elle est... En effet le vide désigné n'existe pas en réalité car il n'est pas objet... Ce point est vraiment difficile... La VST ne peut pas libérer du moi, puisque je suis la pour constater ce vide ( et souvent, je parle aussi pour moi malheureusement, s'en gargariser). La preuve vous êtes la pour donner votre avis et le signer.

    Posté par Fabien Meyer, 10 septembre 2012 à 12:34 | | Répondre
  • Bonjour Fabien !

    Le problème que tu soulèves trouve sa solution dans le fait qu'il n'y a que Soi ... Soi qui s'identifie aux sensations, aux émotions, aux pensées, etc ... Et qui dit, alors, moi, je ... Et puis, il y a Soi qui est tout ce qui est ... Et, en même temps, demeure insaisissable ... Dans tous les cas ... C'est Soi !

    D'ailleurs, ce qui existe est à l'image de Soi ... Insaisissable ...

    Posté par daniel, 10 septembre 2012 à 13:46 | | Répondre
  • Les sens

    La VST se passe au niveau des sens. Ici on comprend.

    Posté par Mila, 10 septembre 2012 à 14:17 | | Répondre
  • Je ne peux rien faire

    Si "je" peut constater le vide, ce n'est pas lui qui le crée. Il ne peut voir que Dieu, la Nature ou la Vie agir. "Je" ne peux absolument rien faire si ce n'est ne pas intervenir.

    En fait, pour être présent, il s'agit de se faire vierge de représentations (ce que nous permet de faire la vision sans tête (la vision sans images)) afin de se souvenir du "Verbe" créateur de Dieu. Il s'agit de se faire vierge de représentations afin que la vie puisse enfanter. A ce propos les figures de Marie et de Jésus sont assez éloquentes.

    Et puisqu'il est question de christianisme, je vous invite à découvrir dans cette émission de Frédéric Lenoir, Eric Mangin
    http://www.franceculture.fr/emission-les-racines-du-ciel-maitre-eckart-avec-eric-mangin-2012-07-22

    Posté par ?, 10 septembre 2012 à 14:23 | | Répondre
  • vide

    C'est le vide qui constate le vide pas quelqu'un qui voit le vide.

    La pensée ne peut comprendre cela; seule l'expérience le révèle.

    Posté par jose, 10 septembre 2012 à 14:36 | | Répondre
  • Ou le vide se constate lui-même

    Le vide encore, ce n'est qu'un mot.
    Si JE constate le vide, ce n'est pas lui qui le crée? Et pourquoi pas? C'est cela le grand mystère! La Vie, Le Vide, La Conscience : ces trois mots pour désigner le grand mystère UNIQUE qui se voit lui-même.

    Il n'y a personne d'autre que l'Un. Cela ne s'intellectualise pas : cela se vit! Et que sont les mots face à l'évidence de l'expérience?

    Posté par Laurent, 10 septembre 2012 à 14:40 | | Répondre
  • Désolé José je n'avais pas vu ton commentaire.... Le Vide Ici a écrit la même chose que le Vide du côté de José.... Tout est vraiment UN

    La Vie a vraiment, vraiment beaucoup d'humour ;o)))

    Posté par Laurent, 10 septembre 2012 à 14:43 | | Répondre
  • Si,

    Si le vide constate le vide: 1/ Qui est "je" qui constate? Est-il permanent ou crée pour l'occasion de la constation...Pensée!
    2/ qu'est-ce que ce vide? quelquechose qui existe, donc qui naît et qui meurt, qui apparaît et qui disparaît ou bien l'indicible? ...Pensée!!
    3/ Que signifie constater? Il s'agit bien d'un acte? par conséquent celui-ci débute puis prend fin, il a une durée bien qu'il puisse éventuellent être répété...Pensée!!!

    Posté par Fabien Meyer, 10 septembre 2012 à 14:51 | | Répondre
  • Et qu'est ce qui reste si vous laisser ces trois questions en suspend derrière vous?

    Posté par Laurent, 10 septembre 2012 à 15:02 | | Répondre
  • Tentatives de réponses

    1/ Je qui constate est une cristallisation du vide

    2/ Je citerai Krishnamurti : "L'observateur est l'observé"

    3/ Constater = cristalliser

    La pensée (les constats) sont une tentative de connaître ce qu'on ne peut connaître. Aucun mal là-dedans (surtout quand on a reconnu qu'on ne pouvait connaître)

    Posté par ?, 10 septembre 2012 à 15:11 | | Répondre
  • Vois

    C’est AVANT tes questionnements que ça se passe Fabien.
    Vois ! Regarde les choses telles quelles te sont données maintenant, sans effort.
    Ce qui est donné n'est pas à réféchir, c'est à Voir.

    Posté par Mila, 10 septembre 2012 à 15:13 | | Répondre
  • ?

    Tout à fait, c'est la vérité...C'est bien le sens de ma critique.
    Il n'y a bien que le Soi mais je ne peux le penser, ni même le dire et encore moins l'être: il n'y a personne pour l'être...Seul le vide est or c'est le serpent qui se mord la queue car "je" doit bien le réaliser afin que cette réalité soit effective!
    Pour ma part, dans ma critique d'hier comme dans le fil de ces commentaires je dis simplement que la Vst ne peut, qu'au mieux, indiquer une direction mais ne constitue pas, selon moi, un chemin en soi afin de réaliser ce grand lâcher prise...

    Posté par Fabien Meyer, 10 septembre 2012 à 15:22 | | Répondre
  • Oui Mila

    Mais tu as, me semble-t-il un train de retard dans le fil de la discussion: Voir...Mais il faut quelqu'un et surtout quelquechose pour voir ( et sans compter que voir est une action, qui en cela a un début et une fin). Or dans le vide voit le vide, il n'y a ni quelqu'un ( vide) ni quelquechose ( vide) à voir...
    récapitulons: dans la Vst, qui voit et surtout qu'y a-t-il à voir? Si je dis je vois le vide, je me leurre...Mais tu as raison sur le fond, cela ne se passe pas au niveau du mental, mise à aprt dans notre discussion bien sûr. Car pour discuter il faut des mots, c'est à dire des concepts...

    Posté par Fabien Meyer, 10 septembre 2012 à 15:26 | | Répondre
  • Mais c'est une conception

    Du Vide que vous avez là, Fabien!
    C'est un mot, un concept...
    Et ici, c'est la Vie...
    Et bien sûr, s'il n'y a que le vide, il n'y a ni personne ni quelque chose à voir, comme vous le dites bien justement.
    Mais c'est là le grand Mystère : le Vide est Plein. Comme on dit dans le zen "Le Vide est la forme et la forme est le Vide". Le Vide se connait lui-même et c'est cela qui fait que cette vie est si précieuse...
    On ne peut pas conceptualiser le vide...
    Et nous ne disons pas : je vois le vide. Nous disons : le Vide prend conscience du Vide. Mais c'est toujours un mot ! Jettons cette approche mentale, jettons cet essai de compréhension de la VST par le mentale et Voyons, Voyons, Voyons!

    Posté par Laurent, 10 septembre 2012 à 15:40 | | Répondre
  • Fabien,

    A mon sens, la réalité est à jamais effective puisqu'elle est. "Je", la représentation, a juste à se rendre compte qu'elle n'est qu'une représentation, une "illusion" et qu'elle n'a jamais rien fait d'elle-même.

    Aussi, il s'agit moins, pour être présent à soi (au Soi), de ne plus rien faire que d'arrêter de croire que nous avons pu, un jour, faire quelque chose.

    En ce qui concerne la VST, je ne sais trop comment me positionner. Selon moi, c'est un chemin comme un autre. Aussi a-t-elle, comme tout chemin, les inconvénients de ses avantages. Étant simple et "laïque", elle est ouverte à tous et permet un accès "facile" à ce que nous sommes. Ceci dit, elle ne semble parfois pas suffire à rassasier ses pratiquants. En effet, nous voyons bien, sur ce blog notamment, qu'il est souvent fait appel à d'autres traditions, à d'autres voies.

    Posté par ?, 10 septembre 2012 à 15:46 | | Répondre
  • Peut-être n'explique-t-elle pas assez les mécanismes mentaux qui font que nous justifions ou condamnons ce qui est.

    Posté par ?, 10 septembre 2012 à 15:55 | | Répondre
  • Oui

    @Laurent: si vous ne voulez plus discuter, libre à vous de cesser de le faire!
    @"?": Voilà toute la question! La Vst est-elle une voie en elle-même efficace pour nous emmener au bout du chemin...c'est tout le propos de ma critique...
    Si celle-ci vous interresse et que vous souhaitez la lire dans son intégr(al)ité, je l'ai posté dans le fil de commentaire du post de José intitulé: "chez Ramana" et datant du 25 août 2012...

    Posté par Fabien Meyer, 10 septembre 2012 à 15:59 | | Répondre
  • Jamais dit...

    Que je ne voulais plus discuter....On ne se lit pas très bien à mon avis ;o)

    Posté par Laurent, 10 septembre 2012 à 16:06 | | Répondre
  • Laurent

    " jettons cet essai de compréhension de la VST par le mentale et Voyons, Voyons, Voyons" j'en ai conclue que le moment était venu pour toi de passer à la pratique... Excuse moi si je ne t'ai pas bien compris

    Posté par Fabien Meyer, 10 septembre 2012 à 16:15 | | Répondre
  • Oui, c'est vrai que cela peut porter à confusion, désolé. Ce que je ressens, c'est que c'est impossible à approcher par le mental. Comme dit Mooji : c'est sa fonction de tout compliquer. Or, la Vérité, c'est plus simple que simple.
    J'ai été voir Della ce vendredi, elle disait comme Douglas Harding : c'est tellement simple que c'est presque gênant d'en parler.

    Cependant, là où je pense vous rejoindre c'est que oui, il faut essayer. Nous pouvons essayer de mettre des mots là-dessus. Krishnamurti le dit d'ailleurs dans un de ses entretiens avec David Bohm "on y arrivera"...

    Posté par Laurent, 10 septembre 2012 à 16:28 | | Répondre
  • l'evidence

    si nous confondons les instruments de perceptions ( corps oreille oeil ect ) ainsi que les objets de perceptions ( vache , arbre , monde ) , avec cela qui percoi ... alors la réalisation de la vst entant que doigt pointé vers soi est le remede qui dissous cette confusion , le percu et les instruments de perceptions sont alors negligé au profit de cela qui percoi .. c'est la réalisation de notre nature .. qui par nature est sans-forme .. sans-nom .. , cela ne peut etre saise par le corps-mental , l'intellect ou l'esprit .. de la meme facon que l'espace qui ne peus etre saisie par la main .....


    pour l'etre réaliser sa propre nature c'est l'evidence vécu , ou le vécu de l'evidence .. pour le mental c'est un probleme .. hors quand le mental , la pensée , est négligé ou est le probleme ? reste t'il quelque chose qui n'est pas réalisé ?

    Posté par présence, 10 septembre 2012 à 16:28 | | Répondre
  • on peus dire aussi que tout est "visions sans tete" .. dans ce sens ou tout pointe vers soi .. vers notre nature .. ce n'est pas réelement une pratique ou un chemin parmis d'autre .. ce n'est non plus pas un choix .. a faire .. c'est simplement la nature des objets de pointer vers le non-objet .. et c'est simplement la nature de la vision d'etre sans tete ..

    Posté par présence, 10 septembre 2012 à 16:39 | | Répondre
  • Présence

    Oui on peut parler de vivion sans tête, mais on peut aussi dire vision sans yeux ou bien vision sans corps ou, plus subtilement vivion sans moi...Hihi!
    Encore une fois tout est écrit dans la critique, je n'en dirais donc pas plus à ce sujet...Loin de moi l'idée d'en rajouter une couche...
    Cele dit la discussion me semble interressante au plus haut point. toute la question est celle du VECU et j'entends par là du vécu intime: Là, je juge la personne en face de moi ou je l'accueille...? Car rien n'empêche qu'au sein du vide, tout comme advient un visage, il advienne de maniére concomittante une pensée...La voie spirituel c'est, pour moi: apprendre à lâcher le mental. Un point c'est tout. Pas juste voir qu'on a pas de tête. Même si ça m'a beaucoup aidé à réaliser que tout cela était bel et bien concret, ça ne fait pas taire la petite voix...désolé...La petite voix doit( ou ne doit pas) se taire d'ELLE-MÊME car effectivement JE SUIS LA PETITE VOIX...Voyant qu'il n'y a personne et que je suis le vide-plein du tout, je suis motivé à m'entraîner à lâcher l'Ego et à vivre à partir du coeur, de la conscience mais c'est tout un chemin...

    Posté par Fabien Meyer, 10 septembre 2012 à 16:54 | | Répondre
  • Bonne route

    Bonne route alors...

    Posté par Mila, 10 septembre 2012 à 17:09 | | Répondre
  • A mon avis Fabien

    Et j'en parle depuis quelques années sur ce genre de blog le problème que nous avons est essentiellement l'identification à une apparence.

    Tout le monde est fasciné par l'apprence des autres et par la sienne.

    Mais notre vraie apprence est exactement la même c'est ce que pointe la VST sans donner d'explications.

    C'est la même apparence qu'un chat, qu'une plante et très probablement d'une particules... qui sait?

    Je crois réellement que l'un des messages "vécus" des las VST. Un des nombreux messages qu'il reste à décoder.

    Nous souffrons principalement à cause de l'identification à une image de nous même. On se colle un visage que nous ne voyons pas nous même. Les autres nous jugent sur cette apprence etc..

    Moi aujourd'hui quand je vois un être vivant je sais qu'il est cette vision sans tête lui aussi. Même un insecte.

    A la limite aujourd'hui je m'en tape de l'éveil. J'essaye de piger ce que veut vraiment dire la VST.

    C'est ma passion actuelle. ET la VST m'aide beaucoup. Pas besoin des histoires d'éveil pour être content.

    Posté par Duc, 10 septembre 2012 à 17:23 | | Répondre
  • Ozara ne va pas aimer

    mais je pense que le monde est vécu et même créé de l'intérieur.

    Tous les points sont des VST. Et au final tous ces points ne sont probablement qu'un seul point initial de conscience (avant le big bang).

    Un truc dans le genre...

    Posté par Duc, 10 septembre 2012 à 17:38 | | Répondre
  • Fabien

    "...La voie spirituel c'est, pour moi: apprendre à lâcher le mental. Un point c'est tout"

    Tu ne peux pas apprendre à lâcher le mental, mais tu peux "voir-comprendre" la saisie presque compulsive DU corps-mental, relié tout autant aux mécanismes de perception qu'à des réactions energétiques, ce que Bouddha nomme Dukkha, qu'on traduit de manière habituelle par souffrance, mais qui en fait constitue tout le "mal-être" d'exister, souvent imperceptible dans notre accoutumance mais enchainant les mécanismes les uns aux autres... lorsqu'on commence à bien "voir" Dukkha à l'oeuvre, on commence aussi à comprendre l'infinie interdépendance de tout cela, et au fond, sa vacuité...

    La voie n'est donc pas un chemin à atteindre, mais celle de l'instant en pleine conscience, à actualiser d'instant en instant... il y a donc ni voie ni non-voie, s'attarder sur l'un ou l'autre est voie sans issue, un arrêt sur image de l'esprit, car l'instant-Totalité du Temps, n'exclue donc ni passé ni futur, ni évolution, ni révolution...

    Pour revenir à la Vst, je pense que son immense qualité est d'offrir l'opportunité de vivre assez rapidement (pour beaucoup) l'expérience du vide... ainsi elle permet d'évacuer bons nombres de fixations qui laisseront souvent place à l'inspiration de compléter (s'il y a "appel") par les enseignements d'une autre Voie qui peaufineront non pas un quelconque éveil, mais une compréhension où toute expérience elle-même sera "vécue, vue-comprise" en tant que principe d'impermanence et d'interdépendance, s'évacuant ainsi en energie sans cesse renouvelée, et avec elle l'attachement aux concepts tels que Soi ou non-Soi...

    Posté par Ozara, 10 septembre 2012 à 17:58 | | Répondre
  • c'est plutot un signe de bonne santé de se cabrer Fabien.

    Et donc je t'encourage à continuer dans cette voie.

    Ca nous permet déjà d'approfondir. Je partage d'ailleurs assez ta vision du JE ultime.

    Posté par Duc, 10 septembre 2012 à 18:00 | | Répondre
  • Et oui,

    Ci-gît le liévre...Comment la VST peut-elle être une et multiple à la fois?
    En fait, concrétement il n'y en a qu'une, ici et maintenent, qui est toujours...MOI, ou "je" si l'on préfére...
    C'est ce "je" qui m'interresse, pas seulement parce que je suis nombriliste mais surtout parce qu'il est la clef, la porte, le passage...
    Voilà le mystére...La Vst me dit juste ( et c'est déjà beaucoup): il n'y a pas que le petit "je", le corps-mental comme le disait Ramesh, mais aussi le "je" divin.
    Ok, le corps, le corps que je suis va décrépir (ou pas) et, en tous les cas, mourir, comme tous les autres corps...Oui mais CE qui habite le corps et dont la Vst m'aide à prendre conscience...?
    Et la, non plus par l'analyse mais par l'observation et le ressenti, par le souffle et l'attention, je vois que la Vst aussi aura une fin...et oui, désolé mais ce vers quoi pointe la Vst, sans jamais pouvoir pourtant l'atteindre ( et pour cause, nous en avons déjà parlé il ne s'agit pas de "quelquechose") meurt aussi, exactement à l'instant où le coeur dans la poitrine s'arrête de battre...La lumiére s'éteint si tu préféres et le décor disparaît en même temps...
    MAIS, tout cela n'était qu'un rêve puisque chaque "je" connaîtra et a connu le même sort ( impossible de les dénombrer il y en a l'infini et cela est aussi peut nous mettre sur la voie).
    Ainsi, pour moi, selon mon raisonnement mais aussi ma perception ( aperception dirait Maharaj), cette apparence qui prend chez moi, ici et maintenant, mais aussi partout et toujours, la forme d'un monde accompagné d'une conscience pour en jouïr (comme dirait José) n'est qu'une piste, un jeu, qui nous conduit, qui me conduit, vers l'ultime, la seule et vraie réalité: ce qui permet ce développement conscience/monde, ce qui en jouït en apparence à travers cette infinité de corps ( de l'insecte au cochon en passant par l'étoile et l'arbre): l'être absolu, le réel, cela.

    Posté par Fabien Meyer, 10 septembre 2012 à 18:01 | | Répondre
  • mais non, l'ami Duc

    ne va donc pas t'imaginer des choses à mon propos...

    Intérieur et extérieur n'ont plus vraiment de différence pour moi...
    Le monde est ce qu'il est... ni beau ni laid... et je m'étonne de son infinie improbabilité !

    Posté par Ozara, 10 septembre 2012 à 18:13 | | Répondre
  • oui je le pense aussi

    le présent conscient sous forme de JE est la clée du mystère suprême.

    Car on ne vit pas dans deux présents.

    Mais bien dans un seul. Il doit donc en être ainsi.

    Pourquoi ? Je pense aussi je le moi est comme une tête de lecture qui lit un DVD (référence aux frères bogdanovs).

    C'est en effet l'indice fondamental.

    Posté par Duc, 10 septembre 2012 à 18:14 | | Répondre
  • @Ma Ozara

    Ca faisait longtemps Ozara.

    Pa si improbable que ça le monde. Plutot très programmé lorsqu'on s'intéresse à la science.

    Très programmé au micron près pour pouvoir en causer ici.

    C'est même hallucinant de précision.

    Posté par Duc, 10 septembre 2012 à 18:20 | | Répondre
  • @Ozara

    À te lire j'ai l'impression de lire un touriste spirituel... Je prend ce qu'il y a de bon dans la VST puis je vais voir un peu ici, un peu, je fais ma sauce quoi!
    C'est à l'opposé de l'idée que je me fais du sérieux requis dans la démarche dite spirituelle, notamment au regard de la relation maître-disciple, si décrié actuellement en occident...car en effet, tout l'enjeu est la : soit je sers ( au sens de soumission à ce qui est, soumission étant notamment la traduction du mot islam) le maître, soit je sers l'égo . Qui peut m'aider à être un avec la réalité si ce n'est le maître? Pas l'égo en tous cas.

    Posté par Fabien, 10 septembre 2012 à 18:33 | | Répondre
  • Duc, ce qui m'interpelles

    avec bonheur, c'est que la Science s'est toujours fondée sur de fausses hypothèses, convaincu par "expérience" qu'elles sont justes et précises, mais quelques années plus tard, elles s'avèrent plutot faussement exacte... la recherche scientifique (mais je n'ai rien contre, il faut bien que les esprits s'occupent) est la seule discipline qui repose sur l'impunité de fausseté, avec l'accord de tous hihihi... au moment où ils pensent avoir trouvé, l'impermanence finit par les rattrapper...

    Posté par Ozara, 10 septembre 2012 à 18:37 | | Répondre
  • Ce que dit

    Ozara est vrai Fabien.
    Elle est Zen et le Zen est très intéressant.
    Ce qu'elle dit sur l'aspect Zen de la VST est tout à fait vrai.

    Mais comme toi je pense qu'il existe des vérité plus fondamentales que dans le Bouddhisme.

    Bouddha ne s'en cachait pas du reste. Il se contentait de libérer de la souffrance mentale.

    Il précisait qu'il n'enseignait pas d'autres sujets.

    Ce qui manque en spiritualité actuellement est la culture des philosophies et des religions. Toutes ne disent pas la même chose.

    Le problème actuel est qu'on veut tout mélanger. Personne n'y gagne.

    Posté par Duc, 10 septembre 2012 à 18:41 | | Répondre
  • Osara tu déconnes

    ca fait un siècle que la science parle de spiritualité...

    Tes sources sont éculées probablement...

    Posté par Duc, 10 septembre 2012 à 18:44 | | Répondre
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