Jean-Louis Accarias publie un livre de Claudette Vidal, qui est vraiment très bien.

COUV

 

 

CLAUDETTE VIDAL

CHEMIN D’ÉVEIL

Un guide contemporain d’éveil spirituel

 

Êtes-vous en quête de paix intérieure et de joie de vivre ? Ou encore, voulez-vous vous éveiller à vous-même ? Qu’importe ce que vous cherchez, le chemin est le même. Il s’agit de voir les pièges du mental et de lâcher prise à vos attachements pour laisser la place à la Présence.

 Ce que vous allez découvrir à travers votre périple n’est rien d’autre que vous, ici et maintenant. Ce « vous » est ce qu’il y a de plus ordinaire et extraordinaire à la fois. Ce « vous » est un joyau indescriptible d’une radieuse beauté. En vous éveillant à vous-même, vous allez retrouver votre état naturel, rien de plus. La surprise est dans la découverte que c’est votre état naturel.

 Toute votre souffrance prend appui sur la méconnaissance que vous avez de vous-même. Vous croyez être UNE personne alors que vous êtes « personne ». Tout ce que vous pouvez imaginer être, vous ne l’êtes pas. Ce que vous êtes est au-delà de toute description. Votre mental ne peut l’appréhender car c’est au-delà du mental.

Cette belle aventure d’éveil de la conscience est parsemée de moments d’extase et de doutes. Ce chemin n’est pas pour les tièdes. Vous rencontrerez vos peurs, vos dragons intérieurs. Les peurs font partie du chemin. Elles ne vous ralentissent pas, elles sont des messagères qui vous disent à quoi vous avez donné du pouvoir.

L’auteur aborde de nombreux thèmes importants : l’ego, les niveaux de conscience, le libre-arbitre, l’acceptation et l’action juste, l’éveil au quotidien, le Réel et l’irréel, l’Unité et la multiplicité…

Ce livre est écrit dans un langage simple et direct. Il témoigne de l’accessibilité pour tous à la liberté et à la vérité. Il enseigne et accompagne le lecteur sur son propre chemin. Il pointe dans la direction de qui vous êtes vraiment, au-delà de vos croyances.

 196 pages - 17,75 €

 

Extrait :

Récit d'éveil

"À trente-sept ans, je rencontre un homme dont la qualité de présence m’interpelle grandement. Je perçois rapidement que cette personne sait quelque chose que je veux absolument  savoir. Je ne sais pas ce que je cherche, mais je sais qu’il y a  autre chose que ce que je connais de la vie. Ce mystère existentiel m’attire de plus en plus. Au cours des années qui ont suivi cette rencontre et, accompagnée par cet homme1 remarquable, j’ai appris à observer mon monde intérieur, à me libérer d’un trop plein d’émotions et à lâcher un grand nombre de croyances sur lesquelles j’avais bâti ma vie. Le déconditionnement était commencé, le réveil avait sonné. J’étais sur le chemin du retour à la maison. Ce déconditionnement me permet de me sentir mieux. Les entraînements pour développer la présence à soi et à l’autre me rendent plus vivante. Mes comportements sont plus pertinents et j’ai plus de distance avec mes émotions.

Après dix ans de vie commune avec l’homme ayant été à l’origine de mon ouverture, je fais la connaissance de Gangaji (enseignante spirituelle d’origine américaine ayant connu l’éveil auprès de HWL Poonja, affectueusement appelé Papaji)via ses livres et ses vidéos. Encore une fois, je suis interpellée par la qualité de sa présence. Je remarque l’immobilité à partir de laquelle les mots jaillissent. Je sais qu’elle sait. Je reconnais qu’elle a percé le mystère qui m’habite. Je souhaite vivement la rencontrer et j’y vais.
Comme Gangaji et son mari Eli Jaxon-Bear offrent un s éminaire sur l’ennéagramme près de Vancouver, dans l’ouest canadien,j’ai une occasion unique de la rencontrer en personne. Je connais l’ennéagramme depuis une dizaine d’années et donne occasionnellement des ateliers et conférences sur le sujet. Mon intérêt pour ce séminaire ne réside pas dans la connaissance de l’ennéagramme qui décrit les neuf fixations de l’ego. Je souhaite me libérer de ma fixation égotique et retrouver ma liberté. Je suis de plus en plus consciente du mensonge originel concernant mon identité. J’ai une incommensurable soif de vérité et de liberté.

À la fin de la première journée du stage avec Gangaji, je fais une indigestion aiguë. La douleur est tellement intense que je crois que je vais mourir. Ma tête veut exploser et mon estomac se tord de douleur. Je suis épuisée, vidée. Dans un miroir au-dessus du lavabo, je tente de trouver un quelconque soulagement.
Je regarde dans ce miroir et y mon visage. Soudainement, je réalise que je ne suis pas ce corps. Je réalise que le corps et moi sont deux choses différentes. Puis... ça se détend dans le corps. Tout reprend sa juste place. Je me surprends à faire des grimaces dans le miroir et à sourire. Les maux de tête et d’estomac s’interrompent subitement. Je réalise que même si ce
corps s’étalait par terre sans vie, ça ne m’empêcherait pas de continuer à faire des grimaces et des clins d’oeil amusés en étant hors du corps.
J’étais désidentifiée du corps.

Cette réalisation que le corps et moi sommes deux entités distinctes est maintenant une évidence. Jusqu’à présent, je ne le savais qu’intellectuellement. Le lendemain, nos instructeurs Gangaji et Eli ont décrit le type d’ego dans lequel j’étais fixée. Comme je connaissais mon type d’ego depuis longtemps, je ne me doutais pas que j’allais réagir si fortement en entendant la description de celui-ci. J’ai été interpellée, bouleversée. Je ressentais beaucoup de haine et de mépris pour moi et les autres. Je n’étais plus que haine et mépris. L’ après-midi, comme nous avions quelques heures de repos, mon conjoint et moi sommes allés nous balader et explorer la magnifique Cortes Island où avait lieu le séminaire. Nous avons découvert des paysages grandioses et des gens simples et souriants. De retour à notre chambre en fin de journée, toutes les émotions de haine et de mépris s’étaient dissipées. J’étais à nouveau calme et sereine.
J’étais désidentifiée de mes émotions.

Venant de nulle part, des paroles se sont élevées en moi pour dire : « c’est la deuxième étape ». J’ai alors compris que la désidentification du corps était la première étape, celle des émotions la seconde. Le lendemain, Gangaji s’est adressée aux participants d’une façon différente des autres fois. Son ton était plus solennel. J’étais très attentive. Elle nous a demandé de faire ce que son maître lui avait demandé il y a plusieurs années, et qui lui a permis de retrouver sa vraie nature. Elle nous a demandé « d’arrêter de penser ». Quand elle a dit ça, j’ai immédiatement arrêté. J’avais parcouru cinq milles kilomètres pour élucider le grand mystère de la vie, pas question de ne pas me conformer aux requêtes. Tout en étant attentive à ce qu’elle disait, mon esprit était au point zéro, immobile. Je n’avais plus aucune pensée. J’étais calme et... je prenais conscience d’un vide sidéral. Je ne sais pas ce qu’est le vide sidéral, c’est le mot qui me vient spontanément. Absence de tout… plein de vie, pourrait le décrire. Il n’y avait rien, vraiment rien.
J’étais désidentifiée du mental.

Je ne savais pas ce qui allait se passer par la suite et je ne m’en inquiétais nullement. J’étais seulement étonnée par ce silence intérieur profond et apaisant. La nuit qui a suivi a été quelque peu étonnante. Dans une sorte de rêve éveillé, j’avais l’impression de découvrir un truc inusité, riche et captivant. Ce « truc », c’était moi. Je découvrais la potentialité de qui je suis. Je m’amusais avec moi m’amusant à m’amuser avec moi en train de me voir m’amuser… Je m’émerveillais devant l’ampleur des possibilités qui s’offraient à moi. Tout était possible, vraiment tout ! Je découvrais le royaume des possibilités de l’Être et c’était grandiose. J’étais émerveillée et fascinée par cette découverte. La Source devenait consciente d’elle-même avec ravissement. Fini de jouer à cache-cache avec moi. Je me révélais le secret que je m’étais caché depuis si longtemps. Je pouvais désormais reconnaître la splendeur de qui je suis, sans fausse modestie. J’étais cela depuis toujours et je ne me voyais pas.

Le lendemain nous sommes allés à la dernière conférence du séminaire. Dans un anglais plus assuré que d’habitude et avec un élan capable de transporter une montagne j’ai dit : « I am free ». J’avais retrouvé ma liberté. En quittant le lieu du stage, je me suis arrêtée à la petite librairie attenante à la boutique de la réception pour y acheter deux ou trois livres que j’avais repérés quelques jours plus tôt. En effectuant le paiement je me suis dit : « Pourquoi achètes-tu ces livres, tu ne vas jamais les lire ? ». J’ai réalisé que ce que j’avais découvert était tellement grand et complet que rien de ce qui se trouvait dans ces livres ne pouvait m’intéresser. Je ne ressentais plus aucun manque que ces livres pouvaient combler, aucune question à laquelle ils auraient pu répondre. La plénitude de l’instant présent prenait toute la place. Je n’étais plus dans le moment présent, j’étais le moment présent.


Soudainement, je comprenais intimement ce que disait Krishnamurti, Bouddha, Ramana Maharshi et les autres maîtres spirituels. C’était fluide et simple. J’avais percé le mystère, j’étais rentrée à la maison.
Tout était vide et plein à la fois. Je ressentais une plénitude tranquille que des bulles de joie et d’amour venaient parfumer occasionnellement. J’étais d’une insouciance enfantine et d’une vastitude infinie. Je voyais l ’amour et la beauté dans chaque brin d’herbe et dans l’immensité du ciel bleu. Je ressentais une douce et subtile chatouille intérieure. Une grande simplicité et une ouverture totale se baladaient dans l’espace que j’appelais « moi ».


Claudette Vidal