Je vous informe de la parution du numéro d'été de la revue 3ème millénaire, consacrée à l'écoute et au silence.

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SOMMAIRE

Eric Baret 4 Personne n'écoute

Fabrice Midal 8 Risquer d'être libre

Peter Fenner 16 La communication non-duelle : l'écoute pure

José Le Roy 20 S'éveiller au silence par les sons chez les Maîtres T'Chan

Wolfgang Bernard 28 L'écoute du cœur

Jean Klein 32 Le Vécu du Silence

Hélène Naudy36 Un désir désespéré de sincérité

David Ciussi 42 La symphonie divine

William P. Patterson 46  La symphonie non entendue

3e Millénaire 50 L'écoute non-duelle chez Rudolf Steiner

3e Millénaire 54 La musique des sphères

Sébastien Fargue 60 Réceptivité

Michaël Siciliano 64 Ecouter : le faites-vous vraiment ?

Bruno Journe 68  Ecouter et entendre

ShantiMayi 76 Ecouter de l'intérieur...

Christine Townend 80 Hommage à Vimala Thakar

Extrait : Jean Klein, 1979

"Vivre en Silence

Le silence, nous ne pouvons pas le définir, il se vit ! Avec la disparition de la notion d'être une personne, nous sommes attentifs ; c'est une attention totalement non dirigée.

Ce silence, à un moment donné, se révèle à lui-même par lui-même, sans qu'il y ait là un intermédiaire. Il est total, global ! En dehors de cette totalité, rien ne peut exister !

On ne devient silence qu 'à la mort de l'égo ?

Aussi longtemps qu'il y a encore un égo, il n'y a pas de silence parce que l'égo ne peut jamais vivre le présent. Il est toujours entre le passé et le futur, entre l'avoir et le devenir ; c'est une oscillation constante !

Ce que vous êtes foncièrement apparaît d'une manière abrupte, instantanée, c'est la vraie joie ! Le silence s'éveille après un examen en profondeur, quand on a cette conviction qu'il n'y a rien à atteindre et, de ce fait, toute attente cesse, il y a un lâcher-prise. Ce silence est, de toute éternité !

La naissance et la mort ne sont aussi que projections ! Chaque pensée apparaît et meurt. Quand vous expirez, il y a un silence et l'inspiration vient sans que vous vous en occupiez, le corps se prend en charge... C'est parce que vous vous croyez obligé de vous prendre en charge que vous ne voyez pas les moments de silence, par exemple à la fin d'une expiration ou quand une pensée meurt, quand un son s'éteint !"