Voici la traduction du sanskrit du vivekacûdâmani attribué à Shankara.
C'est un des textes essentiels de l'advaita vedanta. Il est très long :580 paragraphes souvent de deux shlokas (vers) ce qui fait plus de mille vers. On verra bien si on arrive au bout...
En tout cas, c'est toujours sous la direction de mon professeur de sanskrit Alain Porte, généreux, savant et pénétrant que j'entreprends cette aventure.

Il existe différentes traductions de ce texte en anglais, notamment par le jagadguru  shri Candrashekhara Bharati  (1892-1954) un des maitres du monastère de Sringeri en Inde, monastère dit-on fondé par Shankara lui-même.

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Le précieux bijou de la discrimination

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Je salue le vrai maitre, Govinda, la suprême béatitude, lui qui est au-delà des sens, et qui a pour domaine le but suprême de tous les traités du vedanta.

Comm: Govinda fut le maitre de Shankara, mais ici Govinda est également Brahman, l'absolu, qui est en effet au-delà des sens. Shankara identifie son maitre et l'absolu.

2-Parmi les créatures vivantes, la naissance en tant qu'être humain est difficile à obtenir, ensuite difficile le fait de naitre mâle, ensuite difficile de naitre Brahmane, et ensuite difficile de se vouer à la voie de l'enseignement védique; mais la sagesse (vidvattam) est au-delà.

Comm: Il vaut mieux naitre homme que femme...

3-La discrimination ( vivecanam) entre le Soi et le non-Soi, l'expérience profonde par son Soi dans le Brahman, l'état de libération ne peuvent pas être atteints au cours d'un milliard de naissances sans les bonnes actions.

4-Après avoir obtenu d'une façon quelconque une naissance humaine difficile à obtenir, la masculinité même, la connaissance de l'écriture, celui qui, à l'esprit confus, ne s'efforce pas pour sa libération, tuant son âme, se suicide du fait qu'il saisit l'irréel.


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Donc qui est celui à la pensée stupide, négligeant avec son propre intérêt , après avoir obtenu l'humanité, difficile à obtenir et même  un corps masculin?

à suivre...