Etonnamment la route s'arrête
Dans mon livre Le saut dans le vide, j'évoquais l'importance du son chez les maitres du Chan et du zen. Le son peut nous ramener très facilement à notre vraie nature, c'est-à-dire au silence.
Ce ne sont pas les oreilles qui entendent mais le silence. Le son n'est pas entendu à l'extérieur de nous mais au centre, à zéro centimètre.
Seule l'illusion nous conduit à projeter les bruits, loin de nous, là-bas dans la rue, ou le jardin.
Cette voiture est entendue en moi, pile au centre de la vacuité-silencieuse; cet oiseau qui chante chante dans la vacuité-que-je-suis ; cet enfant qui joue rit dans le coeur de la conscience sans forme.
N'imaginons surtout pas de dualité entre le silence et les sons. Le son est la vibration du silence, comme la vague est encore de l'eau.
Voici un exemple d'éveil chez un maitre zen grâce à un bruit:
"Au troisième jour du troisième mois, alors que j'étais assis, mon attention correctement concentrée sur le mot "non", le chef des moines entra dans le hall pour brûler de l'encens. Il fit sonner le bol d'encens et cela fit un son : soudainement au son de ce coup, je sus que je m'étais trouvé et que j'avais capturé Zhaozhou (le maitre zen qui posa le koan "non")
Je récitai un vers :
Etonnamment la route s'arrête
Je l'ai renversée : les vagues sont l'eau
Le vieux Zhaozhou va au-delà de la foule
Son visage est juste ainsi."
Zhuhong, L'élan pou passer la porte du zen, Accarias, 2012
Commentaires sur Etonnamment la route s'arrête
- oui, le chemin s'arrêtedans la continuité de la Voie...

Le son a fait craqué le fond du seau, il n'y a plus que "passage", rien qui ne puisse se fixer réellement, en tant que 'quelque chose' ou 'quelqu'un' en soi (ayant un soi propre), et donc rien à soutenir, à porter, à eliminer ou à élucider... cette impermanence à zéro millimètre ! est la joie et la légèreté du Coeur..
Jolie illustration José
- Oui JoseMerci de précision . Je tiens vraiment à cette nuance, afin effectivement de ne pas faire de la présence un simple objet de plus, mais bien une réalité transcendant et l'objet perçu et la vision sans tête qui en prend conscience . Elle, est un passage entre le non manifeste et le manifeste, entre l'être , pur et absolu et ses attribut, ou, si on préfère et pour poursuivre la métaphore grammaticale, le sujet!

- JoséJosé, effectivement, là encoe je ne peux qu'approuver votre mise au point. Il n'y a pas de sujet dans l'expérience ou plutôt, les attributs et le sujet sont une seule et même chose.

Mais ce que je tiens à dire, et à dire avec force, c'est le risque de faire de la vision sans tête une nouvelle identification ou une nouvelle chosification si l'on préfére...
C'est pour cela que j'insiste beaucoup sur ce simple fait: la vision sans tête est une merveilleuse découverte, sincérement ET elle n'est pas le but. Ce n'est qu'une étape en quelquesorte, du moins dans mon expérience.encore une fois, Elle est l'observateur. L'objet ( une personne pouvant être un objet dans ce sens, nous sommes bien d'accord) est l'observé. L'être, la pure présence est au-delà des deux, au-delà du monde et de la conscience du monde, qui ne sont que les deux faces de la réalité.
Pour reprendre une métaphore célébre, LE MONDE EST LE FILS, LE PERE, L'ETRE ULTIME ET ABSOLU, ET LE SAINT-ESPRIT, LA CONSCIENCE. En fait ils forment un tout indivisible, mais la seule réalité est l'être, l'absolu et NON PAS la conscience ou vision sans tête ou sant-esprit, c'est comme on veut...
Bien à vous, - le étant ?tu parles du fait que ça existe ?

Je pense aussi que le fait que ça existe est le grand mystère divin.
Dieu est le exister.
Le reste c'est de l'ordre du technique et de la "machinerie".
C'est en ce sens aussi qu'on parle de volonté.
Non pas une volonté au premier degré mais une volonté absolue.
Il s'agit donc de le exister absolu incluant tous les exister individuels.
C'est ça qui est troublant c'est qu'à un certain niveau on est de le concept pur. Mais ce concept devient bien réel pour nous. Mais il a pour origine le concept. Le concept "exister" est le simple fait que ça existe. C'est avec l'intuition qu'on peut le piger.
C'est très proche, je pense de ce que voulais dire Platon. - Il est vraique le mot concept est très mal choisit.

Mais quel mot utiliser ?
Archétype ?
On voit bien que notre langage (en particulier français) n'est pas expert quand il s'agit de parler de ça.
Je pense que archétype convient mieux que concept.
Si quelqu'un a une autre proposition je suis ouvert.
Comment pourrait on appeler le fait de l'être ?
L'être du monde.
C'est vrai que les Indiens sont balèse à ce sujet ils ont donnés des noms. - DucOui, sans oublier le néant...

Dieu n'est qu'en quelque sorte la surface imergé de l'iceberg... En effet, j'appelle Dieu : le monde ET la conscience que ce monde à de lui-même, à travers moi ( chacun s'appelant moi et incarnant cette "conscience" ou " vision sans tête", tout chacun est le monde ou du moins une partie).
Mais La présence, être, précède Dieu, en quelquesorte, en cela qu'il est tout simplement ce qui rend possible Dieu, un pur potentiel, une volonté comme tu l'as si bien dit... Au final:monde, conscience et être , les trois ne font qu'un , en moi, pour moi, par moi et au-delà ... - SignificationNous voyons de toute façon qu'un mot ne fait que refléter une vérité ultime.

Au plus serré est le mot et mieux est exprimée l'abstraction.
Le langage est donc l'incarnation de l'abstrait.
Une incarnation subtile mais très concrète en regard de ce qu'elle exprime.
Il y a donc des strates de densité. Un mot est concrèt vis à vis d'un aconcept ou un archétype. Il ne fait que le nommer. - ce que je veux direc'est que nous ne savons pas nommer ce qui est au minimum 50 % de notre vie (50 au minimu)

Nous ne savons pas nommer les émotions, les pensées rationelles et irrationnelles.
Nous ne savons pas nomme le fait d'être...
Tout ce qui touche à la vie spirituelle n'a pas de nom/
Ce qui signifie que nous dormons/
Lorsqu'on parle d'éveil c'et de celà dont il s'agit.
S'éveiller au monde spirituel.
S'éveiller au monde spirituel signifie vivre à la fois dans le monde "dit" concret et matériel et dans le monde spirituel "dit" abstrait.
Il y a en fait une rtelation étroite entre les deux.
Le problème c'est que comprendre ceci expose clairement à des problèmes relationnels.
Car c'est sans retour. On devient perché à vie et on ne peut pas redevenir une personne dormeuse.
C'est impossible. On ne peut que devenir + éveillé.
C'est à dire +++ dingo
(vis à vis des normes de l'époque)
- OuiOui très bien dit au commencement était le verbe.. Oui mais avant? Avant le Big bang? Pourquoi y a t- il quelquechose plutôt que rien?

Je ne sais pas mais je le sais . Je sais que je ne sais pas. Je pense donc je suis . Je suis donc l'être est car l'être ne se résume pas à je suis... Il est le pur être à l'origine de tous les je, à l'origine du concept je. Alleluiah! Ça vole haut avec toi Duc - oui bien suremais rien n'empêche de comprendre la machinerie.

Au contraire.
Peut être que l'éveil est de comprendre. C'est d'ailleurs ce que dit Bouddha.
Selon moi il faut douter de tout.
Absolument.
Tout ce que je dis ne se contente pas de s'afficher sur le net.
C'est ma vie.
Concrètement.
Tout ce que je dis je l'expérimente en vrai.
Quoi qu'il m'en coûte je parle comme ça dans la vie.
C'est à dire qu'il n'existe pas de différence entre ma spiritualité et ma vie.
Quelles que soient les conséquences.
Je ne peux pas faire autrement. - Merci Josépour les précisions, je rentre juste et lis tous ces messages !

Je ne pense pas d'aillerus avoir écrit autre chose que ce qui est dit... bien sûr l'interprétation des mots peut toujours porter à confusion... mais dans mon vécu, on peut dire que rien ne s'accroche à une permanence quelquonque... même si on me répond : non ! le 'courant' d'impermanence continu car il EST l'unique permanence...
Fabien, je pense que s'accrocher à l'Être comme à un (ultime) parapet dissimule encore une forme de peur de disparaître, subtile certes... car la présence vécue ne repose pas réellement sur un état d'être, ni de non-être d'ailleurs, c'est la fin de ce genre de questionnement et de positionnement...
la présence est l'instant ! et l'instant est la totalité du Temps ! - OzaraOui , vu comme ça je préfère...

L'absolu, est effectivement au delà même de l'être et du non-être : pure présence actualisé en moi conscience ici et maintenant...
E si je t'ai dit "non" c'est au sujet de ta position dogmatique vis à vis de la vision sans tête ou vision "à zéro millimètres" comme tu l'avais écrit dans ton poste précédent... La aussi , comme partout , les mots sont imparfaits... À zéro millimètre de quoi? De qui? Que viennent faire une unité de mesure, si petite soit elle ici???
À nouveau :1/ je remercie Douglas et jose pour cette précieuse découverte
2/ je ne m'arrête pas en si bon chemin et je transcende aussi la vision s tête , comme celle ci a transcende le corps et la pensée. La conscience n'est pas la fin du chemin,elle la porte d'entrée , l'ultime concept à transcender .
Merci - aaaah Fabienmais l'expression 'à zéro millimètre' n'est pas une position dogmatique, en tout cas pas plus que celle d'une Etreté, ou d'un Absolu à atteindre.

A zéro millimètre évoque simplement l'actualisation de présence, c'est-à-dire un 'en train d'être' où sujet et objet deviennent des non-lieux... donc bien sûr 'zéro millimètre' est une métaphore, nous ne pouvons par les mots qu'effleurer la vérité et ne parler que par paradoxe... afin justement que les mots eux-mêmes perdent leur sens, tout dogmatisme, dans leur absence de substance réelle, laissant place à la pure expérience vivante...
Bonne journée - L'expérience "bien vivante"C'est être...

Et pas ne pas être par définition eh eh
A vouloir réunir toutes les traditions on finit forcément par raconter n'importe quoi.
Moi ma tradition c'est que jusqu'à preuve du contraire je suis.
Mais je suis "open". Que le personnage soit relatif et fictif c'est une chose. Que le être n'existe pas c'est autre chose. - et au sujet de la Vstcomme de Zazen...

Il m'apparait qu'il n'est nul besoin de les transcender...
Dans la "pratique" (je mets entre guillemets!!), ils sont eux-mêmes transcendance, bien que le mot ne soit pas des plus approprié... car quand l'espace, la vacuité est perçu, en tant que rien ET toute chose, que reste-t-il à transcender ?
Tout revient à sa juste place, apaisé, il ne reste que l'apparence de 'ce qui est', telle quel, dépouillée des problèmes et considérations qu'on rajoute habituellement, qui alimentent sans cesse le mental et ses tergiversations...
La Vst est Vision, et la Vision est totale, non fragmentée, que voudrait-on de plus. L'ontologie et la métaphysique s'essouflent d'eux-mêmex pour le Souffle de Vie... - @ Ducce que je veux dire, c'est que l'expérience vivante est 'en train d'être' plutot qu'un absolu d'Etreté qui serait autonome de toute chose, de toute expérience... c'est une actualisation de présence consciente où rien n'est séparé, le soit-disant sujet et objet se fondent et disparaissent dans la danse, si on peut dire, parfois au rythme du tango hihihi...

- OzaraSi on se met dans un état de pure naïveté comme un nouveau né je ne sais plus rien je redécouvre toutes les évidences.

Dans ce cas le fait qu'il existe quelque chose plutot que rien n'a absolument pas une connotation de normalité.
Ca existe de + de cette façon et pas d'une autre.
Ca signifie donc au niveau fondamental quelque chose.
Dire que ca n'existe pas du tout c'est d'une certaine manière être bien ingrat car pour que tout ce bordel existe qui est d'une telle complexité il faut bien une intention. L'intention d'être au minimum.
n'est ce pas ce qui nous anime jusqu'au plus profond des cellules ?
la volonté d'exister.
La reproduction, le sexe, l'amour c'est quoi ? La volonté de continuer à exister. - On peut imaginerqu'il existe un grand principe chargé de recycler les individualités pour éviter justement qu'elles se prennent pour ce qu'elle ne sont pas : des dieux immortels.

Car si les individualités étaient éternelles ca ne pourrait pas fonctionner en réalité.
Mais il doit être pourtant essentiel qu'il existe des individualité dans un but d'auto expérimentation.
Quand on y réfléchit sérieusement il n'y a pas beaucoup d'autres solutions pour que la conscience existe. Conscience de Soi je parle.
Si on devait modéliser une autre façon de faire je ne suis pas certain qu'on trouverai. - l'attraction sexuellene dépend pas de 'notre' volonté, c'est tout un programme lié au Corps-esprit (hormones, séromones et projections mentales créant le désir)...

Si on est dupé par tout cela, c'est-à-dire qu'on croit y trouver un sens, une réalité propre, c'est l'alternance de montagnes russes, plaisir et souffrance, l'un et l'autre étant lié... et il en est de même pour tous ces parfaits programmes de survie du corps qui en fait, fonctionnent tres bien d'eux-mêmes (les animaux ne se posent pas de question existentielle).
Mais parce que nous, par un Voir conscient, pouvons éventuellement "reconnaître" la vraie nature de non-soi et donc par la même la vacuité de tout programme et mécanisme, ces programmes continuent d'exister bien sûr, mais sans la soif, c'est-à-dire en tant que pure apparence, c'est-à-dire aussi sur un autre mode, une autre "qualité" qui imprègne le comportement en s'approchant de celui de plénitude (qui n'a rien à voir avec l'idée habituelle de l'amour, égocentré de celui qui est encore leurré, en quête de reconnaissance, de pouvoir ou de sentimentalité)...
La plénitude est ronde, cette rondeur est absence de manque... - tu fais la fièrecar tu ne me connais pas Looool !

Pas moyen de résister au mâle véritable chargé de phéromones eh eh
Non sans déconner je te jure que ce qui fait la loi est la volonté.
C'est pas pour rien que tous les ascètes du monde et de l'histoire travaillent dur.
Le patron c'est l'instinct d'après moi.
Après on peut ruser mais faut savoir qui c'est le boss. - Ne présumepas de tes capacités face à docteur "Love" !

J'y ai cru aussi que j'étais capable d'échapper à la dictature des hormones mais je sais aujourd'hui que c'est impossible.
C'est pour celà qu'on conseille des hygiennes de vie : le sport l'alimentation ou encore une vie bien réglée. Car toutes ces choses contribuent à un bon équilibre hormonal. C'est à dire une sécrétion corecte dans le cerveau.
Le couilles sont reliées au cerveau en gros. Et le cerveau est relié aux couilles.
Il est relié au ventre aussi et le ventre est relié au cerveau.
Nos angoisses sont biologiques. Nos euphories aussi.
Tout est lié à la façon de vivre au quotidien. Au biologique. Aux hormones. Aux cellules.
C'est à dire que nous sommes victimes de toutes petites choses en nous. - mais oui Ducje ne parle pas d'ascétisme...le corps fonctionne et continuera jusqu'à usure... et c'est ainsi, dans tous ses états ! pourquoi en serions-nous la victime ? Si des hormones s'activent, pourquoi en faire un problème ? La vie n'a jamais été un bourreau, sauf pour celui qui est dans le refus de 'ce qui est', qui en réalité se "bourreautise" lui-même d'illusion (la croyance que cela ne devrait pas être ainsi, comme c'est).

- Un bourreauLa vie l'est. C'est carrément un sérial killer pour tout dire

C'est une boucherie la vie.
Moi je ne sais pas d'où vous sortez tout ce romantisme au sujet de la vie les "non duels".
On ne doit pas vivre dans le même monde...
Surtout concernant les Bouddhistes je ne comprends pas car le Bouddhisme tel que je le comprend est plutot profondément dégoûté par "la vie".
Pas pour rien que c'est initialement une voie de retrait du monde. - persoj'ai l'impression d'être piégé. Plus le temps passe et plus tout me confirme que mes craintes initiales (quand j'étais gosse et ado) étaient fondées.

Nous sommes dans un cercle vicieux.
Une sorte de prison, un enfer. En disant ça je n'obéit pas a une quelconque doctrine mais à un sentiment très profond (que j'ai donc toujours eu).
Et tout me confirme que j'ai raison. En accédant à la connaissance on ne fait pas dans le romantisme.
La vérité est dure à encaisser.
Et peu de gens veulent ne serait ce qu'en parler calmement et objectivement. Ce qui renforce encore ce sentiment de solitude extrême presque de désepoir. - c'est tout à fait ça ! Ducnous sommes piégés, il faut le reconnaitre oui... mais il faut reconnaitre que c'est 'notre' enfer...

Le Bouddhisme initial n'est pas il me semble, une voie de retrait DU monde, mais une voie d'apaisement DANS le monde, dans l'activité, et la nuance est immense ...
Il s'agit, pour faire court, de commencer par accepter de Voir 'ce qui est' dans notre quotidien, notre insatisfaction, notre souffrance, notre piège oui, et d'en comprendre les processus qui les produisent (le bouddhisme les présente comme différents agrégats de la coproduction conditionnée)...
Lorsque cela est associé à une forme de méditation sans projet, juste une assise le corps et l'esprit tranquille, neutre mais lucide (qui se prolongera peut-être dans le mouvement), alors peut éventuellement effleurer la Vacuité de tous les phénomènes, y compris soi ou non-soi...
C'est en fait une Voie tres pratique, qui mène à la Paix c'est clair, à la mutation de l'individu, tout comme la Vision sans tête qui n'est absolument pas un retrait du monde, ni même dans mon vécu un 'recul' par rapport au monde, mais une Vision où le monde apparait spontanément dans sa pure réalité, c'est-à-dire simultanément bien concrète et insubstantielle dans son apparence, comme tu l'avais si bien dit il y a quelque temps, une densité insusbtantielle ! c'est-à-dire au fond dépouillé de tous 'nos' rajouts qui l'alourdissent... - Ce qui est marrantBonjour à tous et à toutes,

Comment ça va?
Alors toujours à décortiquer le pourquoi du comment de la raison de notre présence?
Kiffe! C'est tout!
Ce qui est marrant, c'est que: soit on a besoin de parler et d'être entendu, soit de se taire histoire de travailler (un peu) sur l'humilité alors qu'aucune des deux alternatives ne semble respectée ici...bon en même temps c'est la faute à personne, c'est comme ça, point.
Je voudrais revenir aux fondamentaux. Même si à notre époque, l'enseignement d'origine est complétement galvaudé et sujet à caution, même si pour beaucoup nous avons été dégoûté par un enseignement sclérosé et culpabilisant, coupé en fait du message originel , tout cela est bien connu...Je veux parler des évangiles et du message du christ. en disant qu'il ne fût pas Dieu sur terre, mais "juste" un grand maître spirituel, j'ai bien conscience d'être erretique aux yeux de la plupart des chrétiens et notament du milliard et quelques de catholiques, pour qui Jesus est né d'une vierge...
Mais TOUT est dans les évangiles, et , cela tombe bien , reléve de notre culture, donc pas la peine d'aller chercher loin en orient, j'ai envie de dire...tout y est: Amour (du prochain et de soi-même), réponse métaphysique à la question : qu'est que la réalité, qui tien t tout entiére dans la trinité : pére, fils, saint-esprit, ou être, monde, conscience ( vision sans tête), ou dieu, l'autre et moi...
enfin plusieurs images du BUt ( rien que ça!!!) est donné , notament par la métaphore du royaume des cieux sur terre ( ici et maintenant et qui implique, notament,une grande beauté)qui est, au dedans ET au dehors de nous...
Merci. - Concernantl'évangile il faut savoir qu'il est exotérique. Toute la doctrine de fond a été détruite ou presque.

Si on n'avait pas découvert les textes de Nag Hamadi on ne saurait presque rien du Gnosticisme qui dit à peu près ce que je dis.
Pour les gnostiques ce monde n'est pas bon. C'est une erreur.
Mais il y a très peu de traditions authentiques pour prétendre que le monde que nous connaissons est bon.
Pas + dans l'Hindouisme que dans le Bouddhisme.
I n'y a que dans le new ages californien que ça existe
- PfffN'importe quoi Duc!!! tu dis vraiment n'importe quoi là!!!

On s'en fout du faux vrai message exo ou éso ou miso térique!!!!
Il y a OTUT dans les quatres évangiles historiques....Je me fous de savoir s'il manque tout ou une partie du "vrai" évangile...
Le royaume des cieux, le paradis, le jardin d'Eden, ça dit bien ce que ça veut dire....Tu veux que je te dise? C'est pas le monde qui est pourri, c'est toi, et toutes les personnes qui sont enfermés dans l'égo(ïsme)...et donc fatalement la souffrance!Et c'est bien triste...
Et c'est bien triste... - bonjour Fabien,Pour ma part, je n'ai rien contre le christianisme, certains écrits (pas trop trafiquotés par les Conciles) résonnent de vérité... et d'ailleurs Jesus n'était ni d'Orient, ni d'Occident, mais du Moyen-Orient, la Voie du Milieu Chrétienne ? il aurait aussi pas mal voyagé avant de commencer à prêcher, mais sa vie avant l'Eveil est restée plutot sous silence...

Je crois qu'en fait, et ça en fait toute la Beauté, chacun ressent au fond de lui une sorte d'appel et ça ne lui 'appartient' pas vraiment, c'est mystérieux... le Christianisme tout comme le Bouddhisme n'"appartiennent" pas non plus à une quelconque localisation, c'est au fond du Coeur que ça résonne ou pas... et c'est d'ailleurs le message de fond de toute Tradition, le Coeur, l'Amour oui Fabien... qui est réelle Ouverture.. - duc : " Pour les gnostiques ce monde n'est pas bon. C'est une erreur. "

l'erreur , ce n'est pas le monde , l'erreur c'est de prendre le monde pour la réalité , apres que le monde , ou le reflet , soi "bon ou mauvais" cela .... cela n'est q'un points de vue , qui change d'un instant a une autre .. mais en réalité .. le reflet , le monde .. n'est ni bon ni mauvais .. - @FabienDans l'Evangile selon Jean, Jésus dit à Pilate :

18.36
Mon royaume n'est pas de ce monde, répondit Jésus. Si mon royaume était de ce monde, mes serviteurs auraient combattu pour moi afin que je ne fusse pas livré aux Juifs; mais maintenant mon royaume n'est point d'ici-bas.
Ca c'est du pur Gnosticisme. Il y a pas mal d'indices une fois qu'on s'intéresse aux textes de Nag Hamadi. - autre exemple toujours dans Jean :

8-43
Le père dont vous êtes issus, c'est le diable, et vous voulez accomplir les desseins de votre père. Il a été homicide dès le commencement, et n'est point demeuré dans la vérité, parce qu'il n'y a point de vérité en lui. Lorsqu'il profère le mensonge, il parle de son propre fonds, car il est menteur et père du mensonge.
http://bible.catholique.org/evangile-selon-saint-jean/3271-chapitre-8
Là c'est carrément évident que c'est gnostique : il dit aux Juifs de son époque que leur Dieu est le Diable. (pour les Gnostique le monde est l'oeuvre d'un dieu déchu) Ca c'est le 4eme évangile officiel ! Canonique.
Jean est truffé de références Gnostiques.















Le moine s'éveille grâce à un son, et aussi grâce au mantra "non".
Dans l'histoire l'effort, précède la détente finale.
Les deux sont nécessaire, comme l'histoire de la goutte d'eau et du vase, qui se remplit peu à peu.
Le tableau, comme la signature.